‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 36 sur 255 · oj rivées haut et bas sur deux cor · texte numérisé non relu

oj rivées haut et bas sur deux cor

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nières qui, elles-mêmes, ainsi qu'on le voit en B, peuvent être rivées sur d'autres feuilles de tôle placées horizontalement.

Pour obtenir plus de résistance encore, on associe souvent deux ou trois poutres à double T que l'on rend solidaires par des frettes et par des croisillons (voy. Poitrail).

Les charges ouïes portées très considérables exigent des pièces de grandes dimensions qu'on obtient, comme pour les poutres armées en bois, par la combinaison dite en treillis. Les articles Arbalétrier. Ferme, Pont , en offrent des exemples.

Certaines poutres armées sont formées de fers à simple T, non attenants l'un à l'autre, mais réunis par des joues ou feuilles en tôle qui sont rivées sur la lige du T (fig. 2926) ; ces joues sont pleines ou découpées suivant un dessin quelconque.

D'autres poutres sont composées de feuilles de tôle assujetties entre elles

POUTRE

POUVRAI.

par des cornières et des rivets. Dans le cas où la pièce est de petites dimensions, on place les cornières à Pexté-

Fig 2926.

rieur, afin de pouvoir les river plus facilement (fig. 2927). Si, au contraire, l'intérieur est assez spacieux pour qu'un ouvrier puisse y pénétrer et maintenir

Fig. 2927.

la tête des rivets pendant qu'on les refoule au dehors, on donne à la poutre la section présentée par la figure 2928. Il est même convenable, pour les poutres

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Fig. 2928.

de grandes dimensions

de les consolider, en un ou plusieurs points de leur longueur, par des cloisons en tôle évidées et rivées sur les parois.

On exécute aussi, particulièrement en Angleterre, des poutres en fonte auxquelles on donne un profil à double T à branches égales ou la forme d'un simple T renversé ; mais la fonte est peu convenable pour la résistance à la flexion et l'emploi du fer forgé ou laminé doit nécessairement prévaloir.

2° Dans le commerce des bois, on donne le nom de poutre à un échantillon de bois de sciage qui forme un prisme rectangulaire, dont le plus petit côté de la section transversale a au moins 0m,30.

Législation. Tout copropriétaire d'un mur mitoyen peut, avec le consentement du voisin, enfoncer dans ce mur des poutres et solives jusqu'à 0,n,034 du parement extérieur (voy. Encastrement).

Dans le cas où le mur mitoyen, sans être condamnable, surplombe du côté de celui qui fait construire, celui-ci a le droit de donner aux poutres et solives qu'il fait placer un scellement qui corresponde à l'aplomb de l'axe du mur à rez-de-chaussée (voy. Mitoyenneté).

Parmi les grosses réparations qui, dans un immeuble mis en usufruit, restent à la charge du propriétaire , on compte les poutres et pièces principales telles que poutrelles, lambourdes portant plancher, solives d'enchevêtrure, chevêtres, que ces pièces soient en fer ou en bois.

Poutrelle, s. f. — Pièce de bois d'échantillon de plus petite dimension que la poutre (voy. ce mot).

Les solives des planchers en bois prennent le nom de poutrelles.

Pouvrai [Grès de). — Grès quartzeux, très dur, exploité dans les carrières de Pouvrai, arrondissement de Mortagne.

Cette pierre est de couleur jaune , rousse ou blanche et d'un grain fin et serré. Elle pèse de 2,540 à 2,560 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 985 à 1,050 kilogr. par centimètre carré.

POUZZOLANE

POIZZOLANE.

Pouzzolane, s. f. — Terre voiranique rougeâtre qui tire son nom de Pouzzoles, près de Naples et dont on se sert, dans une grande partie de l'Italie, pour la mélanger, au lieu de sable, avec la chaux et constituer ainsi un mortier de qualité supérieure. On trouve de la pouzzolane dans bien d'autres localités italiennes et particulièrement aux environs de Rome : il s'en rencontre également dans les montagnes de l'Auvergne et du Vivarais.

Ces produits sont appelés pouzzolanes volcaniques et se classent parmi les pouzzolanes naturelles, qui comprennent, en outre, les roches silicifères, les roches amphiboliques ou diorites décomposées , les sables argileux ou arènes, les sables de Bretagne et les craies à silice gélatineuse.

On appelle pouzzolanes artificielles des pouzzolanes qui proviennent de la calcination de corps composés de silice et d'alumine.

Pouzzolanes naturelles. Les pouzzolanes volcaniques sont des laves ou déjections volcaniques plus ou moins anciennes , modifiées par l'action du temps et composées essentiellement de silice, d'alumine et de peroxyde de fer, matières auxquelles s'unissent accidentellement la magnésie, la chaux, la potasse, et la soude.

