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VILEBREQUIN

VILLA

Vilebrequin, s. m. — Outil servant à percer le bois.

Le vilebrequin ordinaire est composé (fig. 3472) d'une poignée et d'une manivelle coudée, qui sert à faire tourner des mèches pour faire des trous. La partie coudée est d'un seul morceau ; elle est traversée dans le haut par une

Fig-. 3472.

cheville à tête qui sert d'axe de rotation. Le bout de cette cheville est retenu par une goupille de façon que la poignée ne peut se séparer de la manivelle. La partie inférieure est percée d'un trou carré, qui reçoit la queue également carrée du fût portant la mèche.

La figure 3473 représente un vilebre-

Fig. 3473.

g uin armé de sa mèche et dont la mani-

Fig. 3474.

velle est d'une forme un peu différente.

On voit que la mèche de cet outil est faite comme celle de la tarière (voy. ce mot) ; mais on se sert aussi de mèches qui ont les formes indiquées par la figure 3474 ; Tune est dite à pointe et l'autre, façon américaine.

Vilette (Marbre de). — Brèche violette provenant de la carrière de Brèchede-1'Hermitage, dans le département de la Savoie.

Villionneur (Pierre de). — Calcaire oolithique, assez dur, que l'on extrait des carrières de Vilhonneur, dans l'arrondissement d'Angoulême.

Sa hauleur d'assise varie de 0ms25 à 2 mètres ; elle pèse de 2,400 à 2,430 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 550 à 650 kilogr. par centimètre carré.

Villa, s. f. — Mot latin qui signifiait maison de campagne, métairie ou ferme et quelquefois même bourgade ou village.

Les Romains distinguaient trois sortes de villas, ayant chacune sa destination particulière ; souvent même, chaque villa comprenait les trois genres : la villa urbana, la villa rustica et la villa fructuaria.

La villa urbana comprenait l'habitation du propriétaire avec toutes les commodités d'une maison de ville.

La villa rustica renfermait tout ce qui appartient à l'économie rurale , les étables, les écuries, les pièces pour le dépôt des instruments de culture, la cuisine, la demeure de l'économe et des gens du maître.

Dans la villa fructuaria étaient conservés les fruits récoltés. On y trouvait des greniers pour le blé. des magasins pour l'huile, des caves pour le vin.

Autour de la villa étaient établies différentes constructions servant à divers usages, soit pour y prendre les repas, soit pour s'y livrer à l'étude, loin de tout objet de distraction.

VILLA

VILLE

Au Bas-Empire et pendant la période mérovingienne, les habitations de campagne ou résidences habituelles des seigneurs et des grands conservèrent le nom de villas. Ces résidences étaient ouvertes, défendues seulement, dans certains cas, par des palissades ou des tranchées.

Aujourd'hui, on désigne par le nom de villa une maison de campagne, une habitation de plaisance ou l'ensemble de plusieurs maisons de ce genre réunies dans une même enceinte.

On trouve aujourd'hui, en Italie, un grand nombre de villas ou maisons de campagne appartenant aux plus riches familles et parmi lesquelles nous citerons seulement les plus célèbres établies aux environs de Rome : la villa Albani, la villa Borghèse, la villa Pamphili, regardée comme la plus considérable de toutes, surtout pour la richesse et l'étendue de ses jardins.

Dans nos contrées, le nom de villa est également attribué aux maisons de campagne dans lesquelles un certain luxe est déployé ; mais il y a une différence à établir entre ce qu'on appelle actuellement cottage et villa. Le cottage est l'expression architecturale du génie anglo - saxon et germanique ; c'est , comme le fait si bien observer notre éminent confrère M. C. Daly, « la nature qui devient prépondérante ; c'est l'arbre qui se développe librement, c'est la liane qui s'étend sur les murs, qui forme des colliers autour des fenêtres et des couronnes au front des portes ». La villa est, au contraire, le jardin géométrique, avec ses allées régulières et ses arbres taillés ; c'est « l'ordre exprimé par la symétrie, c'est le style, c'est le beau ; c'est la réglementation, le contrôle incessant de l'homme ou de l'art sur la nature. Le cottage, c'est la liberté exprimée par l'irrégularité commode et pittoresque...

La villa est classique; le cottage est romantique ».

Il faut convenir qu'aujourd'hui il y a

une certaine confusion dans les termes, qui répond au mélange des styles, à l'influence du pittoresque introduit par les tourelles gothiques, et la prédominance du jardin anglais. La régularité classique de la villa s'en est ressentie.

