‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 5 sur 255 · SIGNAL · texte numérisé non relu

SIGNAL

Planches ordinaires ou marchan-i 0m,244 dises f 0 244

t U zlb

On n'est pas rigoureux sur l'épaisseur ; il est d'usage de compter l'épaisseur du trait de scie et d'admettre, par suite, les planches ayant dix et onze lignes d'épaisseur comme planches d'un pouce.

On classe comme planches de rebut celles qui sont fendues, celles dont les nœuds ne sont pas adhérents et celles qui ont des défauts en restreignant l'emploi.

Une tronce de 20 pouces de diamètre au petit bout fournit au débit 33 planches de 9 pouces généralement classées de la manière suivante : la moitié en deuxième qualité avec nceuds ; trois huitièmes de première qualité sans nœuds ; un huitième de chons.

On estime qu'un mètre cube de sapin en grume avec écorce donne 2o et quelquefois 28 planches marchandes 12 9. y compris les chons, ce qui suppose un tiers de déchet au débit. Ce dernier est plus avantageux avec les arbres très gros ; aussi ne débile-t-on pas en planches les tronces dont le petit diamètre est inférieur à 14 pouces ou ta 0m,38.

Dans l'Alsace, la Franche-Comté, le Jura et les Alpes, on débite les planches

d'égale épaisseur et on leur laisse toute la largeur de la pièce ; on a aussi des planches qu'on appelle brutes ou de plat, ou en caisse de mort, pour les distinguer des planches de largeur uniforme, qu'on nomme planches alignées.

Les débits des Cévennes et des Pyrénées sont peu importants.

Le sapin de Riga esl le bois le plus propre à la menuiserie, à cause de sa légèreté, plus grande que celle du chêne, de son tissu régulier, fin et serré, de sa résistance et de sa belle couleur. Le sapin de France , dont on a presque toujours extrait la résine, est peu résistant et peu durable.

Pour faire en ardoises la couverture des édifices , on se sert de planches minces appelées voliges (voy. ce mot) ; mais on utilise aussi les planches ellesmêmes comme matériaux de couverture.

Ordinairement, on les dispose suivant la pente du toit inclinée à 36°, à 4o°, en les clouant, haut et bas, sur les pannes et laissant entre elles un intervalle sur lequel on pose d'autres planches, de manière que celles-ci recouvrent les

PLANCHE

PLANCHER

premières de 0m,02, environ de chaque côté.

Souvent aussi on laisse entre les planches de la première rangée un petit intervalle de 0m,03 à 0m,04, que l'on recouvre ensuite de petites lames ou couvre-joints de 0m,05 à 0m,06.

Dans une autre disposition, on cloue horizontalement les planches sur des chevrons écartés de 1 mètre. A cet effet, on fixe sur l'extrémité inférieure des chevrons une petite chanlatte sur laquelle on cloue une première planche ; au-dessus on en pose une seconde qui recouvre la première du tiers de sa largeur, en ayant soin de chevaucher les joints aux extrémités. On goudronne ensuite la surface de la toiture ainsi formée.

On fait encore des couvertures en bardeaux ou petites planchettes en chêne ou en châtaignier (voy. Bardeau).

2° Feuille de tôle mince qui forme garniture dans une serrure.

La planche est parallèle au palastre sur lequel elle est fixée par deux pieds à pattes rivées. Cette garniture est placée au milieu de la profondeur de la boîte, c'est-à-dire à égale distance entre le palastre et le foncet, de manière à ce que son entaille dans le panneton partage celui-ci en deux parties égales.

Il est rare qu'une planche soit simple et plane ; on lui adapte un petit filet qui prend le nom de pertuis. Ce filet est ordinairement placé au bout de la planche , et son entaille dans le panneton touche à la tige de la clef (voy. Panneton).

3° Planche à dessin: panneau de bois encadré sur lequel on fixe le papier pour dessiner.

Les planches dont se servent les architectes sont de différents formais que l'on a désignés de la manière suivante :

Planche grand aigle , double grand aigle, grand monde (qui tient le milieu entre les deux formats précédents ) , 1/2 grand aigle , 1/4 grand aigle, planche 1/8.

Législation. — En vertu de l'ordonnance de police du 15 février 1850, sur la petite voirie, il est défendu à tous marchands de vins et autres d'établie en saillie, sur la voie publique, des planches dites de repos, destinées à supporter les fardeaux des personnes qui entrent dans leurs établissements.

Planchéier, v. a. — Revêtir de planches le sol d'une pièce d'appartement.

Plancher, s. m. — 1° Assemblage de pièces de bois ou de fer qui supporte l'aire horizontale d'un étage dans une construction.

