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VISITER

VITRAGE

l'hélice. L'inclinaison de la vis par rapport à l'horizon doit être de 30° à 45°, suivant que les hélices sont plus ou moins inclinées par rapport au noyau.

Son plus grand effet utile s'obtient avec une inclinaison de 30°.

Visiter, v. a. — Fosse à visiter : on désigne ainsi des fosses à plan rectangulaire, qui sont établies sur les voies des chemins de fer pour visiter le dessous des locomotives.

On distingue :

1° Les fosses à piquer le feu, au moyen desquelles, pendant l'arrêt des trains et le renouvellement des approvisionnements du tender, on peut netloyer la grille et le cendrier des locomotives ; ces fosses permettent aussi de visiter et de graisser les parties du mécanisme que Ton ne peut aborder latéralement ;

2° Les fosses qui, dans les remises de dépôt, servent à vider le feu du foyer, l'eau de la chaudière ;

3° Les fosses qui, à l'intérieur des remises et ateliers, sont nécessaires pour le nettoyage des véhicules, le montage du mécanisme et les réparations.

Les fosses à visiter placées sur les voies principales ont généralement de 0m,87 à 1 mètre de largeur sur 1 mètre à lm,25 de profondeur et de 7 à 12 mètres de longueur. Les murs se construisent en moellons, en briques

Fi g. 3485.

ou en pierres de taille. Les parois et le fond' doivent être garnis en briques

réfraclaires. Le fond est tantôt concave, tantôt convexe, pour l'écoulement des eaux.

La figure 3485 représente la coupe d'une fosse à visiter à l'échelle de 1/50.

Vitrage, s. m. — Terme général, par lequel on désigne l'ensemble des parties vitrées d'un local ou d'un bâtiment.

L'emploi des vitrages était connu des anciens, soit qu'ils lissent usage de pierres transparentes ou pierres spéculaires ou bien encore de véritables vitres ou carreaux de verre , comme semble le démontrer la découverte de morceaux de verre dans les ruines d'Herculanum.

Dans les bains publics de Pompéi que l'on a achevé de déblayer en 1828, on a trouvé un châssis vitré en bronze, qui détermine non-seulement la grandeur et l'épaisseur des vitres employées, mais encore la manière de les ajuster.

Fig. 3486.

Comme le montre la figure 3486, qui représente un fragment de ce châssis en perspective, les vitres étaient posées dans une rainure et retenues, de distance en dislance, par des boutons

VITRAGE

VITRAGE

tournants qui se rabattaient sur les vitres pour les fixer. Leur largeur est de 0m,55 environ sur 0m,75 de hauteur et leur épaisseur de 0m.004o.

C'est dans les églises du nioven âge que fut inauguré le système de vitrage dont les compartiments colorés reçurent le nom de vitraux et qui devinrent une des principales décorations des intérieurs (voy. Vitrail).

Aujourd'hui, les vitrages de nos baies sont formés soit de carreaux ou vitres que Ton trouve de plusieurs dimensions dans le commerce, soit de glaces ou verres plus épais et de plus grande surface (voy. Glace, Vitre).

On appelle encore vitrage une division de deux pièces faite dans un intérieur quelconque au moyen d'une clôture en verre.

Enfin, remploi du vitrage est appliqué, de nos jours, non plus seulement à la fermeture des baies de fenêtres, mais encore à la couverture des édifices, des serres, etc.

Nous citerons, comme une heureuse application à la couverture , celle du verre concave. Ce système de toiture présente cet avantage d'amener constamment l'écoulement de l'eau de pluie et de la buée intérieure vers le centre des travées par une double pente. 'Le mastic qui relie les vitres aux fers destinés à les supporter, se trouve placé au point le plus élevé et, ne pouvant plus donner passage aux infiltrations, est préservé de la destruction qui le menace avec le verre plan ordinaire.

Nous terminerons par quelques recommandations sur le choix du verre avec lequel on fait le vitrage des serres et au sujet delà manière dont on doit le disposer sur les charpentes destinées à le recevoir.

On sait que la quarantième partie de la lumière solaire qui tombe perpendiculairement sur le cristal le plus pur, est réfléchie et ne le traverse pas ; on peut dès lors admettre que les trois quarts de la lumière qui tombe sur du

verre vert ou impur ne le traversent pas.

