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TRÉSOR

trépied comme ornement symbolique en bas-relief dans la décoration des temples. Ils en placèrent même en métal sur plusieurs parties des édifices. Pausanias rapporte qu'aux deux acrotères latéraux du fronton du temple de Jupiter, à Olympie, on avait placé deux trépieds dorés.

Aucun objet, d'ailleurs, ne fut d'un plus grand usage chez les Grecs, que les trépieds. Un des emplois les plus ordinaires qu'on en fit à Athènes était d'être donnés en prix à ceux qui avaient dirigé les concours choragïques ou remporté le prix. Selon Pausanias , on voyait plusieurs de ces trépieds sur le mont Hélicon, et le plus ancien était considéré comme celui accordé à Hésiode, lorsqu'il remporta le prix à Chalcis, en Eubée. Il y avait à Athènes un grand nombre de monuments choragiques (voy. ce mot), et une rue portait même le nom de rue des Trépieds. Le monument choragique aujourd'hui subsistant, auquel on a donné le nom de

Fig.

Lanterne de Démoslhène, fut érigé par Lysicrate, et l'on voit encore, au sommet de l'ornement dont il est couronné, les trous qui avaient servi à sceller le trépied de bronze qui fut le prix du vainqueur. La figure 3372 représente

une restauration de ce trépied d'après les Antiquités d'Athènes de Stuart.

Trésillon, s. m. — On désigne ainsi des tringles de bois que l'on place entre des ais nouvellement sciés pour les empêcher de gauchir en desséchant,

On dit encore étrésillon.

Trésor, s. m. — Dans la langue architecturale, ce mot désigne un local ou bâtiment destiné à la garde des deniers publics et à la conservation d'objets précieux, soit comme métaux, soit comme ouvrages rares.

C'est en Grèce que l'on trouve les plus anciennes mentions de trésors, construits pour y mettre en dépôt les richesses des princes.

Pausanias raconte qu'Agamède et Trophonius avaient bâti pour Hyricus, à Orchomène, un trésor dans la construction duquel ils avaient ménagé une ouverture secrète. Hyricus, s'apercevant que son argent disparaissait, dressa un piège ou Trophonius fut pris.

Le même auteur vante, comme une des merveilles de la Grèce, le trésor de Mynias, également bâti à Orchomène.

On donnait encore le nom de trésors à certaines parties des temples, parce qu'on y déposait les richesses de diverses provenances.

Ainsi , l'opisthodome du temple de Minerve, à Athènes, était réellement un trésor, et avait dû être, non-seulement le dépôt des riches offrandes faites à la déesse, mais encore le lieu où l'on gardait les sommes d'argent des amendes et les fonds mêmes de l'État.

On donnait autrefois, à Rome, le nom d'aerarium au trésor, parce que la première monnaie avait été de cuivre.

Il y avait différentes sortes de trésors, suivant la diversité des monnaies ou des services auxquels les revenus publics étaient affectés. Pendant longtemps, le temple de Saturne, situé sur la pente du Capitole, fut le dépôt général des fonds publics.

TREUIL

TREUIL

On appelle aujourd'hui trésors des dépôts curieux de vaisselle antique, de reliquaires, d'objets rares , consacrés par de pieux souvenirs, que Ton conserve dans des pièces garnies d'armoires et mis sous la garde de quelqu'un des religieux, dans les couvents qui possèdent de ces curiosités.

On donne aussi le nom de trésor h un bâtiment dans lequel se font les opérations de recette, de dépense et de comptabilité, et où Ton acquitte toutes les dépenses du gouvernement.

Tresse, s. f. — Ornement de sculpture et de peinture qui sert à décorer les bandeaux, les tores, etc.

Fig. 3373.

La figure 3373 représente une tresse simple et une tresse double.

Il y a aussi des combinaisons de trois ou quatre tresses formant des entrelacs plus ou moins compliqués.

Tréteau, s. m. — Chevalet porté sur quatre pieds et sur lequel on pose les tables à dessin.

Les serruriers emploient des tréteaux en bois ou en fer pour y placer momentanément les pièces à travailler, les ouvrages de menuiserie à ferrer, tels que portes, croisées, etc.

Tréteau de scieur de long (voy. Baudet).

Treuil, s. m. — Machine servant à transformer un mouvement continu de rotation autour d'un axe en un mouvement continu de translation perpendiculaire à cet axe.

On emploie le treuil dans les constructions pour élever ou tirer des fardeaux.

C'est un cylindre ou tambour placé horizontalement qui repose par des tourillons sur des appuis verticaux ; aux extrémités de ces tourillons, sont fixées des manivelles à l'aide desquelles on fait tourner le cvlindre ; sur ce dernier est enroulée une corde au bout de laquelle on attache le fardeau.

Le treuil que représente la figure

Fig. 3374.

33T4 est employé pour extraire les déblais d'une fouille en puits.

On se sert aussi de cet appareil pour monter dans les étages supérieurs d'un bâtiment en construction.

Afin que le treuil ne tourne pas en sens inverse sous l'action du fardeau parvenu à la hauteur voulue, le cylindre est muni d'une roue à rochet qui reçoit un cliquet d'arrêt.

On fait des treuils dans lesquels les manivelles ne sont pas montées sur l'axe même du cylindre, mais transmettent le mouvement au moyen de pignons à une roue dentée montée sur le cylindre.

Ces treuils sont dits à engrenage. On les fait à simple ou à double engrenage,

TREUIL

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