‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 59 sur 255 · RAIL · texte numérisé non relu

RAIL

Raffûter, v. a. — Voy. Affûter.

Rafraîchir, v. a. — Maçonnerie.

1° Retailler d'anciens joints et d'anciens lits de pierre.

2° Terme que les ouvriers emploient pour désigner l'opération qu'ils font quand ils ajoutent de l'eau ou un lait de chaux dans un mortier devenu trop ferme ; il faut noter que cette pratique ne doit pas avoir lieu pour un travail soigné.

Pavage. Retailler partiellement du vieux pavé pour le reposer.

Menuiserie. Retailler les joints ou assemblages d'une vieille menuiserie.

Plomberie. 1° Rafraîchir un tuyau :

le souder à nouveau, en réparer les défauts.

2° Rafraîchir le blanchissage des couvertures étamées : les remettre sur le réchaud et les recouvrir de nouvelles lames ou pâtés d'étain.

Les amortissements en forme de globes sont ordinairement rafraîchis, après avoir été soudés et avant leur mise en place, parce qu'ils ont été ternis par la terre grasse employée pour les soudures.

Peinture. Rafraîchir ou raviver une couleur : la nettoyer de manière à enlever la crasse de la poussière ou les ordures laissées par les insectes.

Rafraîclnssoir, s. m. — Nom que l'on donne à de petits réservoirs en maçonnerie établis dans la triperie d'un abattoir et qui servent au dépôt provisoire des parties intérieures des animaux préalablement échaudées.

Les rafraîchissoirs sont munis, à leur niveau supérieur, ainsi qu'à leur niveau

Fig. 2970.

inférieur, de robinets d'alimentation et d'évacuation.

La coupe que représente la figure 2970, à l'échelle de 0m,01 pour mètre, est celle d'un des rafraîchissoirs placés au rez-de-chaussée dans le bâtiment de la triperie, à l'abattoir de la Villette, à Paris.

Ragréer, v. a. — Voy. Ragrément.

Ragrément, s. m. — Opération que l'on fait, quand une construction est terminée, en repassant le marteau et le fer sur le parement des murs pour enlever les bavures et cacher les joints des assises.

Le ragrément devient parfait quand on frotte toutes les surfaces des pierres avec du grès pulvérisé ou du sable fin, qui enlève les dernières traces de l'outil.

Le même terme s'emploie quand on répare un bâtiment vieilli en retuilant ou regrattant la surface.

Enfin, le ragrément comprend encore, d'une manière générale, toutes les opérations qui ont pour objet de rajeunir une construction, au moins dans son aspect, et qui consistent en ravalements, enduits, remaniements de plâtre, regrattages, etc.

Raidir, v. a. — Raidir un et ai ; donner du raide à cette pièce, c'est-àdire chasser des coins entre la semelle et le pied de l'étai, afin d'amener ce dernier à exercer la pression nécessaire pour soutenir un mur.

Rail, s. m. — Barre de fer forgé ou laminé qui sert de support et de guide aux roues des véhicules composant les trains de chemins de fer.

La théorie, les résultats de l'expérience et la nécessité d'une fabrication simple et courante ont conduit à donner aux rails une section transversale (fig. 2971) qui se rapproche, pour la forme, de celle d'un fer à double T. Les parties remplies de cette section sont appelées champignons.

RAINER.

RAIRIES.

On a fait usage de rails à champignons non symétriques, celui du bas étant de dimensions moindres : certaines compagnies de chemins de fer

Fig. 2971.

emploient des rails à simple champignon ou à patin, comme on le voit sur la même ligure : les rails de ce dernier système sont connus sous le nom de rails Vignole.

Les bourrelets du champignon sont réunis à l'âme par des congés qui facilitent l'opération du laminage ; l'épaisseur de l'âme varie de Ûm,0â2 à 0m.0i4: la hauteur du rail est ordinairement comprise entre Om,llo et 0m.134.

Les rails sont maintenus sur la voie par des coussinets fixés eux-mêmes par des chevillettes sur des traverses, dont les intervalles sont remplis par du ballast (voy. ces mots).

On se sert de rails analogues dans certains grands travaux de terrassements ou de construction pour le transport des terres ou des matériaux sur des chariots disposés à cet effet.

Des rails creusés en gorge sont employés, dans les rues des grandes villes, pour le roulement des véhicules appelés tramways.

On fait encore usage de bandes de fer jouant le rôle de rails et recevant les galets d'un objet ferré pour être roulant, par exemple, d'une porte de halle à marchandises, d'une porte d'écurie, d'une barrière à claire-voie sur les passages à niveau des chemins de fer, etc.

Rainette, s. f. — Lame d'acier dont l'extrémité a b (flg. 2972), repliée sur toute sa longueur, forme un crochet très court et dont les deux coins a et b, affilés en biseau, sont de véritables petites gouges que les charpentiers emploient pour faire sur le bois des

Fig. 2972.

rainures ou raies qui servent au tracé des assemblages, des chiffres et des marques de repère. L'autre extrémité de cet outil est un disque en acier divisé sur son pourtour par trois fentes dirigées suivant des rayons et destinées à donner de la voie aux scies.

Rainure, s. f. — Petit canal à section rectangulaire pratiqué sur l'épaisseur d'une planche destinée à recevoir une languette ménagée sur la rive d'une autre planche.

On fait aussi des rainures dans des tringles de bois pour en former des coulisses.

On appelle rainure d'cmbrèiemcnt une rainure poussée derrière un cadre de porte et qui reçoit les languettes du bâti.

La rainure à bois de bout est une rainure faite en travers du fil du bois.

On donne aussi le nom de rainure au petit canal circulaire, formé par deux chanfreins, que l'on fait sur chacune des épaisseurs d'une table de plomb quand on l'a roulée pour en composer un tuyau soudé.

Rainer, v. a. — Pratiquer une rai- Rairies Pierre des). — Calcaire nure (voy. ce mot) dans une pièce de demi-dur, blanc-jaunâtre, à grain fin, bois ou de fer. I que l'on extrait des carrières de Raiiïes,

RAMÈXERE.

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