II
JL ||! 1 L
.11 1 lliiili i L i
Fig. 3424.
cuite ont la même hauteur que les assises en moellons, mais où se retrouve le même inconvénient du grand nombre de joints verticaux, susceptibles en cas
de tassement de s'ouvrir et d'établir des communications des tuyaux entre eux et avec les appartements.
On a donc remplacé ce système par celui de pièces en terre cuite réunies
entre elles (flg. 342oj, de manière à n'offrir de joints verticaux que sur les faces extérieures des murs.
Enfin, tous les joints verticaux peuvent être évités par l'emploi du système que représente la figure 3426, qui
Fig. 3426.
montre des portions de cylindres accolées que l'on appelle aujourd'hui wagons (voy. ce mot . On obtient le dévoiement des tuyaux, au moyen de pièces obliques diversement inclinées.
Depuis quelques années, on remplace parfois les tuyaux séparés, qui écoulent la fumée de chacun des foyers d'une habitation, par un tuyau commun, dans lequel viennent se réunir tous les conduits particuliers des différents étages d'une maison. On donne à ces conduits généraux le nom de tuyaux unitaires.
On donne diverses qualifications aux tuyaux de cheminée, suivant la place qu'ils occupent ; ainsi, l'on appelle :
Tuyau adossé ou apparent, un tuyau qui fait saillie sur le nu du mur:
TUYAU
TUYAU
Tuyau dans œuvre ou dans l'épaisseur, un tuyau construit avec le mur et ménagé dans son épaisseur ;
Tuyau en hotte, un tuyau évasé par le bas, au-dessus du manteau;
Tuyau dévoyé, un tuyau qu'on monte incliné, pour le faire passer à côté d'un autre ;
Tuyau passant, un tuyau qui, venant d'un étage inférieur, passe à côté d'un manteau de cheminée.
Législation. Il est, en général, défendu d'appliquer un tuyau de cheminée à un pan de bois ou à une cloison en menuiserie mitoyens ou non.
Quand le tuyau doit passer à proximité d'une pièce de bois, il faut entourer cette pièce d'un manchon de 0m,16, ou laisser, entre elle et le tuyau, un vide de même dimension.
Il est interdit de faire passer, à travers un tuyau, une solive ou toute autre pièce de bois, même recouverte d'une forte couche de maçonnerie.
Un arrêté du préfet de la Seine, en date du 15 janvier 1881, réglemente, ainsi qu'il suit, la construction des tuyaux de fumée dans l'intérieur des maisons de Paris :
« Art. 1er. L'établissement des foyers et des conduits de fumée dans les murs mitoyens et dans les murs séparatifs de deux maisons contiguës, qu'elles appartiennent ou non au même propriétaire, ne pourra être autorisé que sous les conditions suivantes :
« 1° Les languettes de contre-cœur au droit des foyers devront être en briques de bonne qualité et avoir au minimum 0m,22 d'épaisseur sur une hauteur de 0m,80 et une largeur dépassant celle du foyer d'au moins 0m,16 de chaque côté ;
« 2° Les conduits de fumée devront être construits exclusivement en briques à plat, droites ou cinlrées ;
« 3° Ces murs ne pourront recevoir de poutres ni solives que lorsqu'ils seront entièrement pleins dans la partie verticale au-dessous des scellements de ces solives ;
« 4° Les parties supérieures de ces murs constituant souches de cheminées, porteront un couronnement en pierre devant servir de plate-forme et faisant saillie d'au moins 0m,15 sur chaque face ; elles devront, en outre, être munies d'une main-courante en fer.
« Art. 2. Il est permis d'établir des conduits de fumée dans l'intérieur des murs de refend, sous la double condition :
« 1° Que ces murs auront une épaisseur de 0m,40, s'ils sont construits en moellons, ou de 0m,37 s'ils sont construits en briques, enduits compris ;
« 2° Que les conduits de fumée seront exécutés en briques de bonne qualité, droites ou cintrées, ou en wagons de terre cuite.
« Art. 3. L'adossement des tuyaux de fumée à des pans de fer ne pourra être autorisé qu'après que l'administration aura reconnu que ces pans de fer, dont les dispositions devront lui être soumises, sont établis dans des conditions satisfaisantes de solidité, et en outre, à charge de maintenir un renformis de 0m,05 en plâtre, non compris l'épaisseur du tuyau, entre les pans de fer et les tuyaux de fumée.
« Art. 4. Entre la paroi intérieure des tuyaux engagés dans les murs et le tableau des baies pratiquées dans ces murs, il sera toujours réservé un dosseret de maçonnerie pleine ayant au moins 0m,45 d'épaisseur, enduits compris.
« Cette épaisseur pourra être réduite à 0m,25, à la condition que le dosseret soit construit en pierre de taille ou en briques de bonne qualité.
