‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 33 sur 255 · POT · texte numérisé non relu

POT

La figure 2888 représente les postes sculptées sur le bandeau qui couronne

le slvlobate de la façade méridionale du Louvre.

Cet ornement, placé sur un bandeau ou sur une plinthe, peut être interrompu; c'est-à-dire que les enroulements qui le forment peuvent ne pas se

Fig. 2S89.

diriger tous dans le même sens, mais, au contraire, se partager et courir en sens inverse , comme le montre la figure 2889.

Les serruriers font également usage

Fig. 2890.

d? postes, dans les grilles, dans les frises de balcons (fig. 2890).

Postiche, adj. — Se dit, dans un ouvrage, de toute partie qui est rappor-

tée et semble étrangère à cet ouvrage, par exemple d'une table de marbre incrustée dans une décoration d'architecture.

C'est surtout dans rornementation que l'on rencontre une multitude d'inventions postiches, de formes parasites qui ne tiennent en rien au système d'ordonnance du reste de l'édifice.

Posticum. — Les Romains désignaient ainsi la partie supérieure des temples amphiprostyles (voy. ce mot), par opposition à ïanticum ou face antérieure dite aussi pronaos.

Le mot posticum n'est que la traduction latine du mot grec opisthodome.

Postsceiiium. — Mot latin qui désignait la partie d'un théâtre romain où se retiraient les acteurs pour changer de costume et où étaient placés les décors et les machines.

Le postscenium. comme son nom l'indique, était situé derrière la scène (voy. Théâtre).

Pot, s. m. — 1° Objet en terre cuite affectant diverses formes et que l'on emploie pour les hourdis. pour les ventouses (voy. Poterie).

2° Pot de siège : cuvette en forme de

Fig. 2891.

tronc de cône (fig. 2891 ) que l'on place dans les garde-robes demi-anglaises.

3° Pot à colle : vase en cuivre rouge ayant la forme indiquée par la figure

Fig. 2892.

2892 et dans lequel les menuisiers font chauffer la colle.

POTEAU

POTEAU

4° Pots à fleurs. Législation. L'ordonnance de police du 1er avril 1818 établit les prescriptions suivantes :

« Art. 1er. Il est défendu à tous propriétaires et locataires des maisons situées clans la ville de Paris, de déposer sur les toits, entablements, gouttières, terrasses, murs et autres lieux élevés des maisons, des caisses, pots à fleurs, vases et autres objets pouvant nuire par leur chute.

« On ne pourra former des dépôts de cette espèce que sur les grands balcons et sur les appuis des croisées garnies de petits balcons en fer ou de barres de support en fer, avec grillage en fil de fer maillé. »

Potager, 5. m. — 1° Enclos séparé par des murs destiné à la culture des légumes dans un grand jardin attenant ou non à une habitation.

Souvent, le potager ne forme pas une portion séparée du jardin; il en occupe seulement une certaine partie, divisée en plates-bandes, où l'on trace des carrés qu'on garnit de légumes.

2° Fourneau de cuisine (voy. Fourneau).

Potasse, s. f. — Substance alcaline qui dissout les corps gras et résineux, se combine avec les acides et, par suite, peut servir à faire des nettoyages.

À cet effet, on dissout la potasse dans de l'eau, et cette dissolution prend alors le nom de lessive ou eau seconde.

Dans le commerce, la matière vendue sous le nom de potasse est du carbonate de potasse et plus souvent encore du carbonate de soude.

Poteau, s. m. — Toute pièce de bois posée debout.

On applique aux poteaux différentes dénominations, suivant la place qu'ils occupent dans un ouvrage de construction :

Poteau ou pied cornier : maîtresse pièce placée à l'encoignure formée par

deux pans de bois ou qui monte de fond dans un de ces ouvrages, au point où un pan de bois de refend vient rencontrer le pan de bois de face (voy. Pan). C'est dans ces poteaux que sont assemblées les sablières de chaque étage. Le poteau cornier est fait d'une seule pièce ou composé de plusieurs, solidement entées l'une sur l'autre.

Poteau de remplissage ou de cloison :

poteau qui, dans un pan de bois, est placé entre deux sablières, avec lesquelles il s'assemble à tenon et mortaise.

Poteau en décharge : poteau placé obliquement entre deux autres dans un pan de bois (voy. ce mot).

Poteaux à" huisserie ou de croisée :

poteaux qui forment le côté d'une porte ou d'une fenêtre; on les laisse apparents, dans les cloisons, sur toute la hauteur de la porte, et on les recouvre de moulures rapportées formant chambranle ; on a soin d'y ménager une feuillure du côté qui reçoit la porte.

Dans une lucarne, il y a également deux poteaux sur lesquels repose le chapeau.

Fig. 2803.

Il peut arriver que l'on veuille faire supporter à un poteau en bois une

POTEAU

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double poutre dont la largeur dépasse de beaucoup la section même de ce poteau; on peut, dans ce cas, donner au chapeau dont on le surmonte la disposition représentée par la figure 2893.

Poteaux d'écurie : poteaux cylindriques scellés dans le sol, qui ont environ lm,35 de hauteur et qui servent soit à soutenir les barres, soit à recevoir Tas-

Fig. 2894.

semblage des pièces qui composent les séparations de stalles. L'extrémité supérieure de ces poteaux est souvent surmontée d'une boule (fig. 2894).

Poteau télégraphique : pièce de bois à section circulaire, sur laquelle sont fixés des godets en porcelaine qui servent à supporter et à isoler les fils télégraphiques.

Dans ces derniers temps, on a songé à remplacer, pour ces poteaux, le bois par le fer, et Ton y trouve comme avantages : une durée beaucoup plus longue, surtout si on entretient ces supports au moyen de peintures périodiques; une plus grande résistance dans toutes les directions ; l'incombustibilité ; une plus

grande difficulté de destruction par la malveillance ; la préservation de la foudre par l'adhérence du sol au pied des poteaux ; un écoulement facile des excédants des courants ; une plus grande facilité et rapidité de pose et de montage.

On distingue les poteaux simples et les poteaux multiples.

Le poteau simple est un fer à T dont la section est représentée par la figure 2895 que Ton plante en terre comme les poteaux en bois. Ce fer est percé de trous à vis, taraudés à l'avance pour-

vu

Fi*. 2895.

la fixation des isolateurs. La figure montre en A, vue de face et de côté, une des dispositions adoptées pour ces derniers objets , et en B un autre système, qui permet d'accrocher deux fils.

Le poteau multiple peut supporter un certain nombre de fils au moyen de godets fixés sur des traverses en fer cornières qui s'assemblent de différentes façons, soit sur le plat du fer, soit sur

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