‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 32 sur 255 · POUDINGUE · texte numérisé non relu

POUDINGUE

leur section transversale sur la coupe que nous donnons ici. La figure 2902

montre, au 1/10 d'exécution, l'élévation et la section longitudinale de ces poteries.

Aujourd'hui, on substitue souvent aux anciens planchers en bois, des planchers en fer avec voûtes en poteries ~ creuses hourdées en plâtre ou en mortier. Ce sont des pots ayant la forme de pots à fleurs fermés aux deux extrémités et qui ont ordinairement 0m,10 de diamètre moyen sur 0m,15 de hauteur.

Les poteries pour cloisons sont des portions de cylindres tantôt unis, tantôt striés sur leur parement pour mieux faire prise avec le plâtre.

Pour les planchers, on emploie encore des poteries creuses de diverses formes (voy. Entrevons).

Les boisseaux en terre cuite pour tuyaux de cheminées, les pots pour ventouses à courant d'air, les mitres en terre , etc. , sont également des poteries.

On donne encore le même nom à des morceaux de plâtre creux moulés sur les mêmes formes et les mêmes dimensions que les poteries en terre cuite et qui servent pour le hourdage des planchers.

On a fait longtemps usage, pour les descentes de lieux d'aisances, soit de pots en terre cuite vernissée ou non, soit de pots en grès, mais aujourd'hui, on emploie généralement les tuyaux en fonte.

Poterne, s. f. — Petite porte placée dans une enceinte fortifiée, soit auprès d'une porte principale, -soit dans une partie quelconque de cette enceinte et ouvrant sur les fossés ou sur la campagne.

Potin, s. m. — Sorte de laiton ou alliage grossier formé des bavures qui résultent de la fabrication du laiton et auxquelles on mêle du plomb et de rétain.

Poucliette (Pierre de la). — Calcaire celluleux, assez dur, provenant de la carrière de la Pouchette, dans la commune de Saint -Justin , près de Mont-de-Marsan.

Cette pierre est de couleur blanchâtre et à grains assez fins. Sa hauteur d'assise varie de 0m,20 à 0m,40.

Pouchicot (Pierre de). — Calcaire gréseux, dur, que l'on tire delà carrière de Pouchicot, dans l'arrondissement de Saint-Sever (Landes).

C'est une pierre grisâtre, à grains fins, présentant 0m,40 à 0m,50 de hauteur d'assise.

Poucier, s. m. — Petite pièce plate de fer ou de cuivre qui se meut lorsqu'on y pose le pouce.

Dans un loquet à poucier (voy. Loquet), cette pièce fait bascule et soulève la tige du loquet pour la dégager du mentonnet.

On fait aussi des verrous et des coulisseaux à poucier.

Poudecoq (Pierre de). — Calcaire lacustre, compact, provenant de la carrière de Poudecoq, près de Nérac.

Cette pierre est très dure, blanche, à pâte fine ; sa hauteur d'assise va jusqu'à 1 mètre.

Poudingue, s. m. — Agglomérat ou réunion de cailloux plus ou moins gros, agglutinés ensemble avec un ciment siliceux.

Si les cailloux, au lieu d'être arrondis, sont anguleux , l'agglomérat prend le nom de brèche.

Cette roche se trouve dans les localités dont le sol est alumineux ou quartzeux et, bien qu'on ne l'emploie pas à

POUDRE

— loo

POULAILLER

Paris ni dans ses environs, elle fournit une bonne pierre à bâlir pour les ouvrages de maçonnerie, à cause des aspérités qu'elle présente et qui font bien adhérer le mortier.

On appelle marbres poudingue s des espèces de brèches (voy. ce mot) qui diffèrent des brèches proprement dites en ce que les fragments qui les composent et qui sont empâtés dans un ciment calcaire sont des galets ovoïdes, arrondis ou roulés. Ces marbres ont quelquefois une très belle apparence, mais ils résistent mal aux intempéries de l'atmosphère.

Poudre, s. f. — Magasin à poudre.

Législation. La loi du 22-26 juin 1854, qui établit des servitudes autour des magasins à poudre de la guerre et de la marine, est ainsi conçue (1):

« Art. 1C1*. A l'avenir, il ne pourra être élevé, à une distance moindre de 25 mètres des murs d'enceinte des magasins à poudre de la guerre et de la marine, aucune construction de nature quelconque, autre que des murs de clôture.

«Sont prohibés dans la même étendue, l'établissement de conduites de becs de gaz, de clôtures en bois et de haies sèches, les emmagasinemenls et dépôts de bois, fourrages ou matières combustibles, et les plantations d'arbres de haute tige.

« Art. 2. Sont également prohibés, jusqu'à une distance de 50 mètres des mêmes murs d'enceinte, les usines et établissements pourvus de foyers avec ou sans cheminées d'appel.