« Art. 5. Tout conduit de fumée présentant une section intérieure de moins de 0m,60 de longueur sur 0m,25 de largeur, devra avoir au minimum une section de 0m(i,40 ; le petit côté des tuyaux rectangulaires n'aura pas moins de 0m,20, et le grand côté ne pourra dépasser le petit de plus d'un quart.
« Art. 6. Les tuyaux de cheminée
TUYAU
TUYAU
non engagés dans les murs ne seront autorisés que s'ils sont adossés à des piles en maçonnerie ou à des murs en moellons ayant au moins 0m,40 d'épaisseur, enduits compris, ou à des murs en briques ayant au moins 0m,22 d'épaisseur, ou, dans le dernier étage, à des cloisons en briques de Om,ll d'épaisseur.
« Ils devront être solidement attachés au mur tuteur par des ceintures en fer dont l'espacement ne dépassera pas 2 mètres.
<( Les tuyaux qui présenteront une section de 0m,60 de longueur sur 0m,25 de largeur pourront être en plâtre pigeonne à la main.
« Ceux de dimensions moindres devront, à moins d'une autorisation spéciale, être construits soit en briques, soit en terre cuite et recouverts en plâtre.
« Art. 7. Les boisseaux en terre cuite, employés comme tuyaux adossés, seront à emboîtement et formeront, avec l'enduit en plâtre, une épaisseur totale de 0m,08.
« Art. 8. L'épaisseur des languettes, parois et casières des tuyaux engagés dans les murs ou adossés ne pourra jamais être inférieure à 0m,08, enduits compris.
« Art. 9. Les tuyaux de cheminée ne pourront dévier de la verticale de manière à former avec elle un angle de plus de 30 degrés. Ils devront avoir une section égale dans toute leur hauteur et seront facilement accessibles à leur partie supérieure.
« Art. 10. Ne sont pas assujettis aux prescriptions de construction indiquées dans les articles précédents, notamment en ce qui concerne la nature des matériaux à employer :
« 1° Les tuyaux de fumée placés à l'extérieur des habitations ;
« 2° Les tuyaux des foyers mobiles ou à flamme renversée, pourvu que les tuyaux ne sortent pas du local où est le foyer ;
« 3° Enfin, les tuyaux de fumée d'usine, autant qu'ils ne traversent pas d'habitation.
« Art. 11. L'arrêté préfectoral du 8 août 1874 est et demeure abrogé.
« Art. 12. Le directeur des travaux de Paris est chargé de l'exécution du présent arrêté qui sera publié et affiché, et, en outre, inséré au Recueil des actes administratifs de la préfecture de la Seine. »
D'autres prescriptions administratives sont en vigueur pour l'exhaussement des tuyaux de cheminées attenant aux murs mitoyens.
Ainsi, lorsque l'un des copropriétaires d'un mur mitoyen veut le faire exhausser, s'il se trouve dans l'épaisseur de ce mur des tuyaux de cheminée appartenant à d'autres ayants-droit , il doit les faire prolonger à ses frais dans la hauteur de l'exhaussement.
Les tuyaux adossés sont prolongés aux frais de celui auquel ils appartiennent et par ses soins.
Ces prescriptions découlent de l'article 658 du Code civil (1).
De plus, quand un propriétaire veut rendre mitoyenne une portion du mur séparatif pour y adosser un tuyau,- il doit acquérir, en sus de la place occupée par cet ouvrage, de chaque côté, une bande de 0m,32, dite pied d'aile. Si le tuyau est dévoyé, c'est l'aplomb pris au point le plus saillant, du côté où ce tuyau est incliné, qui détermine la partie du mur à acquérir (voy. Fumée, Mitoyenneté).
Quant aux tuyaux servant à la conduite des eaux dans une maison ou autre héritage, en vertu de l'article 523 du Code civil, ces tuyaux sont immeubles et font partie du fonds auquel ils sont attachés.
Sont également considérés comme immeubles, les tuyaux, les compteurs et les appareils à gaz, à moins qu'ils n'aient été placés par le locataire.
(1) Manuel des lois du bâtiment.
TYMPAN
TYMPAN
Tuyère, s. f. — Tuyau en fer, par lequel le vent du soufflet arrive à la forge.
On fait également usage de tuyères de grande dimension dans les hautsfourneaux. Ces conduits sont placés à la
Fig. 3427.
base du four ; la figure 3427 représente une section de l'orifice d'un haut-fourneau, dans lequel est placée l'extrémité de la tuyère T.
Tympan, s. m. — 1° Partie d'un fronton comprise entre les deux corniches rampantes et la corniche horizontale.
Suivant la forme du fronton même, le tympan peut être triangulaire ou terminé à sa partie supérieure par une courbe. Jl est encore simple ou orné de sculptures.
