VAISON
Vacation, s. f. — On désigne ainsi les honoraires qui sont alloués aux architectes pour déplacements et opérations diverses, lorsque ces honoraires ne peuvent êlre fixés d'après les prix de revient des travaux. Une vacation est considérée comme équivalant à trois heures de travail.
Un décret du 16 février 1807 fixe, ainsi qu'il suit, le tarif des frais de procédure, appliqué par les tribunaux et adopté par les particuliers. Pour chaque vacation de trois heures, l'allocation de tout architecte, expert ou artiste, opérant dans le lieu de son domicile ou dans un ravon de deux mvriamètres, dans le département de la Seine, est de 8 fr. »
Pour les architectes dans les autres départements 6 fr. »
Au-delà de deux myriamètres, il est alloué, à titre de frais de voyage et de nourriture , pour chaque myriamètre parcouru en allant et en revenant, aux architectes de Paris 6 fr. »
A ceux des départements . 4 fr. 50
Pendant leur séjour, il est alloué, à la charge de faire quatre vacations par jour, aux architectes de Paris. 32 fr. »
A ceux des départements. 24 fr. »
Nota. La taxe est réduite quand le nombre des vacations est réduit.
11 est alloué aux experts deux vacations, l'une pour la prestation de serment, l'autre pour le dépôt du rapport, indépendamment de leurs frais de transport; s'ils sont domiciliés à plus de deux mvriamètres de dislance du lieu
où siège le tribunal, il leur sera alloué un cinquième de leur journée de campagne, ce qui supprime le prix de voyage ou de nourriture.
Vache, s. f. — Corne de vache :
voussure que l'on emploie pour évaser l'ouverture d'un tunnel ou d'une arche de pont (voy. ce mot).
Côte de vache (voy. Fanton).
Vacherie, s. f. - É table à vaches (voy. Étable).
Va-et-vient, s. m. — Les serruriers qualifient ainsi certaines ferrures , qui servent à donner à une porte un mouvement d'aller et de retour.
On dit : pivot va-et-vient (voy. Pivot).
Vagonnet, s. m. — Voy. Wagon-
net.
Vair, s. m. — Terme de blason. Métal formé de plusieurs pièces égales qui sont ordinairement d'azur et d'argent, rangées alternativement, mais disposées de façon que les pointes des pièces d'argent soient opposées aux pointes des pièces d'azur et la base à la base.
Dans le contre-vair, la disposition est inverse.
Vaison {Pierre de). — Calcaire compact, un peu gréseux, dur, provenant des carrières de Sainte-Catherine, dans la commune de Vaison, près d'Orange (Vaucluse).
VALET
VANNE
Cette pierre, de couleur gris de fer, parfois blanchâtre, présente une hauteur d'assise qui varie de 0m,20 à 1 mètre. Elle pèse de 2,530 à 2,575 kilogr. et s'écrase sous une charge de 1,000 à 1,100 kilogr. par centimètre carré.
Dans la même localité, on fabrique une chaux moyennement hydraulique qui résiste après trois mois d'immersion à des efforts de rupture de 5 kilogr. par arrachement et de 42 kilogr. par écrasement.
Vaisseau, s. m. — Nom que l'on donne par assimilation , à l'intérieur d'une grande salle, d'une galerie, d'une église, etc.
Val-de-Morteau {Pierre du). — Voy. Morteau.
Valentine (Ciment de la). — Ciment fabriqué dans une localité des Bouches-du-Rhône, et dont on trouve deux échantillons dans le commerce, le ciment ordinaire et le ciment Portland.
Valet, s. m. — 1° Outil de fer qui affecte à peu près la forme d'une F (fig.
Fig. 3439.
3439) et que les menuisiers emploient pour maintenir sur l'établi une planche qu'ils travaillent.
La longueur de la tige du valet est de 0m,50 à 0m,75, et sa grosseur, de 0m,27
On appelle valets de pied des valets qui sont plus petits que les autres.
2° Petit morceau de fer formant arrêt, qui est destiné à empêcher une fermeture de retomber ou de s'ouvrir.
Quelques targettes ou verrous portent des valets montés, sur leur platine, dans un cramponnet, et dont l'extrémité entre dans une entaille faite à la pièce lorsqu'elle est fermée.
Vallenay {Pierre de). — Calcaire oolithique, demi-dur, que l'on tire de la carrière de Vallenay, dans la commune de ce nom, près de Saint-Amand (Cher)
Cette pierre, à grains fins, porte une hauteur d'assise de 0m,60.
Vallonnement, 5. m. — Opération que l'architecte paysagiste a souvent à exécuter et qui consiste à disposer des terres en forme de vallons, de monticules, d'accidents de terrain, susceptibles de produire d'heureux effets.
Valognes (Pierre de). — Calcaire demi-dur, provenant de la carrière des Capucins , dans l'arrondissement de Valognes (Manche).
Cette pierre, de couleur blanchâtre ou grisâtre, présente une hauteur d'assise variant de 0m,25 à 0m,60.
Valve, s. m. — Voy. Soupape.
Vandagne. — Localité de la Haute- Savoie qui fournit un jaspe utilisé dans la décoration architecturale.
Vanne, s. f. — Panneau de bois qui sert à retenir ou à laisser passer en plus ou moins grande quantité les eaux d'une écluse, d'un étang, d'un réservoir ou même d'une grosse conduite.
