‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 232 sur 255 · TURBINE · texte numérisé non relu

TURBINE

TUYAU

et soigne l'injection d'eau dans les trous, s'il y a lieu de recourir à ce moyen, c'est-à-dire si la roche est dure ; les deux autres hommes ouvrent les robinets ou les ferment, manœuvrent les vis réglantes des perforateurs, surveillent leur marche et règlent l'avancement du cylindre.

Avec ces outils, on réalise une vitesse de perforation de 0m.40 par minute dans les grès, de lm,50 à 2 mètres dans les schistes et dans les rochers calcaires une vitesse qui atteint vingt fois celle qu'on obtient à la main.

Le transport des déblais se fait soit au moyen de bannes que l'on charge sur des brouettes pour les amener aux puits, soit au moyen de camions ou de wagons roulant sur chemin de fer et susceptibles d'être montés par les puits.

Une ventilation artificielle est souvent nécessaire pour faire parvenir l'air jusqu'aux ouvriers. Elle peut se faire simplement à l'aide d'un soufflet de forge refoulant l'air dans des tuyaux en cuir ou en toile, qui le portent au fond de la galerie.

Quant à l'éclairage, la lampe des mineurs et la chandelle sont encore les meilleurs procédés.

Turbie {Pierre de la). — Calcaire lithographique très dur, gris-blanchàtre ou jaunâtre, susceptible de poli et que l'on extrait des carrières de la Turbie, dans la commune de ce nom, près de Nice (Alpes-Maritimes).

La hauteur d'assise de celte pierre varie de 0m,2o à 1 mètre ; elle pèse de 2,680 à 2,700 kilosr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 1,135 à 1,175 kilogr. par centimètre carré.

Turbine, s. f. — 1° Roue hydraulique dont l'axe au lieu d'être horizontal est vertical.

Il est d'usage ancien, dans le midi de la France, d'employer des roues horizontales dans les moulins ; le même arbre qui porte la roue à sa partie infé-

rieure, porte la meule mobile, à sa partie supérieure; cet arbre tourne sur pivot, dans une crapaudine enchâssée au milieu (Tua palier que l'on élève ou baisse à volonté, suivant que l'on veut augmenter ou diminuer l'intervalle entre la meule tournante et la meule gisante. Ces roues perfectionnées par MM. Burdin, Fourneyron, etc., ont donné les turbines.

2° Ce mot a été employé en architecture comme synonyme de tribune, pour désigner soit certains petits jubés d'église, soit la tribune de l'orgue.

Turet {Pierre de Ferrais, dite". — Calcaire lacustre, très dur, provenant des carrières de Las Seignos, dans les communes de Ferrais et Fabrezan, près de Narbonne.

Cette pierre, de couleur gris-jaunâtre ou blanchâtre, celluleuse, concrétionnée, est connue dans le pays sous le nom de Turet ; elle porte jusqu'à lm,80 de hauteur d'assise.

Turquin, s. m. — Variété de marbre bleu à fond bleuâtre, avec veines plus intenses qui se fondent insensiblement dans la couleur de la masse.

Tuya, s. m. — Voy. Thuya.

Tuyau, s. m. — Nom général que l'on donne, dans une infinité de travaux, d'ouvrages et d'emplois divers, à toute espèce de conduit, ordinairement en forme de tube, qui sert, soit à l'écoulement ou à l'évaporation des liquides, soit à la transmission des liquides ou des gaz, soit encore à l'expulsion de la fumée, à la circulation de la chaleur, à la conduite et à la propagation des sons, etc.