Planchers en bois. Il y a trois manières générales de composer ces appareils de charpente, qui sont de véritables pans horizontaux.

Le procédé le plus simple est le suivant : on place parallèlement, avec des intervalles égaux, des solives que Ton fait porter, par leurs extrémités, d'au moins 0m,15 sur les murs ou les pans de bois opposés. La figure 2673 montre un plancher ainsi disposé.

Fig. 2673.

Fig. 2G74.

Ce système ne convient que si les murs recevant la portée des solives ne sont pas percés de baies qui leur donnent une résistance inégale ; de plus, le nombre des scellements est considérable et si récartement des murs d'appui est assez grand, il faut, donner aux solives un très fort équarrissage. Pour remédier au premier de ces inconvénients , on établit donc, ainsi que le montre la

PLANCHER

PLANCHER

figure 2674, des solives dites ^enchevêtrure, que Ton fait porter sur les points où la résistance est la plus grande, et dans ces pièces on assemble, au-dessus des baies, des solives secondaires ou linçoirs qui reçbivent elles-mêmes les abouts d'un certain nombre de solives de remplissage.

En avant des foyers de cheminée, on pose des chevêtres (voy. ce mot).

Quelquefois, on remplace les scellements des solives dans le mur en faisant reposer les abouts de ces dernières sur des lambourdes en partie encastrées dans le mur.

On appelle solives boiteusesles solives qui d'un côté s'assemblent dans d'autres pièces et, de l'autre, sont scellées dans le mur.

L'ouverture ou trémie ménagée pour la pose d'une cheminée est remplie par une maçonnerie qui supporte des bandes de fer.

Si l'écartement des murs qui doivent porter les abouts des solives est considérable, de plus de 6 mètres par exem-

Fig. 267o.

pie, on réduit la portée de ces pièces (fig. 2675) en les faisant reposer, d'une

part, sur le mur, et, de l'autre, sur une poutre ou forte pièce de charpente, soit en prolongement l'une de l'autre, soit en les croisant pour leur donner plus d'assiette.

Afin de diminuer l'épaisseur du plancher, on entaille généralement les solives à mi-bois à leur extrémité appuyée sur la poutre ; quelquefois aussi, on entaille la poutre de toute la hauteur des solives ; mais un excellent svstème est

Fig. 2676.

celui qui consiste à faire reposer les abouts de ces dernières sur des lambourdes accolées à la poutre et reliées avec elle au moyen de boulons (fig.

2676). Pour donner plus de solidité à la

Fig. 2G77.

jonction de ces pièces, on la renforce par des étriers qui tiennent les lambourdes (fio:. 2677).

On peut encore éviter l'emploi des lambourdes en se servant de poutres armées formées de la manière suivante : on refend obliquement (fig. 2678) une

forte pièce de charpente, puis on boulonne ensemble les deux parties, en les accolant par la face opposée au trait de scie oblique. Les solives viennent reposer sur la poutre, d'un côté s'assemblant

PLANCHER

PLANCHER

par entaille el tenon, de l'autre, par une simple entaille ; cette différence dans le mode de jonction a pour but de faciliter l'exécution du plancher.

La poutre ainsi composée perd peutêtre en résistance à la flexion, mais on diminue ainsi la main-d'œuvre et l'on a l'avantage de pouvoir s'assurer que l'intérieur de la pièce ne présente pas de défauts qui s'opposeraient à son emploi.

Nous donnons (fig. 2679) un plancher avec des poutres ainsi disposées qui reposent, d'un côté, sur les parties pleines du mur extérieur, de l'autre, sur un pan

Fig. 2679.

de bois. Le même plancher donne des exemples de foyers avec chevêtres, solives d'enchevêtrure et solives de remplissage.

Lorsque l'on n'a pas de pièces de bois assez longues ou assez fortes pour supporter, dans leur milieu, un poids considérable , on forme ce que l'on appelle des planchers d'assemblage, qui se composent de poutrelles et de solives, celles-ci étant assemblées près des points

d'appui des poutrelles, qui offrent plus de résistance en ces endroits. Les planchers de ce genre affectent les dispositions les plus variées ; on tient compte, dans leur arrangement, de la place et des bois à utiliser ; mais il faut reconnaître que tout le poids du plancher est, dans ce système, supporté par un -petit nombre d'assemblages, qu'il faut renforcer d'équerres et de plates-bandes ;.

de là résulte une main-d'œuvre dispendieuse ; en outre , ces planchers ont l'inconvénient de ne pas se prêter à une décoration simple, rationnelle et régulière.

Quand on n'a pas de poutres assez fortes pour soutenir les solives, en raison de l'espacement des murs ou de la charge que le plancher aura à supporter, on les compose de plusieurs pièces , fortifiées par des ferrements et dont l'ensemble constitue les poutres armées (voy. Poutre).