On trouve toujours les pouzzolanes sur les flancs des volcans allumés ou éteints: elles sont ordinairement à l'état de poussière mélangée de parties plus grossières et poreuses, assez semblables à la pierre ponce.

A l'état naturel ou après une calcination préalable, les pouzzolanes renferment du silicate de chaux, sans qu'il y ait assez de chaux libre pour que, réduit en poudre, il fasse pâte lorsqu'on le jette dans l'eau ; cette poudre est trop maigre pour que sa fusion avec l'eau s'opère facilement.

Certaines pouzzolanes ont la propriété de prendre sous l'eau en vingt-quatre heures, sans être mélangées à aucune

autre matière: mais ordinairement on n'en fait usage que mélangées aux chaux grasses, dans des proportions convenables pour fournir à ces chaux un degré d'hydraulicité qui les fasse durcirpromptement.

La couleur des pouzzolanes est variable : celle de Rome, réputée une des meilleures, est d'un rouge brun mêlé de particules d'un brillant métallique ; les autres sont blanches, noires, jaunes, grises, brunes ou violettes.

Le trass ou tuf trachytique poreux.

que l'on nomme encore terrasse d'Andernach, est une matière excellente comme pouzzolane volcanique (voy. Trass).

Les pouzzolanes non volcaniques ont pour base la silice et l'alumine, auxquelles s'ajoutent certaines matières étrangères.

Les roches silicifères doivent leur propriété pouzzolanique à la silice gélatineuse qu'elles renferment : leur composition, d'après M. Sauvage, ingénieur des mines, est la suivante :

Silice soluble dans la potasse liquide 06, 00

Sable chlorilé très fin . . . 12,00

Sable quartzeux 17.00

Argile 7.00

Eau

100,00 Les roches amphiboliques ou diorites décomposées ont, suivant les localités d'où on les tire (en France, Saint-Servan et Chàteaulin), une couleur rouge brique pâle, rousse ou blanc sale. Celle qu'on extrait des environs de Chàteaulin est composée, d'après M. Vicat. de la manière suivante :

Silice .... .' 60,30

Alumine 23.70

Magnésie 2.50

Peroxyde de fer 10,30

ChaUX Traces.

Perles et alcalis 3.20

Certains sables provenant de la décomposition spontanée de gneiss grani-

POUZZOLANE. — 150

tiques ont des propriétés pouzzolaniqiies qui augmentent par la cuisson; tels sont les sables de Bretagne, que l'on trouve aux environs de Brest et sur d'autres points de la Bretagne. Ces sables se composent, suivant M. Vicat, de :

Silice 60,33

Alumine 21.43

Peroxyde de fer 8,57

^aux\ ] 6,69

Magnésie. )

Principes solubles 2,78

Les sables argileux ou arènes, que Ton trouve dans les environs de Saint-Astier, entre Périgueux etMucidon(Dordogne), diffèrent des sables argileux ordinaires par leur propriété pouzzolanique, qui s'augmente aune torréfaction ménagée.

La composition de ces sables est la suivante, selon M. Vicat :

Quartz ou sable 4,13

Silice 38,54

Alumine 20,00

Peroxvde de fer 12,00

Carbonate de cbaux .... 8,00 Eau 17,00

99,67 Certains calcaires renfermant de 30 à 40 pour 100 de silice sont de véritables pouzzolanes, mais ne peuvent être employés, mélangés à la cbaux , que hors du contact de l'eau et de l'air; ce sont des craies à silice gélatineuse.

Pouzzolanes artificielles. On obtient ces produits en calcinant des argiles, des schistes ardoisiers, des basaltes, des grés ferrugineux, des terres ocreuses.

On emploie encore à cette fabrication des débris detuileaux et de briques, des cendres de bois, de tourbe et de bouille, des scories de forges, etc.

Les argiles, par la cuisson, éprouvent certains changements physiques et chimiques et acquièrent la propriété de se combiner intimement avec la cbaux et formel' ainsi des pâtes qui durcissent progressivement sous l'eau et dans les lieux humides,

POUZZOLANE

M. Claudel indique le procédé suivant de fabrication de là pouzzolane de toutes pièces, procédé qui a été appliqué pour différents ouvrages d'art, notamment pour le pont-aqueduc de Guétin, sur l'Allier et pour celui de Digoin, sur la Loire. Les matières employées étaient composées d'une partie en volume de chaux grasse cuite et éteinte à l'état de pâte molle et de quatre parties d'argile, ou plutôt d'une terre argileuse trouvée sur les lieux et amenée par une addition d'eau à la même consistance que la chaux. On mélangeait ensuite ces matières, en les maintenant à la consistance de la pâte à brique ordinaire, à l'aide d'un manège à deux roues semblable à celui qui sert quelquefois à la fabrication du mortier. Le mélange étant effectué, on le mettait en pains de la forme d'un prisme triangulaire, que l'on desséchait en les exposant au soleil pendant sept ou huit jours, par un beau temps d'été; puis on rangeait les pains sous un hangar à l'abri de la pluie jusqu'au moment de la cuisson, qui s'opérait dans des fours analogues à ceux qu'on emploie pour cuire la chaux. Enfin, on pulvérisait au moyen d'un manège garni d'une meule en pierre.

