VOIE
VOIRIE
Telles sont les données générales du système.
On appelle accessoires de la voie les changements de voie (voy. Changement).
les traversées de voie (voy. Traversée), les plaques tournantes voy. Plaque).
On dislingue dans les lignes de chemins de fer, les chemins à une voie et les chemins à deux voies. Dans ce dernier cas. il y a entre les deux voies un espace appelé Yentre-voie dont la largeur est ordinairement d'environ 2 mètres d'axe en axe des rails.
On donne différentes dénominations aux diverses voies disposées dans les gares et stations. Ainsi , l'on appelle :
Voies principales, celles qui sont réservées au parcours habituel et régulier (\c> trains ; on distingue la voie de départ et la voie d'arrivée, ou la voie montante et la voie descendante ;
Voies de garage, celles où se placent les trains de marchandises ou ceux de voyageurs pour laisser sur les voies principales le passage libre aux trains plus rapides ;
Voies de service, les voies par lesquelles les locomotives se rendent de leur dépôt à la tète des trains et de la gare au dépôt après leur service ;
Voies de remisage des wagons, celles que l'on établit dans les remises et dans les gares où il est important d'avoir une réserve de wagons, en cas d'affluence imprévue ;
Voies de passage et de traversée, celles qui permettent d'aller d'une voie à l'autre, soit par les changements, soit par les plaques;
Voies de chargement et de déchargement, celles qui servent pour les marchandises . chevaux , bestiaux , voi tures. etc.
Ces voies doivent former des groupes distincts, suivant qu'elles sont destinées au service des voyageurs, des marchandises, des wagons ou des locomotives.
2° Charretée d'un ou de plusieurs quartiers de pierre.
On dit de même une voie de moellons, de plâtre, de gravois, etc.
3° Ouverture que pratique une scie dans la pierre ou le bois qu'elle débite.
Donner de la voie à une scie, c'est déverser alternativement de côté et d'autre les dents d'une scie, pour queljes forment une ouverture plus large et facilitent le passage de la scie.
Voile, s. m. — 1° Mot qui vient du latin vélum signifiant rideau, tenture de porte ou de fenêtre.
Les Romains appelaient aussi vélum ou velarium les grandes tentures élevées au-dessus des théâtres, ou des amphithéâtres, ainsi que celles qui séparaient la scène du théâtre. Dans cette dernière acception, on emploie aujourd'hui les mots toile et rideau.
2° On appelle surfaces de voiles une disposition que l'on adopte dans certains cas pour les planchers d'assemblage et qui consiste à tailler en dessous les solives, de manière à ce qu'elles présentent une surface courbe. On emploie ce moyen pour corriger le fléchissement des assemblages qui donne au plafond une forme convexe.
Voirie, s. f. — Mol par lequel on désigne tout ce qui concerne la police îles voies par terre et par eau. La voirie a dans son ressort tout ce qui. dans les constructions, a un rapport direct avec la sûreté, la commodité et la salubrité publiques.
Autrefois, la voirie était confiée en France a des magistrats . à des seigneurs , h des moines justiciers qui n'avaient pour loi que leur volonté et qui agissaient tous sans direction commune. Ce fut Henri IV qui détermina d'une manière plus précise l'objet de ces fonctions en créant la charge de grand voyer de France. Mais ce ne fut qu'au xvme siècle que l'on commença à dresser les plans de quelques routes principales pour être entretenues aux frais de l'Etat et qu'un arrêt ordonna
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aux trésoriers de France qui exerçaient alors, chacun dans retendue de sa juridiction, la charge de grand voijer, de faire exécuter ceux de ces plans qui recevaient l'approbation du roi. La même mesure, appliquée quelques années plus tard à l'occasion de l'élargissement des rues de Paris, amena la création de la chambre des bâtiments, qui avait pour fonction de faire la visite des constructions et qui est remplacée aujourd'hui par les commissaires voijers.
Enfin, la loi du 16 septembre 1807, ayant ordonné la formation de plans généraux pour toutes les routes entretenues aux frais de l'État, pour les rues de Paris et de toutes les villes du territoire, ces plans sont exposés dans les mairies afin que chaque intéressé puisse faire ses observations; ils sont ensuite modifiés, s'il y a lieu, arrêtés par le conseil de préfecture et approuvés définitivement par le ministre de l'intérieur. L'exécution de ces plans est alors maintenue rigoureusement et devient la loi invariable à laquelle doivent se soumettre l'administration et les particuliers qui ont des propriétés dans les limites désignées (1).
Les objets de police confiés à la vigilance et à l'autorité de l'administration et des municipalités, lesquelles nomment des architectes voyers pour les assister, sont : 1° tout ce qui concerne les alignements; 2° ce qui intéresse la sûreté et la commodité du passage dans les rues ; 3° le nettoiement, l'éclairage, l'enlèvement des décombres ; 4° la réparation ou la démolition des bâtiments menaçant ruine; 5° l'interdiction de rien exposer aux fenêtres, de rien jeter, etc.
Ces attributions, déterminées par la loi du 24 août 1790, sont divisées en petite et grande voirie.
Appartiennent à la grande voirie toutes les communications d'un intérêt général, comme les routes nationales et départementales et les rues qui en font
(1) Toussaint, Code de la propriété.
partie ou qui en sont la prolongation; les fleuves, rivières, canaux, navigables ou flottables ; les ports, havres, rivages de la mer ; les chemins de fer.