Il semble donc convenable de donner, à proprement parler, le nom de villas aux habitations de campagne d'une certaine importance, où domine le principe de la régularité architecturale, et de réserver celui de cottage pour les demeures plus rustiques, plus modestes, dont, suivant l'expression de l'auteur que nous venons de citer, « le pittoresque est le principe esthétique, l'irrégularité un moyen de confort, et où la nature est une amie avec laquelle le maître de la maison vit en intime et affectueuse communion ».

On pourrait enfin donner le nom d'habitations suburbaines à ces maisons de plaisance construites aux abords des grandes cités et dans lesquelles l'architecture est fantaisiste et soumise aux caprices de la mode.

Villaines (Pierre de). — Calcaire oolithique, tendre, blanchâtre, provenant des carrières de Y illaine s-la-Carolle, près de Marne rs (Sarthe).

La hauteur d'assise de cette pierre varie de 2 à 3 mètres ; elle pèse de 1,780 à 1,810 kilogr. le mètre cube, et s'écrase sous une charge de 60 à 90 kilogr. par centimètre carré.

Ville, s. f. — Assemblage considérable de maisons, de rues, de places, de quartiers, tantôt renfermés dans une enceinte de murs ou de remparts, tantôt disposés sur un terrain illimité.

Cette agglomération étant l'œuvre du temps, on ne peut, bien qu'il y ait des villes modernes construites d'après des plans établis , donner une véritable théorie au sujet du tracé d'une ville.

Toutefois, plus d'un architecte a exercé son imagination à créer une sorte de

VILLE

VILLE

programme de ce qu'on pourrait appeler l'idéal d'une ville.

Ainsi, Vitruve a proposé à ce sujet un plan, dans lequel il place le forum au centre et dirige les rues de manière à ne point être enfilées par les vents, qu'il suppose au nombre de huit. Ce plan est un octogone dont chaque côté est normal à la direction de l'un des vents ; les rues principales vont du centre aux angles du polygone occupés par des tours défensives ; les autres rues sont parallèles aux côtés de cette figure. Il est inutile d'insister sur les côtés défectueux que présente la composition d'un pareil plan.

Des architectes modernes ont été mieux inspirés pour le même objet.

Ainsi, les villes de Turin, de Nancy, de Rochefort et plusieurs autres appartenant aux États-Unis d'Amérique, présentent de longues rues parallèles, ouvertes suivant deux directions, se croisant à angle droit. Ces rues sont larges et souvent bordées de maisons uniformes.

Malheureusement, les villes ainsi conçues semblent tristes par leur uniformité même ; de plus, l'ordre apparent qui y règne n'est autre chose au fond que du désordre, puisqu'il n'y est pas tenu compte des données essentielles du sujet, les besoins différents de la circulation suivant la nature des quartiers habités par les classes riches, ouvrières ou commerçantes ; c'est ainsi que dans de semblables cités les voies les plus fréquentées n'ont pas plus de débouchés que les rues habituellement désertes.

Toutefois, si l'on suppose qu'il y ait le plan d'une ville nouvelle à établir, il est certaines données générales, dont il est convenable de tenir compte.

L'emplacement pour une capitale, par exemple, doit être choisi de telle sorte que les terres environnantes soient fertiles, les eaux de bonne qualité, l'air salubre. Un fleuve est la voie naturelle qui doit mettre en communication une capitale avec diverses provinces et avec

la mer. Le sol doit aussi être propice aux constructions et pourvu de matériaux convenables. De la ville doivent rayonner vers les frontières et les principaux centres de l'État des routes et des lignes de chemins de fer.

Quant aux grandes divisions intérieures de la cité, sans avoir rien d'absolu,, elles trouvent leur raison d'être dans les exigences particulières de chacune des classes qui composent la population ; ces classes sont l'une adonnée à l'industrie, l'autre au commerce, celleci à la finance et aux affaires, celle-là comprend les personnes qui peuvent, grâce à la fortune, passer leur vie dans les loisirs, une autre enfin consacre son temps à l'étude ou à l'éducation de la jeunesse.

Chacun de ces quartiers d'une ville prend donc une physionomie spéciale tant par les voies de communication que par les édifices publics et les habitations. Ces dernières, plus ou moins luxueuses, suivant les quartiers , ne doivent pas être établies d'après un même type dans chaque quartier ; la variété des besoins, la diversité des convenances et des goûts entraînent la variété dans la forme et, sous ce rapport, toute liberté doit être laissée aux habitants.

