‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 60 sur 255 · Z3POR · texte numérisé non relu

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ment sur la moulure appelée talon (fig. 2973), et qui est composé de fleurons et

Fig. 2974.

de fers de lance ou de fleurons et de feuilles d'eau (fig. 2974).

La moulure qui reçoit les rais-decœur est ordinairement comprise entre un listel et un rang de perles.

Ramendage, s. m. — Opération de la dorure (voy. ce mot) qui vient après le matage et qui a pour objet de mettre de l'or dans les petits fonds oubliés, de réparer les manques.

Ramèneré, adj. — Les charpentiers nomment ainsi certains traits ap-

partenant à la marque des bois (voy.

Marque).

Ramonage, s. m. — Opération dans laquelle on se propose de retirer la suie et les cendres qui se sont attachées à l'intérieur des tuyaux de cheminée.

Si la cheminée est assez large, on procède à cette opération en faisant monter dans le conduit un enfant qui en racle les parois à la main. Si le tuyau est étroit, on ramone à la corde, c'està-dire que l'on y descend une sorte de tête de loup ou hérisson en fils ou lames d'acier qu'on y promène avec une corde.

Législation. Le titre III de l'ordonnance de police du 15 septembre 1875, concernant les incendies , règle ainsi qu'il suit le nettoyage et le ramonage des cheminées :

« Art. 10. Il est enjoint aux propriétaires et locataires de faire nettoyer ou ramoner les cheminées et tous tuyaux conducteurs de fumée assez fréquemment pour prévenir les dangers du feu.

Les conduits et tuyaux de cheminée ou de foyers ordinaires, dans lesquels on fait habituellement du feu, doivent être nettoyés et ramonés deux fois au moins pendant l'hiver. Les conduits et tuyaux de tous foyers, qui sont allumés tous les jours, doivent être nettoyés et ramonés tous les deux mois, au moins.

Les conduits et tuyaux des grands fourneaux de restaurateurs, des fours de boulangers, pâtissiers ou autres foyers industriels semblables doivent être nettoyés au moins tous les mois.

« Art. 11. Il est défendu de faire usage du feu pour nettoyer les cheminées, les poêles, les conduits et tuyaux de fumée quels qu'ils soient. Le nettovage des cheminées et tuvaux ne se fera par un ramoneur que si ces cheminées et leur tuyau ont partout un passage d'au moins 0m,60 sur 0m,25. Le nettoyage des cheminées ayant une dimension moindre se fera soit à la corde

RAMPE

RAMPE

avec hérisson ou écouvillon, soit par tout autre instrument bien confectionné ou tout autre mode accepté par l'administration.

« Art. 12. Il nous sera donné avis des vices de construction des cheminées, poêles, fourneaux et calorifères qui pourraient occasionner un incendie. Il nous sera aussi donné avis du mauvais état, de l'insuffisance ou du défaut de ramonage de tout conduit de fumée, qui pourrait, par suite, faire craindre, soit un feu de cheminée, soit une incommodité grave et pouvant occasionner l'altération de la santé. »

Rampant, adj. — On qualifie ainsi tout corps d'architecture ou de construction qui n'est pas de niveau et qui va en pente; tels sont les deux côtés inclinés d'un gable, d*un fronton, un mur de terrasse en descente, un arc dont une des naissances est à un niveau moins élevé que l'autre (voy. Arc).

Ce mot est souvent pris substantivement.

Rampe, s. f. — 1° Portion inclinée dune rue, d'une route ou d'une voie de chemin de fer.

2° Masse de terre en pente que l'on ménage dans une fouille, depuis le sol jusqu'au fond, pour monter les terres à la brouette ou au tombereau.

3° Rampe d'escalier : suite de degrés ou de marches, en ligne droite ou circulaire par son plan et comprise entre deux paliers.

On appelle rampe par ressaut une rampe dont le contour est interrompu par des paliers ou quartiers tournants.

Le nom de rampe s'applique encore à la balustrade d'appui qui repose sur le limon ou sur les extrémités des marches du côté du jour.

L'usage des rampes ou balustrades d'escalier est fort ancien; on en a retrouvé des vestiges dans certaines maisons de Pompéi; c'est ainsi qu'on a découvert dans une habitation de cette

ville la trace de l'inclinaison et de la dentelure des marches d'un escalier en bois qui conduisait à l'appartement du maître du logis et de sa famille ; on devine facilement la manière dont la rampe de cet escalier était faite, car l'artiste chargé de décorer l'atrium dans lequel on a trouvé ces vestiges, a répété la rampe sur le mur, de manière à figurer d'un côté de l'escalier ce qui était réel de l'autre ; elle consistait simplement en barreaux de bois peints en noir, placés verticalement et surmontés d'une maincourante.