« Art. 3. La suppression des constructions, clôtures en bois, plantations d'arbres, dépôts de matières combustibles ou autres, actuellement existants dans les limites ci-dessus, pourra être ordonnée moyennant indemnité, lorsqu'ils seront de nature à compromettre la sécurité ou la conservation des magasins à poudre.

(1) Manuel des lois du bâtime?it,éd\t. de 1880.

« Dans le cas où cette suppression s'appliquerait à des constructions ou aux établissements mentionnés dans l'article 2, il sera procédé à l'expropriation conformément aux dispositions de la loi du 3 mai 1841. »

Pouf, adj. — Terme qui indique le vice d'une pierre dont les éléments n'ont pas de cohésion et qui tombe en poussière sous les coups de l'outil.

Ainsi, on nomme grès pouf celui qui se réduit en sablon au choc du couperet de paveur et qui, par conséquent, ne peut être taillé.

Pouilleux, adj. — On appelle bois pouilleux, planches pouilleuses, des bois et des planches qui se piquent de petits points noirs ou rougeâtres , qui sont un indice d'un commencement de pourriture.

Poulailler, s. m. — Petite construction servant de logement à des poules.

Dans leurs maisons de campagne, les anciens exposaient le poulailler ou gallinarium au sud-est et le plaçaient près de la cuisine pour qu'il en reçût de la chaleur. Dans le cas où cette disposition n'était pas adoptée, ils divisaient cette construction en trois parties: celle du milieu, où était l'entrée, contenait un foyer sur lequel on entretenait du feu pour échauffer les autres. Ces dernières divisions étaient séparées en trois étages avec ouvertures du côté de l'est. Les murs étaient assez épais pour qu'on pût y pratiquer des niches dans lesquelles on plaçait les nids des poules.

En outre, ils étaient revêtus, au dehors et à l'intérieur, d'un enduit parfaitemcnl lisse pour empêcher tous les insectes et tous les animaux malfaisants d'y grimper.

Aujourd'hui, on comprend, sous la dénomination générale de poulailler, les locaux réservés aux diverses espèces de volailles,

POULAILLER

POULAILLER

Dans les exploitations importantes, le poulailler est divisé, pour les différentes sortes de volatiles, en compartiments disposés autour d'une cour spéciale séparée par une clôture de la cour de service et qui prend généralement le nom de basse-cour (voy. ce mot).

Dans la plupart des petites exploitations, on adosse le poulailler à un fournil pour profiter de la chaleur qui en provient. Souvent aussi, on le place contre une écurie ou une vacherie et mieux entre ces deux locaux, communiquant même avec eux par des fenêtres grillées, à travers lesquelles les volailles ne puissent passer.

Le sol de la cour doit être graveleux et sec ; l'aération naturelle que donnent les portes et les fenêtres doit être augmentée par des cheminées de ventilation. Un hangar avec. perchoirs est un accessoire utile d'une basse- cour ; de même, il est bon d'y construire un local spécial qui puisse être chauffé pendant la mauvaise saison.

A quelque espèce que soit destiné l'un des compartiments établis, les murs doivent être épais, leurs enduits bien entretenus ; les toits et les chaperons des murs de clôture doivent être pourvus d'une forte saillie pour empêcher les incursions des animaux carnassiers.

On donne de 0m,60 à 0m,70 de largeur sur lm,80 de hauteur aux portes servant au passage des personnes qui doivent donner des soins aux oiseaux ; les ouvertures pour les volailles de petite dimension sont de 0m,14 à 0m,15 de largeur sur 0m,lo à 0m,20 de hauteur et sont munies de trappes à coulisses verticales ou horizontales (fig. 2903).

Les passages, pour les oiseaux qui perchent, sont pratiqués dans les parois du local ou dans la porte d'entrée, soit au niveau du sol, soit à une hauteur comprise entre 1 mètre et 2 mètres ; pour les oiseaux qui ne perchent pas.

il ne faut pas que ces ouvertures soient à pins de 0m.0o au-dessus du niveau du sol. Les fenêtres doivent être garnies

d'un treillis en fil de fer. Le pavage intérieur se fait en petits pavés, en carreaux de terre cuite, en briques à plat,

Fig. 2903.

en béton ou en asphalte. La hauteur du logement doit varier entre 2 mètres et 2ra,50.

Les poulaillers proprement dits doivent renfermer des juehoirs, des nids, des mangeoires et abreuvoirs, des épinettes, mues, etc., et être divisés en plusieurs compartiments pour la séparation des volailles destinées à l'entretien, l'incubation, l'élevage ou l'engraissement.

Les juehoirs sont des espèces d'échelles dont les bâtons sont inclinés à 45° et espacés de 0m,50 environ.

Les nids sont tantôt des compartiments en plâtre, en briques de champ

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