Les vannes s'établissent de différentes manières. La figure 3440 représente, en élévation, un système de vannes qui forme barrage dans un petit cours d'eau ; ces vannes sont de simples madriers jointifs que traverse, dans leur épaisseur, une sorte de flèche ou pièce de bois méplate, qui sert à les soulever;
VANNE
VANNE
cette tige est percée de trous, dans lesquels on passe une cheville, pour arrê-
Fig. 3440.
ter le système, au point voulu, sur la traverse supérieure du barrage ; ces
Fig. 3441.
vannes glissent entre des poteaux munis de rainures et reposant sur une forte
semelle, comme le montre, en plan, la figure 3441, qui indique également la largeur et la construction du radier maintenu en amont et en aval par deux pièces de bois ; des contre-fiches main-
Fig. 3442.
tiennent le châssis qui forme le barrage, ainsi qu'on le voit sur la figure 3442. Les flèches, avec lesquelles on manœuvre les vannes ou pelles, glissent dans des mortaises pratiquées sur la traverse horizontale supérieure.
Pour régler le passage et l'arrêt dans un canal d une certaine importance, on emploie fréquemment des vannes mues par des crics, comme celle que représente la figure 3443. Au moyen de forts planchers ou d'enrochements, on forme un avant et un arrière-radier qui s'opposent aux affouillements.
Fis. 3443.
Les vannes peuvent être verticales ou I coupe d'une vanne dé cette dernière cainclinées. La figure 3444 représente la I tégorie ; vers le centre et du côté d'à-
VANNE
VANNE
mont s'adapte une tige terminée à sa partie supérieure par une crémaillère C, qui engrène avec une roue dentée ; sur Taxe de celle-ci est montée une autre roue dentée A, engrenant avec une vis sans fin U ; c'est en faisant tourner cette vis que Ton fait monter ou descendre la vanne; S est le seuil sur lequel vient reposer la vanne quand le pertuis est fermé ; il s'élève quelquefois au-dessus, mais toujours d'une faible quantité ;
Fig. 3444.
R est un rouleau sur lequel la tige à crémaillère s'appuie dans son mouvement ascendant ou descendant.
On appelle vanne plongeante une vanne placée à la partie supérieure d'un réservoir et qui ouvre le pertuis en s'abaissant, de manière à laisser écouler l'eau en déversoir (fig. 3445) ; la manœuvre est la même que pour les autres vannes.
Dans les usines qui emploient l'eau comme moteur, on appelle vannes de travail celles qui amènent l'eau sur les roues hydrauliques ; il existe toujours, en même temps, des vannes de décharge qui servent à faire écouler l'excès d'eau fournie par le bief d'amont.
Dans les égouts , on construit des
barrages disposés de manière à arrêter l'eau pendant un certain temps, pour en
Fig. 3445.
retenir le volume afin de pouvoir donner des chasses assez fortes, pour entraîner les vases et détritus, qui font souvent obstacle à un courant d'eau ordinaire.
Le système de barrage le plus simple, comme construction et manœuvre, et en
mm
Fig. 3446.
même temps très solide, consiste en une
VANNE
porte tournante ou vanne fixe (fig.
3446) (1), que Ton établit ordinairement sous une cheminée de regard, pour en faciliter la manœuvre. Pour donner les chasses au moven des eaux retenues, on emploie un système d'échappement ainsi disposé : une barre de fer forgé, mobile autour d'un axe vertical, est retenue à environ 0m,3o de chaque extrémité dans deux colliers fixés sur un poteau en chêne scellé dans le pied-droit. Pour que la vanne forme barrage, la barre de fer est placée de manière à permettre la pose d'une clavette suspendue à une chaîne dont l'extrémité est fixée au haut du regard et munie d'une poignée. Les pattes, qui garnissent la barre, sont alors placées perpendiculairement au fil de l'eau et forment sur le montant du poteau une saillie, contre laquelle la vanne se trouve appuyée, l'autre côté de celte vanne étant arrêté par despentures et des gonds ordinaires, fixés à un poteau en chêne également scellé et en partie encastré dans le pieddroit de ce côté. Lorsque, du haut du regard, on tire sur la chaîne, pour relever la clavette, la barre mobile fait un quart de tour ; les pattes, qui retenaient la vanne, prennent une position parallèle au fil de l'eau, dont la pression fait tourner la vanne sur ses gonds et ouvrir le barrage. Pour le rétablir, on pousse la vanne comme une porte tournante ordinaire ; on détourne la barre mobile, afin de ramener les pattes perpendiculairement au cours de Peau, et on la retient dans cette position, au moyen de la clavette fixée à la chaîne.
La figure 3447 représente une portevanne du même genre en planches verticales jointives et cintrées par le bas suivant la forme du radier. La même figure montre la poignée, qui doit se trouver à l'extrémité supérieure de la chaîne, retenue par une patte a scellement à l'orifice du renard.
(1) Oppermann, Nouvelles annales de la Construction, 1870.
607 — VANNE
A côté des vannes fixes, il v a les vannes mobiles employées pour faciliter le curage des égouts, et qui peuvent être transportées d'un point à un autre, suivant les besoins du travail. On pose ces vannes inclinées, comme le montre la figure 3448, pour faciliter la ma-
Fig. 3447.
nœuvre. Elles sont maintenues dans cette position par des chevilles enfon-
Fiff. 3448.
cées dans les pieds-droits et faisant