‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 27 sur 255 · PORTIÈRE · texte numérisé non relu

PORTIÈRE

nal. La barre est en chêne de 0m,08 de largeur sur 0m,034 d'épaisseur; elle est chanfreinée sur ses arêtes et fixée au mur par des brides à scellement. Les porte-manteaux sont en fer, montés sur

Fig. 2883.

platine, espacés de 0m,16 environ et maintenus sur la barre au moyen de deux vis ; leur forme est celle d'une tige coudée avec renflement à leur extrémité.

Porter, r. a. — On dit qu'une pièce de bois porte tant de long et de gros ; de même, une pierre porte une longueur sur une largeur et une hauteur de . . .

Porter de fond : en parlant d'un mur ou d'un support dans une construction, signifie que ces objets traversent plusieurs étages en parlant du rez-dechaussée.

Porter à cru : se dit d'un corps dépourvu d'empâtement ou de retraite, comme la colonne dorique grecque.

Porter à faux : se dit d'un corps posé en saillie ou en encorbellement, comme

certains balcons ou comme le retour d'angle d'un entablement.

On dit aussi qu'une colonne ou qu'un pilier portent à faux, lorsqu'ils sont hors de leur aplomb. Dans ce dernier sens, porte-à-faux (voy. ce mot) est substantif et ces objets sont dits en porte-à-faux.

Portereau, s. m. — Raton court de brin que les charpentiers emploient pour porter des pièces au chantier et de là au bâtiment.

Porte-selle, s. m.

harnais.

Vov. Porte-

Porte-soudure, s. m. — Morceau de coutil plié en quatre à l'aide duquel les plombiers relèvent leur soudure.

Porte-tapisserie, s. m. — On désigne ainsi, en menuiserie .

1° La saillie que fait la corniche d'un appartement, tant sur les murs que sur les nus d'un ouvrage ;

2° Les tringles de bois sur lesquelles on fixe la toile qui doit recevoir le collage du papier de tenture.

Porte-vitre, s. m. — Planche sur laquelle les vitres reposent par une arête dans le chevalet ou fléau du vitrier.

Portière, s. f. — On donne ce nom soit à une porte double, composée d'une étoffe quelconque, fixée par des clous sur un châssis mobile qui ne se ferme qu'avec un verrou ou un loquet, soit à un simple rideau, avec tringle et anneaux, que l'on place devant une porte et qu'on tire à volonté.

On emploie les portières, soit pour se garantir du froid , soit comme ornement.

Les anciens n'avaient souvent pas d'autre système de fermeture pour les portes d'intérieur et cet usage est encore très répandu en Orient.

PORTIQUE

PORTIQUE

Portique , s. m. — Construction ouverte sur une ou plusieurs de ses faces par des entrecolonnements ou des arcades ; les supports peuvent être exécutés en pierre, en bois ou en fonte ; la couverture est un plafond ou une voûte.

Ce mot, qui dérive de porte, désigne une construction qui commença, chez les anciens, par être ce que nous appelons porche, c'est-à-dire une construction plus ou moins étendue, placée en avant des maisons, pour mettre leurs portes ou leur entrée à l'abri des intempéries de l'atmosphère. Plus tard, le luxe augmentant, le portique devint, dans les somptueuses demeures , un accessoire de pur agrément, destiné à la promenade et à d'autres convenances.

Le portique alla même jusqu'à n'avoir plus rien de commun avec la porte que le nom, et les Romains désignèrent ainsi les lieux de réunion, de promenade formant des édifices particuliers.

La plupart des édifices publics dans l'antiquité, soit chez les Grecs, soit chez les Romains , étaient accompagnés de portiques. Certains temples , tels que ceux de Jupiter Olympien, à Athènes, étaient placés dans une enceinte entourée de galeries couvertes. Dans tous, un portique est appliqué contre la cella et règne tantôt sur toutes les faces, comme au Parthénon, au temple de Castor et Pollux, à Rome, tantôt sur les faces antérieure et postérieure, comme au temple de Diane, à Eleusis, tantôt enfin sur la face antérieure seulement, comme à l'Erechthéion, au temple d'Apollon à Rassse et de la Fortune Virile à Rome (voy. Temple).

Les théâtres avaient, à leur proximité, une galerie couverte à l'abri de laquelle les spectateurs pouvaient se promener, en cas de pluie ou pendant les entr'actes. Des portiques a arcades étaient disposés autour du théâtre à rez-de-chaussée, et la partie supérieure des gradins était même parfois recouverte de constructions de ce genre, comme on le voit encore au théâtre de Marcellus, à

Rome. Les amphithéâtres possédaient également des dispositions semblables.

Les portiques faisaient encore partie des gymnases et des thermes ; ils entouraient la plupart des places publiques, où ils servaient de promenades et formaient quelquefois des édifices spéciaux. A Athènes, Y Académie, le Lycée, le Cynosarge avaient desportiques. Dans l'ancienne Rome, les portiques de Pompée et d'Octavie étaient au nombre des plus beaux et des plus fréquentés.

On y voit encore les restes du portique d'Octavius, de celui d'Octavie, dont on a employé plusieurs colonnes dans l'église Sainte-Marie, du portique d'Antonin-le- Pieux, du portique de Faustine.

L'un des portiques les plus célèbres de l'antiquité est celui du forum triangulaire à Pompéi. Cet ouvrage, dont nous donnons le plan (fig. 2884), est renommé, non pour ses dimensions, qui

Fig. 2884.

sont très médiocres, mais pour l'harmonie générale de l'ensemble qu'il présente et la noble simplicité des détails. La figure 2885 montre l'état actuel des ruines de ce portique. C'est l'exemple le plus parfait des ordres ioniques grecs de Pompéi.

Un autre portique, dit des écoles, est un grand atrium découvert, situé à côté des propylées du forum triangulaire.

Dans la même ville, le grand forum ou forum civil, était entouré d'une colonnade d'ordre dorique qui, par suite d'un tremblement de terre, arrivé seize ans avant la destruction totale de Pom-

PORTIQUE

péi, était en pleine reconstruction lors de la catastrophe ; on a trouvé, en effet, des chapiteaux ébauchés et des tambours de colonnes en pierre calcaire,

PJé

mm

Fig. 2885.

destinés à des fûts qui devaient en remplacer de plus anciens construits en lave. Les fragments de ceux-ci, découverts à l'endroit où le portique était

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