Selon l'importance de l'édifice , on fait les rampes en matériaux différents; ainsi, le marbre et la pierre sont souvent employés pour former les balustrades à jour des escaliers monumentaux.

Nous donnerons ici deux exemples de rampes ajourées en pierre : l'une est

Fig. 2975,

composée (fig. 2975) d'une suite d'arcs qui se croisent et qui sont surmontés d'une tablette d'appui moulurée: l'autre (fig. 2976) comprend une série d'ouvertures terminées à leur sommet par une arcade en ogive.

RAMPE

RAMPE

Les entrelacs ou les arcatures sont

Fig. 29 70.

souvent remplacés par des balustres de formes très variées (voy. Balustre).

Au départ de la rampe est un pilastre

divers motifs de sculpture. La ligure 2977 représente, à l'échelle de 0m,02 pour mètre, un giron droit appartenant à l'escalier du bâtiment de la police correctionnelle, à Paris. Nous donnons

Fig. 2977.

ou giron droit ou tournant, décoré de

Fig 2978.

également (11g. 2978) un giron orné d'un lion sculpté, placé au départ de l'escalier principal du palais de l'Université, à Gènes.

Les rampes des escaliers en bois s'exécutent ordinairement en fer ; elles sont composées de barreaux ou montants qu'on implante au milieu du limon dans les escaliers où cette pièce est apparente et qui sont fixés sur les têtes des marches dans les autres. Ces barreaux sont espacés de 0m,16, d'axe en axe, et sont reliés, à leur partie supérieure, par une plate-bande ou bandelette en fer sur laquelle on pose une main-courante en bois que l'on y fixe par des vis posées en dessous. Ce genre de garde-corps très simple est appelé rampe à pointe ou à retppointis, parce

RAMPE

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que les montants s'emmanchent dans le limon ou dans les marches par leur extrémité pointue.

On distingue en outre :

Les rampes à col de cygne, qui sont très usitées et dans lesquelles les barreaux sont cintrés par le bas, en forme de col de cygne (voy. Col); ces montants sont généralement ornés d'astragales el de rosaces en cuivre ou en fonte;

Les rampes à pitons, qui sont plus riches ; les barreaux en sont décorés de chapiteaux en fonte par le haut et sont supportés, dans le bas, par des pitons (voy. ce mot) également en fonte, plus ou moins ornés, et qui portent des tiges à vis se serrant dans le limon ;

Les rampes à panneaux, qui sont plus riches encore et dans lesquelles les panneaux comprennent tantôt des pilastres (voy. ce mot), tantôt des enroulements en fonte montés dans des châssis en fer ou bien en fer forgé comme les châssis eux-mêmes. La figure 2979 représente un panneau de rampe du dernier genre provenant d'un hôtel récemment démoli et qui était situé rue de Suresnes, à Paris.

Fig. 207!).

Un grand nombre d"escaliers en pierre sont également décorés de rampes métalliques à panneaux en fonte ou en fer

Comme les rampes en pierre , les garde-corps en métal se terminent dans le bas par un pilastre et dans les escaliers ordinaires l'extrémité inférieure de la bandelette se contourne au-dessus de ce pilastre en une volute que l'on appelle colimaçon.

Dans les rampes en fer formant balustrades sur les perrons en pierre, les barreaux sont scellés dans les marches.

Les rampes à balustres en bois se rencontrent particulièrement dans les anciennes constructions ou dans les habitations modernes élevées en dehors des villes, soit comme villas, soit comme maisons rustiques. Ces garde-corps sont

forgé.

Fig. 2980.

plus ou moins riches. La figure 2980 représente une rampe formée de balustres très simples reposant sur le limon et couronnés d'une forte pièce d'appui qui s'assemble, par son extrémité inférieure , dans un poteau servant de pilastre.

Dans la rampe que nous donnons sur la figure 2981, les balustres sont moins massifs et la barre d'appui ou maincourante dépasse le pilastre et se termine par un chantournement.

Le musée de Cluny possède un escalier pourvu d'une rampe en bois (fig.

2982) très riche par les sculptures qui la décorent.

RAMPE. - 194

Les escaliers en fer sont pourvus de

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