2° Tympan de porte ou de fenêtre :
surface comprise entre l'extrados de l'arcade qui surmonte cette porte ou cette fenêtre et la ligne horizontale passant par les naissances de l'arc.
Au moyen âge, les baies étaient fréquemment terminées à leur partie supérieure par un linteau au-dessus duquel était un arc de décharge.
L'espace compris entre cet arc et le linteau est le tympan, que l'on trouve simple ou décoré de bas-reliefs, comme celui que représente la figure 3428.
Voici ce que dit à ce sujet Viollet Le Duc, dans son Dictionnaire d'architecture :
« Les tympans les plus remarquables, datant du xne siècle, sont ceux des portes des églises de Vézelay, de Saint-Benoîtsur-Loire, de Gharlieu, du portail occidental de la cathédrale de Chartres, de la porte Sainte-Anne de Notre-Dame de
Paris, de la porte centrale de la cathédrale de Senlis ; et parmi ceux du xme siècle, les tympans des portes latérales
des cathédrales de Chartres, de Reims, des portails des cathédrales de Paris, d'Amiens, de Bourges, etc. »
3° Surface pleine ou ajourée comprise entre l'extrados d'une arcature et le bandeau qui la couronne (voy. Arcade, Arcature, Arche, Pont).
4° Machine à élever Peau, qui était employée dès l'antiquité et dont Vitruve donne la description.
Cette machine est une sorte de tambour fait avec des planches jointes ensemble et traversé par un essieu arrondi (fig. 3429). Huit planches rayonnantes divisent l'intérieur du tympan en espaces égaux. Le devant est fermé par d'autres planches, percées d'ouvertures d'un demi-pied pour laisser passer l'eau. Le long de l'essieu, des canaux sont creusés au droit de chaque cavité et aboutissent au long d'un des côtés de l'essieu.
TYMPAN
— oyo —
TYMPAN
La machine est mise en mouvement par des hommes qui la font aller avec les pieds, et elle puise alors Peau par les ouvertures qui sont à l'extrémité du tympan et la rend par les conduits des canaux placés le long de Pessieu. Cette eau est reçue dans une auge en bois, d'où on la fait parvenir, à l'aide de
Dans le tympan moderne, les cloisons planes sont remplacées par des cloisons
Fig. 3429.
conduites, aux lieux où elle est nécessaire.
Fig. 3Î30.
en développantes du cercle (fig. 3430) ou par des tuyaux courbés également en développantes ; Peau s'introduit directement, par la circonférence, entre deux cloisons consécutives et s'échappe directement par les ouvertures centrales.
URINOIR
URINOIR
Ulcère, s. m. — Vice du bois, dont l'origine se trouve le plus souvent dans les racines de l'arbre ; la sève se porte quelquefois avec trop d'abondance sur une partie du tronc ; il en résulte une suppuration des fluides, et bientôt celle du bois qui avoisine le point ulcéré ; le mal s'étend quelquefois assez pour dépouiller l'arbre de son écorce et le faire périr. •
Umbo. — Mot latin par lequel les Romains désignaient les grosses pierres disséminées sur la bordure d'un trottoir (voy. ce mot).
Unctuarium. — Pièces des bains antiques où l'on conservait les huiles et les parfums, dont on se servait avant comme après le bain.
On disait aussi : elœothesium (voy. ce mot).
Uni, adj. — Se dit, en général, de tout ce qui est plan, sans ressauts, moulures ni sculptures.
Urcéolé, adj. — Corbeille urcéolée :
corbeille d'un chapiteau, un peu resserrée au-dessous de son sommet ou de son milieu. Le chapiteau à corbeille arcéolée a la forme d'une cloche renversée.
Urinoir, 5. m. — Endroit disposé pour uriner, sur la voie publique ou dans les établissements publics ou particuliers.
Les plus simples urinoirs sont les
doubles plaques de lave ou de granit scellées au ciment dans les angles des
Fig. 3431.
murs. Viennent ensuite les séries de cases formées de plaques d'ardoises po-
URINOIR. — 597
sées verticalement (fig. 3432), devant un
URINOIR
Fig. 3432.
parement de même matière. Dans les
parcs, les jardins publics, on dispose les
cases de manière à former des édicules que Ton accompagne de candélabres (fig. 3431) et que Ton fait généralement doubles, les plaques de séparation étant surmontées d'un couronnement plus ou
assss^^
Fig. 3434.
moins orné ; le sol, également en ardoise ou en granit, est fait en rigole avec pente, conduisant les liquides à L'orifice d'un conduit qui les mène à
l'égout voisin.
Fig. 3435.
Les stalles, établies dans les rues ou sur les places, sont souvent abritées par
des toits en auvent et accompagnées de plaques de tôle dressées au-devant, de
URINOIR