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TUMULUS

TUNNEL

monument décrit un cercle parfait, et le couronnement était conique ; sa hauteur totale mesurait 27in,60, et son diamètre est de 3om,60 ; au centre, était une chambre rectangulaire.

Athénée, écrivain grec contemporain de Marc-Aurèle, rapporte que « dans les plaines de la Laconie, on voit des collines élevées de main d'homme, plus fréquentes en ce pays que dans tous les autres, et qui ont été construites avant la naissance des arts, pour servir de tombeaux à des chefs. »

Virgile parle des masses de terre élevées sur les os à demi consumés des guerriers tués dans le combat. Servius, commentateur de Virgile, donne à ces monticules le nom de tumuli.

Les sépulcres de l'ancienne Élrurie, même ceux qui sont revêtus de maçonnerie, sont de véritables tumuli.

Pallas, qui a parcouru les régions immenses de l'Asie, qui semblent avoir été le berceau de l'humanité, a vu partout des monticules coniques , monuments funéraires isolés ou réunis parfois en grand nombre sur un même terrain. On en retrouve sur les bords du Danube, chez les Scandinaves et jusque dans les régions les plus diverses de l'Amérique.

Le sol de la France et celui de l'Angleterre présentent de nombreux tumuli, dont l'érection remonte à l'époque qui a précédé la conquête romaine.

Dans la Grande-Bretagne, ces monticules, connus sous le nom de barroivs, ont des formes assez variées ; les uns ressemblent à une demi-sphère, les autres à un demi-œuf posé sur le plat; quelques-uns sont ti es allongés ; d'autres sont coniques ou ont l'aspect de cloches. On en trouve même qui sont doubles, c'est-à-dire accolés.

Les tumuli de la Gaule ont l'aspect de buttes coniques ou allongées, ayant quelquefois une grande hauteur. Certains de ces monuments sont composés de pierres et non de terres amoncelées; on les appelle galgals.

Enfin, toutes les observations faites dans tous les pays tendent à confirmer cette assertion, que les monticules de terre furent, avec les pierres brutes dessus, les premiers monuments funéraires élevés par la main de l'homme.

Tune, s. f. — Couchis de fascines traversé de plusieurs rangées de piquets et de clayons que l'on recouvre d'un lit de gros gravier de 0m,16 à 0m,19 d'épaisseur, et qui sert à arrêter le pied des travaux exécutés dans l'eau.

Tunnel, s. m. — Voie de communication souterraine destinée à livrer passage à des routes, des chemins de fer ou des canaux.

Dans ce genre de travaux, il n'y a pas de règle fixe pour choisir la tranchée à ciel ouvert ou la voie souterraine, c'està-dire le tunnel ; mais on admet généralement que, si une tranchée doit avoir de 8 à 10 mètres de largeur au fond, si les berges peuvent être inclinées suivant le talus naturel des terres, et que la profondeur dépasse 16 mètres, il y a avantage à établir un tunnel, malgré les difficultés plus grandes d'exécution. Les inconvénients de la tranchée à ciel ouvert, dans ces circonstances, sont les frais considérables de main-d'œuvre et d'acquisition de terrains pour dépôts, frais occasionnés par la fouille d'une énorme quantité de déblais, par leur mise en cavalier ou leur transport à une grande distance.

Dans le cas où les berges, coupées à pic, devraient être maintenues au moyen d'étaiements pour pouvoir construire les galeries, le percement souterrain doit être substitué à la tranchée à ciel ouvert, dès que la profondeur de celle-ci atteint de 10 à 12 mètres.

Dans ce dernier cas, les fouilles s'attaquent à la fois par les deux extrémités et par des puits pratiqués de distance en distance. Les déblais des extrémités s'enlèvent à la brouette, au tombereau ou au wagon ; leur montage par les

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puits s'effectue au moyen de treuils ou autres machines élévatoires placées à l'orifice de ces puits. Les étalements se font au moyen de cintres en charpente diversement agencés.

Dans les terrains résistants, on se contente d'un simple revêtement en maçonnerie ; dans les terrains à charge

Fig. 3420.

exceptionnelle, clans les argiles, etc., on donne à ce revêtement (fig. 3420) une forte épaisseur et un fruit intérieur plus ou moins prononcé.

Dans les terrains de roches, on commence le travail en entrant en très petites galeries par les extrémités et en perçant des puits sur l'axe. Lorsque ces puits sont forés à la profondeur voulue, on perce, en avant et en arrière de chacun d'eux, dans l'axe du souterrain, une petite galerie que l'on appelle trou-derat et qui a pour dimensions lm,80 de hauteur sur 1 mètre à im.50 de largeur.

Lorsque cette galerie est percée dans toute l'étendue du tunnel, on procède au déblaiement complet de la couronne d'avancement, c'est-à-dire de la partie supérieure, en demi-cercle, du souterrain. On exécute ensuite la fouille du revanche, partie inférieure comprise entre les pieds-droits du tunnel. Si l'on rencontre l'eau, on descend les puits à lm,50 ou à 2 mètres en contre-bas du sol de la petite galerie, et à la hauteur de ce sol on les recouvre d'un fort plancher, percé seulement de trous pour le

passage des tuyaux de pompes d'épuisement. Les eaux sont amenées dans chaque puits par une petite rigole de 0m,50 de largeur environ, creusée dans le sol de la galerie et que l'on recouvre de planches ou de pierres plates.

