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PROPYLÉES

Pronaos, s. m. — Terme qui vient des mots pro et naos, et qui signifie en avant du naos, c'est-à-dire du corps principal d'un temple ancien ou d'une basilique romaine.

Le pronaos correspond au narthex des premières églises chrétiennes.

Le pronaos ou avant-temple élémentaire se trouve, chez les anciens, dans ce que Vitruve a appelé le temple à antes ou in antis.

Lorsque les édifices religieux furent agrandis et qu'on voulut en augmenter la magnificence extérieure, on environna le naos ou autrement le mur de la cella, y compris le pronaos, d'un ou deux rangs de colonnes, d'où les temples périptères, diptères, etc. ; mais cela ne dérangea rien à la disposition ou à l'emploi du pronaos, qui ne changea ni de forme, ni de nom, ni de destination.

Dans les temples environnés de colonnes, le pronaos était l'espace qui avait pour limites les colonnes placées entre les antes ou murs avancés de la cella, et le mur où était percée la porte du temple. Il était séparé du pteroma, c'est-à-dire des colonnes extérieures, par le promenoir circulant tout autour de la cella.

Dans les temples amphiprostijles (voy.

ce mot), on aurait pu confondre le pronaos avec la partie postérieure de l'édifice, le même local ou espace étant répété, avec une parfaite symétrie, à chacune des deux façades. Cependant, on considérait naturellement que le temple avait un côté principal, celui où était placée l'entrée, et l'on appelait opisthodome l'espace semblable qui se trouvait au côté postérieur.

Il y avait encore, selon Vitruve, une particularité qui pouvait permettre de distinguer le pronaos de l'opisthodome, c'était une espèce de clôture qui lui était propre. Cette clôture devait être une sorte de cloison ou mur d'appui (plut mm) en marbre ou en menuiserie, qui fermait les entrecolonnements produits par les colonnes placées entre les antes ; toute-

fois, des portes y étaient pratiquées donnant accès dans le pronaos.

Propnigeum. — Mot d'origine grecque qui signifie, à proprement parler, bouche d'un four, et par lequel on désignait, dans les bains romains, l'étroit passage cintré qui servait à l'introduction du combustible.

Proportion, s. f. -—Mot qui exprime le rapport qu'ont entre elles les diverses parties d'un tout.

La justesse des proportions est une des conditions essentielles du beau; elle constitue le rapport le plus parfait, le plus agréable, des grandeurs d'un objet.

Chaque ordre d'architecture a ses proportions basées sur le module (voy.

ce mot).

Propriété, s. f. — Dans la législation, la propriété est le droit de jouir et disposer des choses de la manière la plus absolue, pourvu qu'on n'en fasse pas un usage prohibé par les lois et par les règlements (1).

Mais le droit de propriété cède aux besoins publics (voy. Expropriation).

La propriété d'une chose mobilière ou immobilière donne droit sur tout ce qu'elle produit et sur ce qui s'y unit accessoirement, soit naturellement, soit artificiellement. Ce droit s'appelle droit d'accession (2) (voy. Accession).

Propylées. — Mot qui vient du grec pro, devant et pnlai, portes, et qui signifie avant-portes.

On a donné ce nom à certains vestibules d'édifices somptueux et particulièrement à celui de l'Acropole d'Athènes, le plus célèbre de tous. Il est placé au sommet de la seule montée par laquelle la citadelle soit accessible. Une suite de degrés donnait accès autrefois au corps principal de l'édifice, décoré extérieure-

(1) Code civil, art. 544.

(2) Code civil, art. 546.

PROSTYLE.

PROVEXCHÈRES.

ment par une rangée de six colonnes doriques, et surmonté d'un entablement avec fronton. De là, on passait dans un grand vestibule, divisé en trois allées par deux rangées de colonnes ioniques et terminé par un mur percé de cinq portes inégales, la plus grande étant celle du milieu. Des dalles de marbre de dimensions considérables, reposant d'une colonne à l'autre et de celle-ci sur les murs, constituaient le plafond de ce vestibule. A l'entrée des propylées se trouvaient deux édifices plus petits : à gauche, le temple de la Victoire Aptère ; à droite, un petit bâtiment semblable, dont les murs étaient décorés de peintures et qu'on a appelé la Pinacothèque ; cet édifice , construit par l'Athénien Mnésiclès, coûta la somme prodigieuse, pour cette époque, de 2,012 talents (10,696,000 francs).

Les propylées d'Eleusis, célèbres aussi, sont exécutées avec les mêmes dispositions de plan et d'élévation.

Le nom de propylées a été appliqué également aux anciennes barrières de Paris, construites par l'architecte Ledoux et dont il subsiste encore un certain nombre, malgré le reculement des portes jusqu'à l'enceinte fortifiée. Chacune de ces barrières était composée d'un ou de deux bâtiments élevés sur le côté de la route, qui était barrée par une grille de fer avec doubles portes.

Proscenium.— Mot latin qui, chez les Romains, désignait ce que nous appelons aujourd'hui la scène.

Le proscenium était une plate-forme élevée, bornée en avant par Y orchestre et en arrière par le mur de la scena (voy. Scène, Théâtre).

Prostyle, adj. et s. m. — Édifice qui n'a de colonnes qu'à sa partie antérieure , sur sa face principale (fig.

Dans le système de progression suivant lequel Yitruve classe les temples anciens, les édifices prostyles occupent

le second rang, les temples in antis occupant le premier.

On appelle amphiprostyle le temple

Fig. 2935.

qui avait un prostylon à chacune de ses faces antérieure et postérieure.

Prothyrum. — Mot latin qui désignait, chez les Romains, le couloir ou vestibule compris, dans une habitation, entre la porte de la rue {janua), qui restait probablement toujours ouverte pendant le jour, et la porte intérieure (ostiam), qui donnait dans l'atrium.

Les Grecs, avec plus de raison, donnaient à ce corridor le nom de diathuron, c'est-à-dire entre les portes.

Protogyne. s. f. — Roche granitoïde, qui se compose de quartz, de feldspath et de talc.

Protype, 5. m. — Mot qui vient du latin protypum désignant, d'après Pline, l'ornement en terre cuite que nous appelons aujourd'hui antéfîxe (voy. ce mot).

Provenchères (Grès de). — Grès siliceux, blanchâtre, à grain fin et serré, provenant de la carrière de Provenchères ou des Lavières, dans l'arrondissement de Langres.

Cette pierre porte de 0m,30 à 1 mètre de hauteur d'assise ; elle pèse 2,060 kilogr. le mètre cube et s'écrase sous une charge de 550 kilogr. par centimètre carré.

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