Nous entrerons dans quelques considérations au sujet de l'exécution même des planchers.

Dans les planchers simples, les abouts des solives portant sur les murs y sont scellés d'environ 0m,20 ; il est convenable ici de ne pas employer la chaux, qui altère le bois ; on peut enduire les pièces de chapes en plâtre ou simplement les serrer à sec entre des pierres.

Pour que l'encastrement soit plus solide, ce qui double presque la résistance des solives, et pour prévenir, en même temps, l'écartement des murs, on arme les extrémités de ces pièces de bandes de fer méplat qui traversent le mur et se rattachent à une ancre en fer laissée apparente à l'extérieur du mur ou dissimulée dans la maçonnerie (voy.

Ancre).

Les poutres exigent un scellement plus considérable, 0m,25 au moins ; on les soulage même très souvent par un corbeau ou console en pierre de taille qui traverse le mur.

Les intervalles des solives d'un plancher sont clos suivant divers systèmes.

PLANCHER

PLANCHER

Le procédé le plus simple est celui qui consiste à clouer sur ces pièces des planches jointives formant le sol de l'étage supérieur ; mais cette clôture n'est pas hermétique et le plancher est trop sonore.

On fixe donc d'abord sur les solives des bardeaux jointifs, sur lesquels on établit une aire en plâtre ou en mortier, de 0m,04 d'épaisseur, qui reçoit ensuite un carrelage ou les lambourdes du parquet; souvent les bardeaux sont placés, dans l'intervalle des solives, sur des tasseaux cloués contre ces pièces (voy.

Bardeau).

Quant à la partie inférieure du plancher, on laisse les solives apparentes ou on les recouvre d'un plafond en menuiserie ou en plâtre. Dans le cas du hourdage en plâtre, on procède ainsi :

on cloue sous les solives un lattis audessus duquel on établit une aire en plâtre de quelques centimètres d'épaisseur ou des augets (voy. ce mot), puis on plafonne au-dessous (voy. Plafond) .

La figure 2680 représente la coupe d'un plancher dans lequel les bardeaux sont fixés sur des tasseaux placés dans les intervalles des solives, et sont recouverts d'une aire en plâtre ; au-dessus,

Fig. 2680.

les lambourdes portent directement sur les solives et reçoivent le parquet. La partie inférieure du plancher est composée d'un lattis cloué sous les solives, avec aire en plâtre au-dessus et enduit en dessous.

Quant aux proportions des pièces qui doivent entrer clans un plancher en bois, on les calcule d'après les conditions de

la résistance des matériaux (voy. ce mot). Rondelet dit que les solives d'un plancher simple doivent avoir en hauteur 1/24 de leur portée et une largeur 1/4 moindre, mais aujourd'hui il est d'usage de faire cette dernière dimension inférieure même à la moitié de la hauteur.

L'espacement des solives varie entre 0m,25 et 0m,40 d'axe en axe.

Dans les planchers à poutres et solives, les premières de ces pièces sont espacées ordinairement de 3 à 4 mètres et leur hauteur est convenable quand elle a 1/18 de la portée.

Les solives d'enchevêtrure, qui supportent une charge considérable, le poids des jambages et des âtres de cheminée, ainsi que celui des chevêtres et linçoirs, doivent être scellées de 0m,22 à 0m,25 dans les murs. Chacune des dimensions transversales de ces pièces doit avoir au moins 0m,27 de plus que les solives ordinaires ou de remplissage. On peut consolider les tenons des chevêtres et des linçoirs en les armant d'un renfort (voy. ce mot). Dans l'angle rentrant de la face supérieure du tenon, et même, si ces pièces ontlm,50 à 2 mètres de longueur et si elles supportent des solives de remplissage, il est prudent de soulager leurs tenons à l'aide d'étriers en fer qui passent sous leurs extrémités et viennent se clouer sur les solives d'enchevêtrure.

Quand, au lieu de sceller les solives dans les murs, on emploie, pour en supporter les extrémités, des lambourdes placées le long des murs, on soutient ces dernières pièces , en différents points de leur longueur , par des corbeaux en fer scellés dans la maçonnerie ou bien on les encastre de la moitié de leur épaisseur dans le mur. Si l'on suppose que la dimension verticale des solives ordinaires soit 1, on donne 1,8 à la même dimension des lambourdes et 1 à leur dimension horizontale.

Le tableau suivant indique les dimen-

PLANCHER

PLANCHER

sions des poutres et des solives des plan- I Emy, comme étant en usage dans les chers d'après Bullet et rapportées par | constructions ordinaires.

POUTRES

Page 1