Donc, l'emploi du verre de mauvaise qualité doit être proscrit des serres.

D'autre part , on a remarqué que le meilleur verre peut donner de fâcheux résultats si on l'utilise en carreaux de vitre d'une grande surface, surtout si la ventilation est défectueuse. On a reconnu que les plantes n'étaient presque pas brûlées par le soleil ou ne Tétaient qu'à un très faible degré sous de petits carreaux. On a reconnu aussi que, dans les serres vitrées avec des carreaux larges d'environ 0m,33. longs de 1 mètre ou davantage, on est obligé de donner beaucoup plus d'air que dans celles de même grandeur et situation, dont les vitres n'ont que 0m,16 de largeur et une longueur égale. Celte différence s'explique par le grand nombre de jointures par lesquelles il entre toujours un peu d'air, si on ne les a pas bouchées avec du mastic. Néanmoins, même dans les serres à grands carreaux, on diminue par une bonne ventilation, les ardeurs du soleil passant à travers les vitres et déterminant la brûlure des plantes.

Un moyen pratique de s'assurer de la qualité du verre est le suivant : on prend un morceau du verre que l'on veut employer et on le place au soleil, de telle sorte que la lumière qui le traverse tombe sur une feuille de papier blanc, qu'on en éloigne et rapproche alternativement. Si l'on voit sur le papier des points, des roues ou des lignes plus brillantes que le reste, il est prudent de ne pas se servir de ce verre.

On a observé qu'une légère teinte d'un vert jaunâtre pâle, donnée au verre en mêlant un peu d'oxyde de cuivre à la matière, a une influence avantageuse sur la végétation.

En résumé, on doit employer pour le vitrage des serres chaudes ou froides un verre homogène, assez épais, teinté en vert jaunâtre pâle, exempt de bulles et de raies. On le divise en petits carreaux, qui résistent mieux à la grêle que les grands et qui sont plus faciles à

VITRAIL

VITRAIL

changer et à réparer. On doit disposer ces carreaux de telle sorte qu'ils se superposent dans une largeur de 0m,005 à 0m,006 et Ton bouche le joint avec du mastic.

En vitrant, on doit avoir grand soin d'éviter que les vitres ne soient trop étroitement enchâssées dans leurs rainures, sans quoi les meilleures mêmes sont sujettes à se briser, parce que les châssis, de bois ou de fer, se tourmentent toujours plus ou moins. Les tringles des châssis de serre doivent être minces, mais fortes et leur espacement doit être de 0m,22 ou tout au plus de 0m,28. Quant au mastic, il faut en employer de très bonne qualité ; on en obtient de tel en broyant soigneusement de la craie bien lavée et très fine avec de l'huile de lin non cuite.

On donne le nom de fers à vitrage à divers échantillons de fers profilés qui servent à former les châssis ou petits

Fig. 3487.

bois dans les vitrages. La figure 3487 représente les différentes sections que l'on donne généralement à ces fers.

Vitrail, s. m. — Châssis en fer dans lequel sont placés des panneaux de verre de couleur montés en plomb.

L'art de la verrerie fournit à la déco-

ration monumentale un de ses plus puissants effets par l'emploi de verres colorés et disposés de manière à représenter des personnages et des dessins de divers genres.

Il est certain que la peinture sur verre, c'est-à-dire l'art de lui donner des couleurs variées, soit en le colorant dans sa pâte, soit au moyen de couleurs vitrifiables appliquées à sa surface et que l'on soumettait ensuite à l'action du feu, fut connue des anciens; Diodore de Sicile affirmait que les Égyptiens imitaient même les pierres précieuses au moyen du verre.

C'est à l'époque de Cicéron que l'art de la verrerie paraît s'être introduit chez les Romains, qui semblent avoir fréquemment employé le verre coloré à la décoration des murs, des plafonds et même du pavé de leurs appartements.

Plus tard, l'usage s'étant établi de garnir de vitres les fenêtres des églises, on y appliqua parfois des verres colorés. Dès le ive siècle, la basilique de Saint-Paul hors les Murs à Rome était, selon Prudence, enrichie de vitraux.

Au vie siècle, Sainte-Sophie de Constantinople reçut également des verres de couleur.

En Gaule, dès le ve siècle, plusieurs basiliques gauloises, à l'imitation des basiliques romaines, étaient ornées de vitres colorées.