Chez les Romains, les conduits qui distribuaient l'eau aux fontaines, aux bains et aux autres établissements publics et particuliers étaient de deux sortes : les uns, fistulx, étaient en plomb ; les autres, tubuli, en poterie. Vitruve

TUYAU

TUYAU

préfère ces derniers : « Les tuyaux de poterie, dit-il, ont cet avantage qu'il est fort aisé de les raccommoder quand ils en ont besoin, et que l'eau y est beaucoup meilleure que dans des tuyaux de plomb, dans lesquels il s'engendre de la céruse, que Ton estime être très dangereuse et fort contraire à notre corps. » Toutefois, les Romains ne semblent pas avoir appliqué ce précepte , car les

Fig. 3421.

fistulx étaient beaucoup plus employées que les tubuli. Nous donnons (fig. 3421) un fragment de tuyau en poterie, de provenance romaine, qui est conservé au Musée céramique de Sèvres. Certaines conduites d'eau étaient formées de tuiles creuses accolées et réunies à l'aide de mortier. On a trouvé un canal de ce genre aux bains de Drévant, dans le département du Cher.

Des tuyaux en terre cuite, à section rectangulaire, comme le montre le fragment représenté par la figure 3422 et qui appartient également au Musée céramique de Sèvres, servaient à chauffer les salles des thermes romains. Ces

Fig. 3422.

tuyaux, incrustés dans les murs, puisaient la chaleur dans des fourneaux appelés hypocaustes (voy. ce mot) , affectant une disposition toute particulière. Chacun de ces fourneaux était une chambre souterraine, de 0m,55 à 0m,60 de hauteur, qui constituait le plancher même des salles à chauffer.

Les matières employées pour la confection des tuyaux sont très diverses ; ce sont l'argile, le plomb, le zinc, le cuivre, la fonte, le fer, le ciment, etc.

Les tuyaux de conduite d'eau ou de gaz sont à brides, à emboîtement ou à cordon (voy. Conduite).

Les tuyaux que les plombiers fabriquent se divisent en tuyaux fondus qu'ils coulent dans des moules, et tuyaux roulés , faits de feuilles de plomb roulées sur un mandrin et soudées.

On appelle encore :

Tuyau à soupape, un tuyau de poêle muni d'une clef qui actionne une soupape ou un papillon, ce qui permet de donner plus ou moins de tirage au foyer ; on peut même, à l'aide de la soupape, fermer entièrement le conduit de la fumée, quand le combustible est entièrement carbonisé, à l'état de braise rouge , ce qui permet de concentrer toute la chaleur dans le foyer, puisqu'elle ne peut plus s'échapper par le conduit de la fumée;

Tuyau avissé, un tuyau en tôle de petit diamètre, qui, au lieu d'être rivé, est seulement accroché contre la paroi intérieure d'un poêle; ce genre de tuyau sert à reprendre la chaleur dans le local où il débouche ;

Tuyaux de chaleur, des tuyaux de fonte qui sont disposés dans un poêle de construction, pour recevoir de l'air qui s'y chauffe avant de passer dans le réservoir d'où il sort par les bouches de chaleur.

Tuyau de descente; tuyau de chute (voy. Descente, Fosse).

Tuyau de ventilation (voy. Ventilation).

Tuyau d'orgue (voy. Orgue).

Tuyau de cheminée : conduit par lequel passe la fumée, et dont la longueur se mesure du dessus du manteau de la cheminée jusqu'à la sortie du comble ; en ce point, le tuyau est couronné d'un mitron en terre cuite, auquel on ajoute souvent, pour augmen-

TUYAU

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ter le tirage, un tuyau en tôle surmonté lui-même d'une mitre quelconque.

La construction des tuyaux de cheminée se fait soit en plâtre pigeonne, soit au moyen de briques ordinaires ou de formes spéciales, soit encore à l'aide de cylindres ou de prismes creux en fonte ou en poterie, en saillie sur les murs ou faisant corps avec eux.

Les tuyaux de métal offrent l'avantage d'occuper peu d'espace ; mais, placés dans l'intérieur des maçonneries, ils se dilatent et peuvent faire fendre les murs. De plus, leur température élevée peut réduire en chaux les pierres qui composent ces derniers et leur enlever ainsi toute leur solidité.

On a employé pour la construction des tuyaux de cheminées les briques Gourlier (flg. 3423); mais les tuyaux ainsi construits ont l'inconvénient de

Fisr. 3423.

présenter trop de joints. On a essayé aussi la disposition indiquée en plan et en coupe par la figure 3424, disposition dans laquelle les pièces de terre

- Pi

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