Aux monuments et aux édifices publics, on affectera la place qui leur convient le mieux. La cathédrale, l'hôtel de ville, le palais de justice, le principal marché des denrées alimentaires, doivent occuper une position cen traie. Les ministères, les musées d'œuvres d'art, les grands théâtres, les belles promenades, seront établis dans les quartiers riches. La Bourse sera placée sur les confins du quartier de la finance et de celui du commerce. Les établissements scientifiques et littéraires seront construits dans le quartier des études. En outre, chaque quartier doit avoir sa mairie, sa justice de paix, ses théâtres, ses bibliothèques, ses marchés, etc. Les prisons, les hôpitaux se

VILLEFRAXCHE.

VILLERS

ront distribués sur le périmètre de la cille dans des positions salubres ; les marchés à bestiaux, les abattoirs occuperont également une position excentrique. Les cimetières, rejetés en dehors de l'enceinte, devront être placés de telle sorte, que les émanations dangereuses ne puissent atteindre la cité.

Le tracé des rues est commandé par la disposition des lieux et les besoins variés de la circulation dans chaque quartier et les nécessités de communication entre les quartiers différents. La largeur de ces rues, très variable, ne doit nulle part être moindre que celle qu'impose la salubrité publique.

Les places (voy. ce mot) sont indispensables dans une grande ville, pour rompre l'uniformité des rues et offrir un emplacement convenable aux édifices publics, aux fontaines et aux monuments honorifiques.

Enfin, un système complet de canalisation souterraine sert à distribuer l'eau et le gaz et à chasser promptement les immondices.

On doit citer la ville de Paris comme répondant le mieux aux conditions générales qui viennent d'être exposées.

Villebois {Pierre de). — Calcaire compact désigné sous le nom de choin.

Cette pierre est très dure, de couleur gris de fer; à pâte fine, susceptible de poli. On l'extrait des carrières de Villebois, dans l'arrondissement de Belley (Ain).

La hauteur d'assise de cette pierre varie de 0m,10 à lm,20; le poids du mètre cube de 2,640 à 2,720 kilogr. et la charge nécessaire pour produire l'écrasement de 820 à 990 kilogr. par centimètre carré. On en fait usage à Lyon, à Paris, en Savoie et en Suisse.

Villefranche [Pierre de). — Calcaire cristallin, dur, veiné de blanc, que l'on tire de la carrière de Villefranche, dite de Péricon dans l'arrondissement de Prades 'Pvrénées-Orientales).

Cette pierre, veinée de blanc et susceptible de poli, est employée comme marbre. Sa hauteur d'assise varie de 0m,30 à 1 mètre ; le poids du mètre cube est de 2,710 kilogr. el la charge d'écrasement de 755 kilogr. par centimètre carré.

Yillecjly (Grès de). — Grès calcarifère, assez dur, provenant de la carrière du Four-à-plâtre , dans la commune de Villegly. près de Carcassonne.

Cette pierre est de couleur gris-verdàtre, à grain fin, propre à l'ornemen- Lalion et à la sculpture; sa hauteur d'assise va jusqu'à 2 mètres.

Villengears (Pierre de). — Calcaire lacustre, dur, blanchâtre et celluleux, que l'on extrait des carrières de Villengears et de la Roptonnerie, dans la commune de Thiville, près de Châteaudun (Eure-et-Loir).

La hauteur d'assise de cette pierre varie de 0m,50 à 0m,70; elle pèse de 2. ±50 à 2.560 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 350 à 520 kilogr. par centimètre carré.

Villentrois (Pierre de). — Craietuffeau, tendre, provenant des carrières des 3Iarins et des Daubinières, dans la commune de Villentrois, près de Chàteauroux (Indre).

Cette pierre présente une hauteur d'assise variant de 0ni,33 à 1 mètre ; elle pèse 2,090 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 85 kilogr.

par centimètre carré.

Villepinte {Grès de). — Grès calcarifère, tendre, que l'on tire de la carrière de Las Castelles, dans la commune de Villepinte, près de Castelnaudary (Aude).

Cette pierre, de couleur grisâtre et à grain assez fin, offre jusqu'à o mètres de hauteur d'assise.

Villers (Roche de •). — Calcaire dur,

VIOLET

VIS

grisâtre, siliceux, coquillier, provenant de la carrière de Villers-la-Fosse, dans l'arrondissement de Soissons.

La hauteur d'assise de cette pierre varie de 0m,50 à 0m,70 ; elle pèse de 2,300 à 2,400 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 220 à 460 kilogr. par centimètre carré.

Villîers {Pierre de). — Calcaire oolithique, demi-dur, blanc, à grain fin, tiré de la carrière de Villiers, près de Saint-Amand (Cher).

La hauteur d'assise de cette pierre est de 0m,50.

Vimines (Marbre de). — Brèche rouge extraite de la carrière de Pierre- Rouge, dans le département de la Savoie.

