‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 200 sur 255 · EG3E · texte numérisé non relu

EG3E

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Fig. 3344.

atteignant une hauteur d'environ 3o mètres. Chaque étage présente une galerie à jour et une corniche qui soutient un toit couvert de tuiles vernissées. Les étages sont séparés par un plancher formé de solives qui se croisent en tous sens

et sont rehaussés d'une grande variété de peintures. Un escalier ménagé à l'intérieur conduit jusqu'au sommet de l'édifice, que surmonte un gros mât garni de cercles de fer, d'où parlent des chaînes allant s'attacher aux angles du dernier toit et qui se termine par une grosse boule dorée.

2° Tour d'échelle : droit qu'a le propriétaire d'un mur ou d'un bâtiment de poser au long de ce mur ou de ce bâtiment des échelles pour le réparer et, en général, de placer au long et en dehors de ce mur des échafaudages, des ouvriers et leurs outils pour exécuter les travaux nécessaires.

Suivant les cas, on considère le tour d'échelle comme une propriété ou comme une servitude.

Le tour d'échelle, considéré comme propriété et désigné aussi sous les noms de ceinture et d'échelage, est l'espace de terrain laissé en dehors d'un mur qu'un propriétaire construit sur son domaine.

Cet espace sépare le mur de l'héritage voisin et appartient toutefois au propriétaire qui construit le mur. Le voisin n'en peut disposer d'aucune manière, tandis que, tout en respectant les lois et règles du voisinage, le possesseur du terrain peut y passer, y séjourner, le vendre, le donner, le changer, l'hypothéquer, le grever de servitude, y placer des échelles , s'il a la largeur suffisante, y établir des échafaudages, disposer des matériaux, prendre des jours, s'il y a les distances prescrites par les règlements; le couvrir, etc.; enfin , en disposer comme bon lui semble.

Toutefois, il peut, dans certains cas, être tenu de paver ce terrain et de l'établir en pente pour éviter l'écoulement des eaux de ses toits sur l'héritage du voisin.

Si ce dernier bâtit sur la dernière ligne de son propre domaine, le terrain d'échelage forme ce que l'on appelle une ruelle et appartient néanmoins à celui qui fa laissé.

TOUR

TOURELLE

Il faut noter que celui qui a construit le dernier ne peut obliger l'autre à lui vendre la mitoyenneté de son mur , tandis que le propriétaire du terrain d'échelage peut contraindre le voisin qui vient d'achever son mur à lui en céder la mitoyenneté.

Quand les deux voisins laissent chacun de leur côté le terrain d'échelage, les deux portions contiguës forment une ruelle qui n'est pas réputée mitoyenne.

La longueur d'échelage est naturellement celle du mur construit. Sa largeur est réglée par titre ou par les usages, qui veulent au moins 1 mètre.

Regardé comme servitude, le tour d'échelle est le droit acquis à un propriétaire de passer des échelles, d'établir des échafaudages et de placer des ouvriers, des outils, sur l'héritage voisin joignant immédiatement le mur de sa construction pour exécuter les réparations nécessaires à ce mur ou aux bâtiments qu'il porte.

Ce droit est une servitude discontinue et non apparente qui, sauf les droits acquis par la destination du père de famille, ne peut s'établir par un titre. Il ne faut pas confondre le tour d'échelle et le droit de passage, l'un n'étant point la conséquence de l'autre et réciproquement.

La largeur du terrain assujetti, si elle n'est pas déterminée par le titre, est ordinairement fixée à 1 mètre même du parement extérieur du mur au rezde-chaussée.

La servitude de tour d'échelle ne peut être exercée qu'à l'époque où les besoins de la construction à laquelle elle est due l'exigent et après que le propriétaire servant aura été prévenu.

Si le mur qui a besoin d'être réparé ou reconstruit est mitoyen, chacun des intéressés est tenu de fournir, sans indemnité, le passage et l'espace de terrain nécessaires aux ouvriers et au dépôt des échelles, des outils et matériaux (1).

(1) Gode Perrin, nos 3983 et suivants.

3° Tour du chat : on désigne ainsi l'espace vide que l'on ménage entre un mur mitoyen et le contre-mur élevé pour y adosser, soit un four, soit une chaudière (voy. Four, Fourneau).

Pour les forges, fours et fourneaux, ce vide doit avoir 0m,16 de largeur, et le contre-mur 0m,32 d'épaisseur. Ce vide doit être ouvert par les côtés, pour que l'air puisse y passer. Pour les fours de potiers de terre, de boulangers et autres semblables, où le feu est ardent et continu, il faut 0m,32 de vide, tout ouvert des côtés et par-dessus. Pour les fourneaux d'usine, le vide doit être plus considérable. Pour les chaudières à vapeur, l'isolement est de 0m/10.

Tourbe, s. f. — Combustible formé par la décomposition de débris végétaux et qui forme les terrains dits tourbeux.

On distingue :

La tourbe fibreuse, qui a l'aspect d'un feutre spongieux et brun et où Ton reconnaît à l'œil nu les débris de végétaux ;

La tourbe brune, plus avancée en décomposition, où l'on peut à peine reconnaître quelques filaments végétaux et dont la couleur est plus foncée que celle de la tourbe fibreuse sans toutefois atteindre le noir ;

La tourbe noire, dans laquelle la décomposition du végétal est complète; dans cette dernière catégorie, on trouve deux espèces de tourbes, la tourbe sèche, homogène et spongieuse, dont le poids spécifique est 0,514 et la tourbe humide, qui est molle et a pour poids spécifique 0,785.

Les terrains tourbeux sont mis au nombre des plus mauvais terrains au point de vue des fondations. Pour bâtir sur ces terrains, on doit recouvrir le sol d'une plate- forme en charpente pour lui donner de la résistance (voy. Fondation).

Tourelle , s. f.

tour.

Diminutif de

TOURELLE

TOURELLE

On a donné ce nom ou celui de totirnelles, dans les demeures fortifiées du moyen âge, à de petites constructions circulaires portées sur des encorbellements et servant à la surveillance : on les appela aussi échauguettes (voy. ce mot). Les portes militaires en étaient souvent flanquées (voy. Porte).

L'usage des tourelles s'étendit aux habitations privées et aux maisons de ville. Ces ouvrages en saillie, qui formaient de petits cabinets ou conte-

porte-à-faux était soulagé par un contrefort.

Fig. 3345.

naient des escaliers, étaient placés soit de chaque côté de la porte d'entrée d'une habitation (fig. 3345), soit aux angles extérieurs, soit aux angles intérieurs des bâtiments.

La figure 3346 représente une tourelle du xve siècle appartenant à une maison de Verneuil et qui est établie à un angle extérieur. La saillie est ici très forte et rachetée par des culs-de-lampe formés d'assises en encorbellement.

La construction de ces ouvrages devait être faite avec le plus grand soin pour éviter la bascule. Souvent, le

Fig. 3346.

Dans les tourelles d'angle, les culsde-lampe, particulièrement au xvie et au xvue siècles, furent quelquefois remplacés par des trompes. La figure 3347 donne un exemple de cette disposition

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