PROMENOIR
Programme, s. m. — Enoncé du sujet et des principales considérations d'un ouvrage qu'il s'agit de composer et d'exécuter.
Prohibition, s. f. — Terme de voirie qui s'applique à l'interdiction de tout acte nuisible à l'usage de la voie publique, même dans l'exercice ordinaire du droit de propriété.
Ainsi, il est interdit à un propriétaire de faire des réparations dont l'effet serait de prolonger la durée d'un bâtiment placé hors de l'alignement arrêté, ou celle d'une saillie condamnée par les règlements .
Projection, s. f. — Représentation d'un objet sur un plan par l'intersection avec ce plan de droites parallèles partant des différents points de l'objet.
Dans les dessins qui représentent les plans, coupes et élévations des ouvrages, on emploie le système des projections orthogonales, dans lequel les lignes projetantes sont perpendiculaires au plan de projection.
Projecture, s. f. — Synonyme d1 avant-corps.
Projet, s. m. — Dessin qui représente en plan, en coupe et en élévation, soit un bâtiment à exécuter conformément aux intentions de celui qui fait bâtir, soit l'ensemble d'un édifice d'après un programme donné et pour servir d'exercice à des élèves architectes.
On appelle devis l'estimation détaillée des dépenses auxquelles peut monter la construction du bâtiment projeté.
Promenade, s. f. — On peut appliquer ce terme, en architecture, à tout lieu où l'on se promène en tant que la disposition, la distribution de l'ensemble et des accessoires exigent l'intelligence et le goût d'un architecte.
Une promenade se reconnaît donc à
l'espace limité où elle a été établie, sur un terrain donné et avec des dispositions combinées en vue de l'usage auquel on la destine. C'est ainsi qu'on a donné le nom de promenades aux jardins publics.
Une promenade exige un emplacement étendu dans lequel les promeneurs puissent trouver, pendant les saisons différentes, un abri contre les intempéries de l'atmosphère. Il y faut de vastes parties découvertes, de larges allées pour la circulation de la foule, des endroits retirés, des ombrages solitaires, propices à l'étude et à la méditation. Des gazons, des tapis verts, des parterres, des plates-bandes de fleurs, des bassins, des fontaines en constituent des ornements nécessaires.
Parmi les promenades les plus célèbres, nous cilerons celle des Champs- Elysées, à Paris, qui renferme de vastes espaces où la foule trouve des ombrages frais, des allées spacieuses, de grandes places découvertes pour toutes sortes de jeux et d'exercices, des routes pour la circulation des chevaux et des voitures et des lieux de retraite et de divertissement offrant la plus grande variété.
Promenoir, s. m. — Ce terme diffère clu précédent en ce qu'il désigne un espace non plus découvert, mais abrité et bien aéré, ménagé sur le pourtour extérieur ou dans l'intérieur même d'un édifice, pour servir de refuge contre la pluie, de salle d'attente ou de dégagement.
Les portiques des gymnases , des xystes et des thermes, chez les Grecs et les Romains, certaines galeries de leurs maisons de campagne, celles que l'on remarque dans les cloîtres des abbayes sont des promenoirs.
On comprend sous la même dénomination des portiques tels que ceux de la cour des Invalides, ceux qui entourent la Bourse à Paris, la salle des Pas- Perdus du palais de justice dans la même ville, etc.
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