Vindas, s. m. — Treuil vertical qui manœuvre à l'aide de leviers horizontaux (voy. Cabestan).

Vines (Lave de). — Lave basaltique, assez dure, provenant de la carrière de Vines, dans l'arrondissement d'Espalion (Aveyron).

Cette pierre est de couleur gris d'ardoise, celluleuse et propre à la sculpture. Sa hauteur d'assise est de 0m,40.

Vingtaine , s. f. — Cordage de moyenne grosseur.

On emploie les vingtaines pour faire des verboquets (voy. ce mot).

Violaines (Liais de). — Calcaire dur, à grain fin, blanc-gris pâle, que Ton extrait de la carrière de Violaines, près de Soissons (Aisne).

La hauteur d'assise de cette pierre varie de 0m,40 à 0m,70 ; le poids du. mètre cube, de 2,200 à 2,300 kilogr., et la charge d'écrasement par centimètre carré, de 300 à 350 kilogr.

Violet, s. ni. — Couleur secondaire que Ton compose au moyen de blanc,

de laque, de bleu de Prusse ou d'indigo.

Laque violette ou violet végétal : belle couleur que l'on prépare en mélangeant des volumes égaux de décoction de campêche et d'une dissolution d'acétate d'alumine résultant de la décomposition de l'alun par l'acétate de plomb.

Violon, s. m. — Outil de serrurier et de treillageur qui sert à percer des trous dans le métal. Le violon est une sorte de touret à main, dans lequel est placé un foret que l'on fait mouvoir au moyen d'un archet.

Vis à tête de violon (voy. Vis).

Virbouqnet, s. m. — Les couvreurs donnent ce nom à une cheville qui arrête une corde nouée à l'amortissement d'une flèche de clocher.

Vire (Granit de). — Granit commun, dur, bleuâtre, à grains moyens, provenant des carrières du Bois de la Haie, dans l'arrondissement de Vire (Calvados).

Cette pierre pèse 2,720 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 940 à 1,110 kilogr. par centimètre carré.

Vires, s. m. pi. — Terme de blason.

Se dit de plusieurs anneaux enfermés les uns dans les autres, de manière qu'ils ont tous le même centre.

Virole, s. f. — Petit cercle de métal servant à assujettir deux objets l'un sur l'autre.

On place des viroles en guise de petites pattes aux manches des outils ou à diverses pièces de bois, pour les empêcher de se fendre.

Vis, 5. f. — 1° Tige cylindrique, de bois ou de métal, dont la surface est entaillée en hélice, d'une rainure triangulaire ou rectangulaire. La saillie hélicoïdale se nomme le filet et la vis est dite

VIS. — 655

à filet triangulaire ou à filet carré (fig.

VIS

Fig. 3475.

3475). La distance entre deux rainures s'appelle le pas de la vis.

La vis s'engage dans une pièce que l'on nomme écrou et qui présente en creux la forme que la vis offre en relief, mais qui n'a qu'une partie de la longueur de la vis. Si l'écrou est fixe, la vis, en y pénétrant, prend un double mouvement de rotation autour de son axe et de translation suivant cet axe. Si c'est la vis qui est fixe, l'écrou peut cheminer le long de la vis en tournant autour de leur axe commun. En tout cas, le déplacement relatif dans le sens de l'axe est toujours d'un pas à chaque tour ou d 'une fraction de ce pas pour la même fraction de tour.

La vis est un des organes employés en mécanique pour produire de fortes pressions.

Fig. 34TG.

Les boulons (À vis (fig. 3476) servent à serrer des pièces assemblées.

Les machines à fileter et à tarauder.

que l'on emploie pour fabriquer les pis et les écrous, sont elles-mêmes fondées sur les propriétés de la vis.

On emploie quelquefois une vis dite à deux pas, formée d'un noyau cylindrique, sur lequel sont enroulés, en sens contraire, deux filets égaux, formant (fig. 3477; deux pis de même pas, symétriquement placées par rapport à un plan perpendiculaire à l'axe. Le noyau ne peut prendre qu'un mouvement de rotation autour de son axe; à

chaque vis correspond un écrou qui ne peut prendre au contraire qu'un mouvement de translation parallèle à l'axe.

Quand on fait tourner le noyau, les deux écrous marchent en sens contraire de quantités égales et se rapprochent ou

Fig. 3477.

s'éloignent suivant le sens de la rotation. Si les deux écrous sont reliés entre eux et forment une bride réunissant les extrémités de deux tiges filetées en sens contraire, ce sont ces tiges qui se rapprochent ou s'éloignent suivant le sens de la rotation.

