VOIE
Les riches Romains établissaient des viviers dans leurs maisons de campagne et n'épargnaient aucune dépense soit pour se procurer des poissons rares, soit pour faire arriver jusque dans ces bassins les eaux mêmes de la mer.
Les étangs ou viviers creusés dans le roc passaient pour être les meilleurs. À défaut de roc, on battait soigneusement la terre sur les bords. Dans le fond, c'est-à-dire sur le sol, on creusait différentes cavités, les unes taillées carrément et dans lesquelles se reposaient les poissons à écailles, les autres contournées en spirale pour les murènes.
Divers canaux étaient pratiqués, les uns pour amener les eaux, les autres pour les évacuer, ces derniers étant pourvus de grillages qui empêchaient les poissons de sortir de l'eau.
Vivifier, v. a. — Enlever l'oxyde qui recouvre le plomb, en faisant fondre ce métal avec du charbon et des cendres que l'on écume ensuite.
Voie, s. f. — 1° Chemin, route.
Nous avons donné à l'article Route des détails sur tout ce qui regarde la construction, l'établissement, l'exécution et même l'historique des grands chemins, c'est-à-dire des voies, tant anciennes que modernes. Nous ne dirons ici que quelques mots sur les voies de chemins de fer.
Le système de voie\e plus répandu en France et en Angleterre est ainsi composé : des rails en fer, dits à double champignon, symétriques, reposent sur des coussinets en fonte, dans lesquels ils sont serrés par des coins de bois; les coussinets sont eux-mêmes fixés , par l'intermédiaire de chevillettes en fer sur des traverses en bois, qui répartissent les pressions sur le sol et maintiennent l'écarlement des rails. Cet ensemble est placé sur une couche de ballast (voy. ce mol), qui forme un sol artificiel solide, perméable, et facilement maniable.