TRÉPAN
pas dépasser 1 mètre, est remuée de temps en temps ; la durée du trempage se règle, par expérience, suivant le degré de ténacité ou de cohésion de la masse argileuse ; les terres bien sèches ou suffisamment divisées s'imprègnent plus vite que celles qui sont à moitié humides ou qui renferment des morceaux un peu gros ; très fréquemment, une journée suffit, mais, en général, on juge que l'opération est terminée quand les fosses présentent une masse de consistance douce, grasse et homogène. Le trempage se fait quelquefois en même temps que l'addition des matières destinées à modifier les qualités de l'argile ; il est préférable d'effectuer cette dernière opération en même temps que le malaxage. D'ailleurs, le trempage, nécessaire dans la fabrication des briques à la main, peut être supprimé, dans un grand nombre de cas, pour la fabrication mécanique.
Trempe, s. f. — Opération par laquelle on se propose de donner de la dureté à l'acier.
Il suffit pour cela de faire passer brusquement ce métal d'une température élevée à une température relativement très basse, de manière à en resserrer les pores. On soumet donc l'acier à une forte chaude, puis on le plonge dans l'eau fraîche. Plus la transition est brusque, plus l'acier devient dur.
On dit que l'on fait revenir ce métal quand on lui retire plus ou moins de cette dureté en le réchauffant et le retrempant plus ou moins doucement.
On voit alors à la couleur par laquelle passe la pièce de quelle nature est la trempe.
On trempe le fer après l'avoir transformé p*ar la cémentation (voy. Acier).
Trépan, s. m. — Outil portant une mèche comme un vilebrequin (fig. 3369) et servant à percer des trous dans la pierre, le marbre ou le bois.
— So2 — TRÉPIED.
Les serruriers emploient une machine du même nom pour faire tourner un foret dans une position verticale.
Fig. 3369.
On désigne encore ainsi certaines sondes avec lesquelles on fait des trous dans les matières dures (voy. Sondage).
Trépied, s. m. — Ce mot vient du grec Tpi'itouç, qui signifie à trois pieds et qui fut donné d'abord à une table circulaire reposant sur trois supports, pour le distinguer du trapèze, mot abrégé du tétrapèze, à quatre pieds.
Les trépieds étaient, pour les anciens, des meubles domestiques, comme on peut en juger par un grand nombre de bas-reliefs, dans lesquels on voit figurer des trépieds à côté des lits de festin.
Des emplois domestiques, ces tables passèrent aux usages religieux. On en4 plaça, couvertes d'offrandes, devant les images des dieux. On fit aussi, dans le goût et dans la forme d'une table à trois pieds, des réchauds pour y brûler des parfums ou des vases pour les lustrations.
La sculpture antique varia indéfiniment les formes de ces trépieds.
Il y en eut aussi de diverses matières ; on sait qu'il y en avait en or, mais il n'y a naturellement que les trépieds en bronze et en marbre qui nous soient parvenus. Parmi les premiers, on cite, comme étant d'une rare beauté et du
TRÉPIED
TRÉPIED
goût le plus délicat, doux trépieds trouvés à Pompéi. Daus l'un, le brasier circulaire, orné de festons, est supporté par les ailes de trois sphinx à corps de femme, qui reposent chacun sur une sorte de patte allongée, laquelle se termine en bas par un pied de chèvre, et qui, dans sa hauteur, est décorée de colliers et autres accessoires finement travaillés. Le brasier de l'autre trépied est supporté par trois termes priapiques, dont les corps se terminent en une patte allongée.
Nous donnons (fig. 3370). comme exemple de trépied en bronze, un trépied étrusque trouvé à Cervétri, que l'on peut regarder comme un type des meubles ainsi désignés. Les trépieds étrusques sont , en effet , tous semblables , quant à la forme de leurs pieds, composés de deux branches di-
Fis. 3370.
vergentes et d'une tige verticale qui les sépare. Le brasier est un cylindre à fortes moulures et sans fond, comme si ces sortes d'objets n'avaient été destinés
qu'à l'ornement d'édifices sacrés, sans avoir reçu aucun autre emploi domestique ou religieux. Les figures sont disposées à la base du cylindre, au-dessus de l'arcature, formée par les branches divergentes du pied et sont groupées alternativement par deux ou par trois personnages. Tout au bas, un cercle dentelé , soutenu par des branches courbes s'appuyant aux pieds proprement dits, devait, selon toute probabilité, porter une statuette quelconque.
Les pieds en griffes de lion portent sur des tortues.
Quant aux trépieds en marbre . le musée du Vatican en possède un (fig.
Fig. 337 L
3371) dont la conque ou cuvette est soutenue par trois montants quadrangulaires, qui se terminent dans le bas en pattes de lion; ces montants sont ornés, dans leur hauteur , d'une tigette en fleurs et en feuilles, et le compartiment supérieur est rempli par un bucrane ; la cuvette est moulurée et de même ornée de sculptures. Divers objets, ingénieusement agencés, occupent le vide des trois montants et nous apprennent que ce trépied était consacré à Apollon.
Les anciens employèrent souvent le
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