Cette disposition trouve son application dans les assemblages en fer (voy.

Assemblage). On emploie également les tiges filetées en sens inverse, pour rapprocher deux tuyaux qui doivent être placés dans le prolongement l'un de

Fier. 3478,

l'autre. On a encore utilisé cette dispo-

VIS

vis.

sition dans les verrins employés au decintrement des arches de pont (voy. Décintrement).

La construction des fermetures Maillard est également basée sur le principe de la vis (voy. Fermeture).

La figure 3478 représente le plan d'un des caissons avec la coupe delà vis de fermeture, et une coupe faite dans l'entablement et qui montre l'engrenage à pignons communiquant le mouvement à l'arbre de couche.

Nous donnons (fig. 3479) une coupe au 1/4 d'exécution, qui indique le détail de cet engrenage conique vu de

Fig. 3479.

profil, avec une section faite sur l'arbre de couche et la position haute et basse des feuilles derrière le tableau d'enseigne.

On a appliqué aussi la forme et le

Fig. 3480.

nom de la vis à de petits morceaux de

fer cylindro-coniques, filetés sur une partie de leur longueur et terminés par une tête plate ou demi-ronde (fig. 3480) et qui servent à fixer les pièces l'une sur l'autre.

Les vis que l'on emploie pour fixer les ferrures sur le bois sont dites vis à bois et reçoivent différentes dénominations par suite de la forme de leur tête. Il y en a de fraisées ou à tête plate, à tête ronde, à tête carrée, à goutte de suif. Ces vis, sauf celles à tête carrée qui se tournent à la clef, ont leur tête pourvue d'une rainure, dans laquelle on introduit le biseau d'un outil appelé tournevis (voy. ce mot), qui permet de les enfoncer; le filet de ces vis est triangulaire, à arête aiguë, pour pénétrer plus facilement dans le bois.

Les vis qui servent à fixer les métaux entre eux sont de même forme que les vis à bois.

Les vis à tête de violon, ainsi nommées parce qu'elles ont la même tête que les vis qui serrent les cordes de cet instrument, sont des vis de sûreté que l'on emploie pour fermer solidement, par exemple un fléau de persiennes, une barre de fermeture intérieure, etc.

Dans le commerce, les vis ordinaires se classent par numéros de grosseur et de longueur et se vendent à la grosse.

Les plombiers donnent le nom de vis à chapeau à une sorte de vis qui sert à réunir les bouts de tuyaux de conduite, à fixer les porte-clapets et les brides de raccordement. La tête de cette vis est carrée et entre dans une clef qui sert à la tourner.

2° En construction, on donne le nom de vis à certains escaliers tournants.

On appelle :>

Vis à jour, un escalier tournant suspendu (voy. Escalier) ;

Vis à noyau plein, un escalier dont les marches (fig. 3481) s'engagent par un bout dans un mur circulaire et, par l'autre, dans un noyau cylindrique, concentrique au mur; les marches s'engagent dans le mur, au moyen d'en-

VIS

VIS

tailles correspondantes au contour du panneau de tête; on pourrait engager de même les marches dans le novau,

Fig. 3 581.

mais on obtient plus de solidité en faisant portera chaque marche une tranche de noyau de même hauteur qu'une

Fig. 3482.

marche (fig. 3482, ; de plus, on relie entre elles par des goujons en fer qui traversent leur axe , les différentes tranches du noyau ;

Vis Saint-Gilles, une voûte annulaire rampante (Fig. 3483) destinée à soutenir un escalier à vis et à noyau plein; cette voûte doit son nom au prieuré de Saint-Gilles, en Provence, où il en existait une de ce genre.

3° Vis d'Archimède : machine servant à élever l'eau et qui est formée d'un cy-

lindre creux dans lequel se trouvent un ou plusieurs conduits hélicoïdaux (Fig.

3484). La partie inférieure repose sur une crapaudine et la partie supérieure sur un coussinet ; Fenveloppe est appelée canon; les planches formant le Filet de

Fig. 3483.

la vis sont les marches : le cylindre plein est le noyau: l'espace compris entre le canon, les marches et le noyau forme le canal hélicoïdal. Dans les m ordinaires, on place trois hélices sur le même noyau et l'on a ainsi trois canaux. Pour les vis

Fig. 3484.

en bois, le diamètre du noyau est le tiers de celui du canon. L'angle que font les hélices avec l'axe du noyau doit être d'environ 50°. C'est en faisant tourner cette machine, au moyen de la manivelle placée à son extrémité supérieure, que l'on fait successivement pénétrer l'eau dans les divers pas de

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