On doit remarquer, d'après les expériences de M. Vicat : 1° que plus les argiles sont pures et riches en silice, plus leur valeur pouzzolanique est élevée; 2° que la cuisson normale doit, en général, s'appliquer aux argiles exemptes de carbonate de chaux et de magnésie; 3° que la présence de l'oxyde de fer, dans une certaine proportion, diminue la valeur pouzzolanique d'une argile, malgré la présence d'une forte proportion de silice; 4° que la présence de matières inertes, telles que le sable ou le quartz divisé, abaisse également la propriété pouzzolanique des argiles, lorsque la proportion de silice combinée est peu considérable.

Le schiste ardoisier bleu porté à la chaleur blanche , pendant plusieurs heures, dans des fours à chaux ordi-

PRASYILLE.

— loi —

PRATIQUER

naires, et réduit on poudre, donne une pouzzolane que Ton peut employer avec succès dans les travaux hydrauliques.

Le basalte, chauffé jusqu'à ce qu'il coule au feu blanc, se réduit en pouzzolane; pour remployer, on le pulvérise et on le passe au crible.

Le grès ferrugineux, chauffé au premier degré de cuisson de la brique, fournit une espèce de pouzzolane.

Certaines terres ocreuses, propres à fournir du bon mortier, par leur mélange avec la chaux, donnent, à la calcination par la houille ou par le bois, des pouzzolanes qui peuvent remplacer avec avantage les meilleures pouzzolanes d'Italie.

Les débris concassés de tuileaux, de briques, de poteries, ont été employés, depuis une haute antiquité, à faire des pouzzolanes ou ciments que l'usage de la chaux hydraulique a fait abandonner aujourd'hui.

Les cendres de houille, de tourbe, et surtout de bois, donnent de bonnes pouzzolanes.

On obtient encore des produits analogues avec les scories de forges ou mâchefer, que Ton pulvérise et qu'on passe au tamis de fil de fer très serré.

Pradette (Pierre de la). — Trachyte provenant de la carrière de la Pradette. dans la commune de Montusclat, arrondissement du Puy.

Cette pierre porte une hauteur d'assise de 1 mètre, pèse 2.600 kilogr. le mètre cube, et s'écrase sous une charge de 880 kilogr. par centimètre carré.

Prasville {Pierre de). — Calcaire lacustre de la Beauce, que l'on tire des carrières de Prasville. aux environs de Chartres.

C'est une pierre dure, couleur gris de cendre, présentant une hauteur d'assise moyenne de 0m,40, pesant de 2.180 à 2.-2T0 kilogr. le mètre cube, et s'écrasant sous une charge de 220 à 280 kilogr. par centimètre carré.

Pratique, s. f. — 1° Connaissance ou emploi des moyens, dos instruments, des procédés mis en œuvre par l'artiste dans les opérations de son art et qui sont du ressort de l'exécution.

Pris dans cette acception, ce mot est opposé au mot théorie , qui exprime la connaissance des principes sur lesquels sont fondées les règles de la pratique. Tout art a donc sa pratique.

En architecture, ce mot et son idée comprennent deux notions qui correspondent à deux parties bien distinctes : l'une qui est du domaine de la science, l'autre qui n'est que l'exécution pure et simple.

Ainsi, nous appellerons science pratique . l'ensemble des connaissances très variées qu'exige la mise en œuvre des matériaux placés dans les circonstances les plus diverses. C'est cette science que doit connaître à fond l'architecte, afin de procéder sûrement à une conception réalisable de son œuvre.

La seconde partie de la pratique est l'exécution manuelle ou mécanique, et la connaissance en est indispensable à l'architecte pour se rendre compte de la bonne façon ou de la malfaçon, d'où dépendent la durée de l'édifice et l'économie des dépenses.

2° On appelle pierre de pratique, une pierre qu'on emploie non taillée.

Pratiquer, v. a. — Dans un sens général, ce mot signifie mettre en pratique, appliquer les règles théoriques d'un art ou d'une science.

Dans une acception plus spéciale, on exprime, par ce terme, l'art de ménager, soit dans la disposition générale d'un plan, soit après coup dans quelques parties de l'édifice, certains détails accessoires, certains dégagements.

Ainsi, on pratique dans le plan des couloirs, des issues, qui dégagent les pièces ; on pratique de même, après coup, des changements dont on a besoin, par exemple, un escalier dans un massif, une porte dans un mur. etc.

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