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TRANCHÉE

TRANSEPT

chette d'un côté (fig. 3355) et arrêtées par une clavette de serrage de l'autre ; ces traverses se posent différemment, de deux en deux, de sorte que le moyen de serrage existe dans les deux sens.

Les longrines, en bois de chêne, sont coiffées du fer formant rail et y sont rattachées au moyen de crochets à deux coudes en fer rond. Au droit des joints des rails, entre le fer et le bois, est placé un talon en fonte encastré dans le bois, épousant la forme des deux pièces et destiné à résister à la pression du rail sur la longrine, pression qui peut naturellement être plus forte au droit des joints que dans les parties intermédiaires.

Tranchant, s. m. — Partie aiguisée d'un outil, qui est destinée à couper.

On dit aussi le fil de l'outil.

Il y a des tranchants d'outil à un ou à deux biseaux.

Tranche, s. f. — 1° Outil de serrurier en forme de merlin, acéré et affûté, et qui sert à couper les métaux à chaud ou à froid.

La tranche porte un œil dans lequel passe un manche et reçoit le coup du marteau à devant.

2° Morceau de marbre ou de pierre de faible épaisseur débité à la scie dans un bloc.

Tranchée, s. f. — Fouille en longueur faite dans le sol pour établir la fondation d'un mur ou poser une conduite d'eau ou de gaz.

Lorsque les terres qui forment les parois de la tranchée menacent de s'ébouler, on les soutient au moyen de couchis et d'étrésillons (voy. Étalement).

On a donné le même nom, par extension, aux déblais exécutés pour l'établissement des voies de chemins de fer.

Tranchée de mur : ouverture que le maçon fait dans un mur au moyen de la hachette pour y sceller un poteau. On

donne le même nom à une entaille pratiquée de la même façon dans une chaîne de pierre pour y encastrer l'ancre du tirant d'une poutre.

Tranchis, s. m. — Tuiles ou ardoises coupées obliquement au droit d'un arêtier ou d'une noue (voy. Arêtier).

Transept, s. m. — Mot par lequel on désigne la nef transversale qui, dans une église, sépare du chœur la grande nef et les bas-côtés, donnant ainsi au plan de l'édifice la forme d'une croix; les extrémités de ce vaisseau portent particulièrement le nom de transept ou croisillons, et l'ensemble est souvent appelé croisée.

Quelques basiliques romaines possédaient un transept, c'est-à-dire un espace transversal entre le tribunal et les nefs. On en voit aussi dans plusieurs basiliques chrétiennes des premiers siècles. Le mur qui séparait la croisée de la nef principale était percé d'un arc triomphal ; l'autel majeur était placé près de cette limite dans l'axe de l'église ; les membres principaux du clergé occupaient le chœur, c'est-à-dire l'abside, et dans le bas du transept se tenaient les clercs et les personnes revêtues d'un caractère religieux.

Les églises du moyen âge conservèrent cette disposition, que l'on trouve cependant moins accusée dans les provinces du nord de la France que dans celles du midi.

Quelques édifices ont , comme le montre la figure 3356, soit un seul transept perpendiculaire à l'axe de l'église, soit deux transepts, de sorte que leur plan représente une croix archiépiscopale.

Quelquefois même, la chapelle de la Vierge est pourvue d'un transept, ainsi qu'on le voit à l'église de la Charité-sur- Loire.

Les bras de la croisée se terminent ordinairement carrément, et quelquefois en abside ou en hémicycle. Les

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ferment ces ailes sont souvent

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Fig. 3356.

percés de fenêtres circulaires ou roses (voy. ce mot) décorées de vitraux.

Transition {Style de). — On a ainsi désigné le style des édifices du xne et du xme siècle, où l'ogive se rencontre mélangée à des ornements et des moulures de style roman.

Transport, s. m. — Transport des pierres. Nous n'avons que des notions très vagues sur les moyens qu'employaient les anciens pour transporter les lourds matériaux tels que les blocs énormes employés quelquefois à la construction des temples.

Vitruve décrit l'ingénieuse invention appliquée par Ctésiphon au transport des colonnes qui devaient servir à la construction du temple de Diane. Cet architecte ayant à amener les fûts de ces colonnes depuis les carrières où on les prenait jusqu'à Éphèse et n'osant pas employer les véhicules ordinaires, parce que les chemins traversaient un terrain peu solide, et qu'il craignait que la pesanteur du fardeau ne fît enfoncer les roues, imagina un système analogue à celui qui est employé pour les cylindres en pierre servant à aplanir les allées. Il assembla (fig. 3357) un châssis formé de

quatre pièces de bois et pouvant embrasser le fût suivant un plan passant par son axe. Il enfonça aux deux extrémités de chaque colonne des boulons de fer et les y scella avec du plomb, ayant eu le soin de mettre dans les traverses du châssis des anneaux de fer qui servaient de moyeux aux boulons.