Cet usage devint général. Toutefois, ce n'est réellement qu'au xne siècle, époque à laquelle remontent les plus anciennes verrières qui nous soient parvenues, que commence pour nous l'histoire de la peinture sur verre.

Les vitraux des églises furent d'abord de véritables mosaïques , composées d'un assemblage de pièces de verre teintes dans la pâte et de dimensions variables, que l'on reliait entre elles au moyen de tiges de plomb qui dessinaient les principaux motifs du sujet représenté, tandis que l'ensemble de la verrière était consolidé par une armature générale de fer.

VITRAIL

VITRÉ

Les couleurs généralement employées sont le blanc, le vert, le violet, le. jaune et le rouge.

Certains archéologues ont donné à ce genre de mosaïques le nom de peinture en verre pour le distinguer de la peinture sur verre, exécutée avec des couleurs vitriliables appliquées au pinceau à la surface, procédé qui, s'il était connu auparavant , ne fut toutefois remis en vigueur qu'au xne siècle.

C'est alors en effet que les verriers commencèrent à rehausser les couleurs de leurs verres avec des noirs vilrifiables pour accuser les contours et les ombres.

Les plus remarquables verrières qui nous soient parvenues de cette époque sont celles qui décorent le chevet de l'église de Saint-Denis.

Le système de vitraux en marqueterie prévalut jusqu'au xve siècle. Toutefois, vers le commencement de ce siècle, on se mit à pratiquer la peinture sur verre proprement dite. C'est alors également qu'apparut l'emploi des verres doublés, c'est-à-dire à deux couches, l'une colorée, l'autre incolore. Le système en usage était le suivant : on traçait un dessin sur la face colorée du verre ; on enlevait à l'émeri et à l'eau, jusqu'à la couche incolore, toute la partie du verre coloré indiquée par le dessin ; on appliquait ensuite un émail d'or, d'argent, et d'une autre couleur sur le fond champlevé, puis on repassait la pièce au feu. C'est parce procédé que furent obtenues les riches bordures qui ornent les draperies des figures dans les verrières du xve siècle.

Néanmoins, ce ne fut véritablement qu'au xvi° et au xvuc siècles que le système de la peinture sur verre à l'aide de couleurs vitrifiables se substitua au système des vitraux en mosaïque.

Le nouveau procédé permit de diminuer le nombre des plombs d'assemblage, qui furent même parfois remplacés par des montures en fer.

C'est après cette période que com-

mença la décadence de la peinture sur verre, décadence qui était complète à la fin du siècle dernier.

Sous le premier empire, des essais eurent lieu pour ressusciter cet art, essais qui sont dus à Dihl et àBrongniart.

Les procédés de coloration des verres ont depuis fait des progrès (voy. Verre) et cette branche de l'art tend à reconquérir une place digne des effets décoratifs qu'elle est appelée à produire.

Toutefois, quelle que soit la perfection du dessin et des procédés d'exécution dont témoignent les vitraux sortis des mains des artistes contemporains, la vivacité et l'éclat des tons des vitraux anciens n'ont pu encore être égalés.

Vitre, s. f. — Nom que l'on donne aux pièces de verre qui garnissent les châssis des croisées et certaines clôtures en verre.

La vitre, dite aussi carreau, se pose à l'extérieur des fenêtres ou des portes dans de petites feuillures pratiquées à cet effet dans les montants et dans les traverses et petits bois des châssis. Le carreau, coupé d'équerre, le plus exactement possible, est fixé au moyen de pointes fines en fer recourbées dans le sens longitudinal du bois, pour ne pas paraître sous le mastic. Ce mastic, avec lequel le vitrier ferme les joints, sert à empêcher l'air et l'eau de pénétrer dans la pièce entre la vitre et la menuiserie.

Le nettoyage du verre à vitres se fait avec un linge trempé dans du blanc d'Espagne délayé ; avant que ce blanc soit sec, on repasse avec un linge propre et doux pour enlever toutes les saletés qui ont pu rester sur les carreaux.

S'il y a sur les vitres des taches de peinture à l'huile, on frotte avec un linge imbibé d'eau seconde et même, au besoin, on se sert d'un couteau à reboucher.

Le verve h vitres se vend dans le commerce par échantillons (voy. Verre).

Vitré (Grès de). — Grès siliceux,

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