‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 50 sur 255 · QUADRIGE · texte numérisé non relu

QUADRIGE

Quadrifrons, adj. — Les hermès

ou termes que les anciens plaçaient sur les limites des propriétés ou à la ren-

Fig. 2956.

contre de plusieurs voies publiques étaient quelquefois à quatre têtes , comme le montre la figure 2956 et prenaient alors le nom de quadrifrons.

Quadrige, -s-, m. — Mot qui vient du latin quadriga, signifiant char à quatre chevaux.

Les anciens employaient les quadriges, comme ornement ou couronnement, dans un grand nombre d'édifices. Ils en plaçaient particulièrement sur les platesformes des attiques dans les arcs de triomphe; cet exemple a été suivi quelquefois par les modernes ; nous citerons,

comme étant pourvu de ce genre d'ornementation, Tare de triomphe du Carrousel à Paris.

Les quadriges étaient faits le plus souvent en bronze et, sans aucun doute, les quatre chevaux de bronze doré que les Vénitiens rapportèrent de Constantinople, furent jadis attelés à un char de même métal. Toutefois, le beau char en marbre blanc qu'on voit au Musée du Vatican indique aussi qu'il put y avoir des quadriges formés de deux matières différentes.

Quadrilatère, s. ni.

de quatre côtés.

Polygone

Quœstorium. — Place où était dressée la tente du questeur dans un camp romain, et qui servait en même temps de dépôt pour les munitions.

Le quœstorium fut placé, depuis Scipion l'Africain, à l'un des côtés du prétoire (voy. Camp) ; auparavant, il était au fond du camp, près de la porte décumane.

Quai, s. m. — 1° Levée de terre revêtue de maçonnerie ou de pierres de taille et qui est destinée soit à retenir les terres d'une berge de rivière, soit à contenir les eaux dans leur lit.

Les bassins des ports sont également pourvus de quais qui facilitent l'embarquement et le déchargement des marchandises. La figure 2957 représente un mur de quai, en maçonnerie ordinaire, revêtant la berge d'un cours d'eau et la

figure 2958 un mur de quai en pierres

Fig. 2957.

de taille, avec fondations en béton, construit pour le bassin d'un port.

Dans les grandes villes, les quais peuvent recevoir un développement considérable et servir de lieu de prome-

Fig. 2958.

nade aux habitants. A ce point de vue, les quais de Pise, de Florence, et surtout ceux de Paris, sont justement célèbres.

2° Les gares de cbemins de fer renferment, dans les balles à voyageurs et à marchandises, des quais ou trottoirs d'embarquement et de débarquement.

Les quais à voyageurs ne doivent pas avoir une largeur moindre de 4 mètres.

Leur bauteur est très variable ; enFrance, on Ta fixée à 0m,35 au maximum audessus du rail. La distance de la bordure du quai au rail doit être telle que l'espace laissé libre entre le quai et les marchepieds ne soit pas assez large pour permettre l'introduction des pieds des voyageurs.

Les quais à voyageurs se composent de deux parties : la bordure et le terreplein. La bordure peut être en pierres de taille, briques de champ, moellons ou madriers; le terre-plein se revêt en terre battue, ballast, gravier, macadam, pavés, asphalte ou plancher en bois. La

rM

' xx,li..^-:,$

Wp* 7$%**$

Fiar. 2959.

ligure 2959 (1) représente quatre types très employés de bordures de quais :

A et B sont en bois, C est en bois et moellons, D en moellons et pierres de taille. On termine, en général, les extrémités des trottoirs par des plans inclinés.

Les quais à marchandises se divisent en quais couverts et quais découverts. La surface supérieure de ces quais doit se trouver à la bauteur du plancher des wagons à marchandises, soit de 0m.8o à lm,33.

Les quais découverts sont disposés de façon à pouvoir être abordés, d'un côté, par les véhicules attelés qui viennent charger ou décharger et, de l'autre, par les wagons. Ces quais sont entourés d'un mur en moellons, en briques ou en meulière, renforcé aux angles par de la pierre de taille (fig. 2960) et couronné d'un bandeau également en pierres de taille ou en madriers fixés souvent, au moyen de boulons, sur des traversines en bois encastrées dans le mur. Une rampe est ordinairement ménagée h la

(1) Goschlcr, Traité des chemins de fer.

suite du quai pour amener à la hauteur du plancher des wagons les animaux,

Page 1