L'administration de la grande voirie appartient aux préfets et aux conseils de préfecture. D'après les rapports des ingénieurs du département, des inspecteurs généraux, des commissaires voyers, le préfet donne les alignements, permet ou refuse de construire ou de réparer, ordonne la démolition des constructions bordant la voie publique, autorise ou défend l'établissement des saillies.
L'administration des ponts et chaussées est chargée de l'exécution de ce qui concerne la grande voirie et du règlement de sa comptabilité.
En vertu d'un décret du 27 octobre 1808, il est établi que, pour Paris seulement, toutes les rues de cette ville sont assimilées aux grandes routes et que, par conséquent, elles sont dans les attributions de la grande voirie. Le préfet de la Seine s'occupe des travaux de communication par terre et par la navigation, du pavage et des trottoirs, de la délimitation des quartiers affectés à l'exploitation du gaz, de la construction et de l'entretien des égouts, de la distribution des eaux, de la consolidation des anciennes carrières, des constructions en général, de l'ouverture des voies nouvelles, de l'inscription des rues, du blanchiment et du numérotage des maisons.
L& petite voirie comprend toutes les communications d'un intérêt purement local, comme les chemins vicinaux et communaux, les cours d'eau non navigables ni flottables, etc. Elle s'entend du pouvoir confié à l'autorité municipale de prévenir l'embarras de la voie publique dans l'intérieur des villes, en réglant les dimensions des étalages, la saillie des enseignes, des devantures de boutique, des bornes, etc.; les limites et la durée des dépôts de matériaux dans les rues ; le placement des échoppes, etc. A Paris, toutes ces attribu-
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tions appartiennent au préfet de police.
On distingue la voirie vicinale, pour les chemins sans habitations agglomérées et, pour les autres voies, la voirie urbaine, relative à la police des rues, places et chemins communaux, ainsi que des bâtiments qui les bordent.
Les contraventions aux ordonnances concernant la petite voirie sont du ressort des tribunaux de simple police.
Ce sont les conseils de préfecture qui connaissent, sauf recours au conseil d'État, de toute contravention aux règlements de grande voirie.
En matière de petite comme de grande voirie, toutes les questions de propriété et de servitude préjudiciellement soulevées sont de la compétence des tribunaux civils.
Droits de voirie. Des droits dits de grande et de petite voirie sont imposés aux propriétaires de constructions nouvelles ou récemment modifiées, à Paris.
Ces droits sont réglés par un arrêté du préfet de la Seine du 25 août 1874.
Volée, s. f. — 1° Hauteur à laquelle on élève le mouton d'une sonnette dans le battage des pieux.
2° Série d'un certain nombre de coups de mouton donnés sur la tête d'un pieu.
3° Partie d'un escalier qui se projette horizontalement en ligne droite (voy.
Escalier).
Volet, s. m. — Vantail en menuiserie pleine, qui sert à la fermeture soit de fenêtres ou de portes, soit de devantures de boutique.
L'usage des volets était très répandu au moyen âge pour la fermeture des boutiques ; c'étaient généralement des panneaux formés de planches jointives reliées entre elles par des ferrures et qui s'ouvraient et se fermaient soit comme les vantaux ordinaires des croisées, soit en abatants (voy. ce mot). Ces volets, suivant la largeur de la baie à clore, étaient en un seul panneau ou en
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plusieurs panneaux réunis à charnières (voy. Boutique).
Aujourd'hui encore, on emploie les volets brisés en feuilles se repliant les unes sur les autres (fig. 3488) et qui se logent dans des caissons bordant de
Fig. 3488.
chaque côté la devanture. Il y a de ces volets qui sont détachés et que l'on tire des caissons pour les poser à la suite les uns des autres.
Les volets servant à la fermeture des fenêtres se trouvent fréquemment aussi dans l'architecture du moyen âge. Ce sont également des panneaux pleins, en planches jointives, reliées par des pentures tournant sur des gonds et se fermant au moven de verrous ou targettes à poignée. On rencontre souvent des volets de ce genre en planches très épaisses, dans les constructions militaires de cette époque.
L'usage des volets en abatant était aussi très répandu, particulièrement pour la fermeture des meurtrières ou des créneaux. Ces panneaux en madriers permettaient aux assiégés de tirer sur l'ennemi tout en étant protégés par l'abatant même contre les projectiles.
11 y avait les volets simples (fig. 3489) et les volets doubles ; ces derniers permettaient au tireur de se tenir debout ou à genoux suivant les circonstances.
La figure 3490 représente un de ces
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volets avec la partie supérieure levée el la partie inférieure baissée. La coupe
Fig. 3489.
(fig. 3491) montre les deux panneaux relevés et maintenus dans cette position par des tiges ou barres de fer plat mu-
Fig. 3490.
nies de crochets à leurs extrémités et tournant sur des axes fixés à la muraille.
Le système des volets s'ouvrant à soufflet est appliqué dans certains pays à la fermeture des fenêtres d'habitation particulière. Nous donnons (fig. 3492) un volet de ce genre en planches réunies entre elles par des traverses et maintenu dans sa position par une simple tige de fer.
On trouve encore bien d'autres sys-
tèmes de volets employés au même usage (voy. Persienne).
Fig. 3491.
Aujourd'hui, on emploie généralement pour la fermeture des fenêtres :
1° des volets d'une seule pièce faits de planches jointes à rainures et languettes emboîtées des deux bouts ; ces volets servent seulement à l'extérieur ; 2° des
Fig. 3492.
volets brisés qui sont des vantaux de menuiserie, formés de battants, de traverses, de panneaux et de frises disposés en compartiments comme dans les lambris ; on soutient ces volets par des fiches fixées sur les montants des chàs-