Dans les terrains ordinaires, sable, tuf, marne, etc., on creuse les puits jusqu'à 2 mètres environ en contre- bas du sol de la petite galerie ou trou de rat et en ayant soin de les blinder avec des planches ou des madriers maintenus par des cercles en fer ou en bois. On les recouvre ensuite, à la hauteur de la galerie d'axe, d'un plancher à travers lequel passe le tuyau de la pompe d'épuisement. On perce alors la galerie d'axe, à laquelle on donne lm,80 de hauteur sur 1 mètre à lm,o0 de largeur et que l'on blinde, à mesure qu'elle s'avance, si le terrain n'est pas assez consistant pour se soutenir de luimême. Il faut que le ciel ou plafond de cette petite galerie d'axe soit, autant que possible, à la hauteur définitive de l'extrados de la voûte du tunnel.

Un excellent préservatif contre les éboulements, dans les terrains de sable mouvant ou de terre légèrement fluide, est une couche de paille de 0m,02 à 0m,03 d'épaisseur, interposée entre les planches du blindage et le terrain.

Lorsque la galerie d'axe est creusée d'une des extrémités du souterrain à un puits, ou d'un puits à l'autre, on fixe l'alignement du souterrain , puis on procède à la fouille d'une galerie dite moyenne, à laquelle on donne généralement en largeur le tiers environ de la largeur de la voûte du tunnel, mesurée à l'intrados et, en hauteur, celle comprise entre le sommet de l'extrados de la voûte et une ligne passant à 0m.o0 environ en contre-bas des naissances de cette voûte. On exécute celte fouille en creusant latéralement entre les intervalles des cadres du blindage de la petite galerie.

La galerie moyenne terminée et ses chevalements posés, on creuse de cha-

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que côté des tranchées de 0m,50 de largeur environ pour placer les contrefiches qui doivent compléter les fermes d'étaiement de la couronne d'avancement ; puis l'on pose les cadres de cette couronne à 2 mètres ou lm,50 d'intervalle, selon le plus ou moins de résistance du sol. Des madriers vont d'un cadre à l'autre.

Les charpentiers posent alors les cintres de la voûte dans les intervalles des cadres d'étaiement, que l'on retire au fur et à mesure que la voûte avance. Celle-ci est exécutée par anneaux.

La partie supérieure de la voûte terminée, on exécute la partie inférieure, en creusant d'abord une tranchée d'axe de 2 mètres environ de largeur et opérant le déblaiement complet sur des longueurs alternatives de 3 à 4 mèlres au plus, séparées par une longueur égale.

Les pieds-droits sont construits en sousœuvre, sur deux longueurs successives déblayées, et l'on enlève alors les déblais des parties intermédiaires pour y exécuter les pieds-droits. On continue de la même façon jusqu'à parfait achèvement du souterrain.

Dans ces sortes de travaux, les fouilles s'exécutent à la pioche, au pic, à la pince ou à la poudre. En ces derniers temps, on a utilisé pour des travaux de ce genre très importants, des outils d'une grande efficacité; les perforateurs à air comprimé dont la construction a pour principe fondamental l'emploi de l'air comprimé dans un cylindre dont le piston porte un fleuret percutant. C'est grâce à l'usage de ces appareils que l'on a pu achever en douze années le tunnel du Mont-Cenis, long de 12,220 mètres. Parmi les systèmes appliqués, celui de MM. Dubois et François, admis à concourir au percement du tunnel du Saint-Gothard est l'un de ceux qui donnent les meilleurs résultats. Sans entrer dans une description détaillée de cet appareil, nous dirons seulement que le perforateur se compose de deux parties ou ensemble d'organes principaux; l'air

comprimé agit dans la première, pour donner à l'outil son mouvement alternatif de percussion et de rotation ; dans la seconde, on donne, à la main, un mouvement de progression général aux organes immédiatement reliés à l'outil.

Il suit de là que lors du percement de roches excessivement dures telles que les quartzites ou les psammites, il est possible de ménager les fleurets en frappant rapidement, mais avec peu de violence, ce qui est souvent précieux pour la marche régulière du travail. On n'enlève au perforateur que peu d'effet utile, en agissant de cette manière ; d'ailleurs, le petit excès de dépense d'air est largement compensé par l'économie obtenue dans l'entretien des fleurets.

En galerie, les perforateurs sont supportés par des affûts ou chariots roulant sur Tune des voies ferrées qui servent à l'apport ou à l'enlèvement des matériaux. Les affûts employés par MM. Dubois et François sont formés principalement de barres de fer laminé et de quelques appendices en fonte, servant d'assises aux perforateurs ; de grosses vis, prenant point d'appui sur la charpente, servent à donner les inclinaisons les plus variées aux outils et permettent d'orienter les trous de mine suivant tous les besoins de la situation; le tout roule sur une voie ferrée, par l'intermédiaire d'un certain nombre de roues, en relation avec un ou plusieurs treuils, de puissance appropriée, pour l'approche ou le recul de l'affût, quand doit avoir lieu le tir des trous de mine. Pour une section de 2,n,30 de hauteur sur 3m,20 de largeur, on se sert d'un affût portant quatre perforateurs. Voici comment on attaque la roche : lorsque l'affût a été amené en face de celle-ci, il n'y a qu'à tourner la clef d'un robinet qui met chaque perforateur en communication avec le réservoir d'air comprimé et le travail commence; l'équipe est de quatre hommes; le chef d'équipe indique la place et la direction de chaque trou démine, change les fleurets

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