Fig. 3357.

Les fûts des colonnes, tirés par des bœufs, roulèrent aisément sur le sol jusqu'à leur destination.

Ce système de transport, applicable aux blocs cylindriques, ne l'était plus aux pierres quadrangulaires de l'architrave et de l'entablement. Aussi, Métagènes, fils de Ctésiphon, s'inspirant de

Fig. 3358.

la machine qui vient d'être décrite, en imagina une autre, construite comme le montre la figure 3358, d'après le texte même de Vitruve, que nous rapportons ici : « Elle était composée de roues de

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douze pieds ou environ, et il enferma les deux bouts des architraves dans le milieu des roues. Il y mit aussi des boulons et des anneaux de fer, en sorte que, lorsque les bœufs tiraient la machine, les boulons mis dans les anneaux de fer faisaient tourner les roues. C'est ainsi que les architraves, qui étaient enfermées dans les roues comme des essieux, furent traînées et amenées sur place de même que les fûts des colonnes. » L'auteur latin ajoute que celte opération put aisément réussir, à cause du peu de distance qu'il y avait depuis les carrières jusqu'au temple , cette distance n'étant que de huit mille pas, et la disposition du lieu étant favorable, parce que c'était une campagne égale, où il n'y avait ni à monter ni à descendre.

Transport des terres : opération qui a pour objet l'enlèvement des terres d'une fouille ou d'un déblai et leur déploiement d'un point d'extraction à un endroit où on les dépose provisoirement ou définitivement.

Le transport des terres se fait à la pelle, à la brouette, au tombereau, au camion, au boarriquet ou au wagon.

Le transport ou jet à la pelle s'effectue lorsque la distance n'est que de quelques mètres. Ce mode de transport est désavantageux quand on doit aller à plus de 8 mètres, car un homme ne pouvant jeter la terre qu'à 4 mètres, il faudrait alors deux pelleteurs en sus du pelleteur ordinaire.

Le transport à la brouette s'emploie pour les distances n'excédant pas 100 mètres ou pour les transports verticaux dans les localités qui ne permettent que de petites rampes. Ce mode de transport s'effectue par relais (voy. ce mot).

On s'en sert aussi dans les terrains marécageux, où un cheval attelé à un tombereau ne pourrait s'aventurer. On établit alors un sol artificiel de roulage au moyen de planches.

La brouette contient 1/20 à 1/33 de mètre cube.

Le camion est un petit tombereau ordinairement traîné par trois hommes et pouvant contenir 0mc,20 de terre. Le transport au camion est avantageux sur un terrain bien uni, bien horizontal, ou qui va en pente vers le remblai; deux hommes peuvent alors traîner de 0mo,13 à 0mc,16 de terre à la fois.

Le transport au tombereau se fait au moyen de tombereaux pouvant contenir soit un demi-mètre cube et traînés par un cheval, soit lmc,50 et traînés ordinairement par deux chevaux. Pour éviter la perte qui résulterait de l'inaction des chargeurs pendant le va-et-vient du tombereau, on emploie plusieurs de ces véhicules en se basant sur ce qu'il faut à un homme 20 minutes pour charger un tombereau d'un demi-mètre cube, et 20 minutes à ce tombereau pour parcourir 13 relais de 30 mètres pour aller, 3 relais pour revenir et décharger, de sorte qu'à cette distance on n'a besoin que de deux tombereaux.

Le transport au bourriquet a lieu verticalement et s'effectue au moyen d'un treuil : on y a recours lorsqu'on doit curer et approfondir un fossé ou monter les terres sur un parapet.

On exécute aussi des transports verticaux à la hotte.

Dans certaines régions, en Algérie et dans le midi de la France, on emploie le transport à la banaste et au couffin là où la pente des chemins est très rapide. La banaste est un panier en bois de châtaignier cubant 0mc,01, et le couffin un panier de jonc ayant à peu près la même capacité. Ces paniers sont portés sur les épaules.

Dans le transport par wagons, ceux-ci sont traînés par des chevaux ou par des locomotives. On emploie ce mode pour certains travaux, tels que l'établissement des voies de chemins de fer.

Transport des bois. Le transport des bois de charpente s'effectue à l'aide de charrettes, fardiers , triqueballes (voy.

ces mots).

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