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RECALER

préparatoire de la peinture, qui a pour objet de remplir, avec du mastic à l'huile ou à la colle, suivant le mode de peinture adopté, tous les défauts, trous et gerçures que présente la surface à recouvrir.

On ne procède à cette opération qu'après que cette surface a été lessivée, brûlée, s'il est besoin, grattée et imprégnée déjà d'une première couche de peinture.

Le rebouchage à l'huile se fait au mastic ordinaire, composé de blanc de Meudon et d'huile de lin, au mastic ordinaire teinté et au mastic de teinte dure ou mastic au vernis, composé de blanc de ccruse et d'ocre, le tout broyé avec du vernis gras.

Le mastic ordinaire est remplacé, pour les peintures d'un ton clair, par le mastic au blanc de céruse qui ne tache pas comme le précédent. Si l'on emploie du mastic teinté, il faut qu'il soit de même ton que l'ancienne peinture. Le mastic dur sert pour les rebouchages des grands défauts.

Le rebouchage à la colle se fait après l'application d'une première couche d'encollage et s'exécute soit au mastic ordinaire, soit à la teinte morte, c'està-dire avec la teinte encore épaisse, non détrempée dans la colle.

On emploie quelquefois des feuilles de papier collées à la colle de pâte pour le rebouchage de trous qui sont trop grands, comme les joints des boiseries ou pour les parties trop détériorées.

Quant aux nœuds des boiseries de sapin, s'ils exsudent de la résine, on arrête l'écoulement, soit en collant sur ces nœuds de très minces feuilles (Tétain, soit en les usant avec de la pierre ponce et y appliquant deux ou trois couches de teinte dure (massicot). broyée à l'essence et détrempée à l'huile siccative. On peut encore enlever une partie du nœud avec le vilebrequin ou le fer rouge et boucher le trou avec du mastic. Les nceuds qui ne contiennent pas de résine sont frottés d'ail pour

faire adhérer fortement la colle; on frotte enfin les rebouchages avec dumassicot (1).

Dans la dorure en détrempe, après avoir apprêté de blanc (voy. Blanchir.

on procède au rebouchage, qui se fait au moyen d'un mastic composé de blanc et de colle, appelé gros blanc et qui sert à boucher avec soin les trous et autres défectuosités du bois.

Rebours, adj. — Bois rebours :

bois dont les fibres ne sont pas parallèles à sa surface, mais sont ondulées, tordues, tressées et nouées les unes aux autres, de sorte qu'on ne peut le travailler que difficilement parce que le fil se présente souvent au rebours du mouvement de l'outil.

Le bois rebours est d'ailleurs rarement de grande dimension. On l'emploie, en raison de la ténacité de ses fibres, pour certaines machines et même pour des ouvrages hydrauliques.

Recaler, v. a. — Boîte à recaler :

instrument de menuisier qui sert à maintenir les bois à l'extrémité desquels on veut faire une surface de joint en coupe droite, en coupe d'onglet ou en fausse coupe.

A cet effet, la boîte (fig. 2990) présente trois ouvertures d'inclinaisons différentes. Une cale mobile, fixée à une

Fig. 2990.

vis en bois, peut glisser dans des rainures pratiquées sur les parois de la boîte et serrer le bois pour le maintenir.

Un autre genre de boite à recaler pour les coupes d'onglet est représenté par la figure 2991 ; cette boîte est fixée sur la table vue en coupe en A et B ; comme

(1) Th. Château, Technologie du bâtiment.

RÉCHAMPIR.

RÉCHAUFFOIR.

dans l'outil précédent, une cale mue par une vis glisse dans une rainure, vient serrer le bois contre un tasseau fixe et

Fig. 2991.

permet de dresser et de finir le joint d'onglet au moyen du rabot ; on voit l'élévation en longueur, la coupe A et B l'élévation latérale de cette boîte.

Recépage, s. m. — Voy. Recéper.

Recéper, v. a. — Couper la tête des pieux dans un pilotis à la hauteur que l'on a prise pour niveau inférieur de la fondation.

Le recépage se fait au moyen d'une scie mécanique composée essentiellement d'un grand châssis horizontal portant la scie; ce châssis est formé de traverses assemblées solidement entre elles et peut être mis en mouvement de dessus l'échafaud qui sert ta le soutenir.

Réception, s. f. — La réception des matériaux est leur admission sur le chantier et leur acceptation par un inspecteur, sous-inspecteur ou conducteur de travaux, comme bons à être employés.

La réception des travaux est leur acceptation comme bons et conformes aux règles de l'art de bâtir et aux indications des plans, acceptation opérée par l'architecte ou l'inspecteur qui le représente.

Réchampir, v. a. — Terme employé dans la peinture de décors et qui signifie rehausser des moulures ou des

compartiments par des teintes différentes des fonds sur lesquels ces ornements sont placés.

En dorure, on appelle réchampir appliquer des couches de blanc sur un fond compris entre des parties dorées afin de réparer les taches qu'on a pu faire sur ce fond.

Ainsi, dans les lambris dorés, les apprêts de la peinture s'exécutent en même temps que les apprêts des dorures et les dernières couches du fond ne se donnent qu'après l'achèvement de la dorure. Ces couches exigent de grandes précautions, l'ouvrier ne devant pas laisser tomber de gouttes de couleur sur la dorure. 11 doit, en outre, réchampir l'or nettement et le recouper, au besoin, à la règle, pour redresser les bavochages, laissés souvent par le doreur, lorsque le mordant n'a pas exactement filé.

Recharger, v. a. — Hacher et refaire à neuf les parties détériorées d'un enduit, d'un plafond, etc.

Réchaud, s. m. — Fumisterie.

Appareil en fonte, de forme ronde ou carrée, qui est garni d'une ou deux grilles et que l'on fixe dans la paillasse d'un fourneau de cuisine pour y placer le charbon allumé (voy. Fourneau).

Peinture. Petit plateau à rebords muni d'une tige et sur lequel les peintres placent des charbons allumés, pour les promener sur toutes les parties d'une surface recouverte d'anciennes peintures et en faire le brûlage (voy. ce mot).

On se sert également de réchauds pour chauffer et rendre parfaitement sec un mur sur lequel on veut peindre à fresque.

Réchauffoir, s. m. — Partie d'un poêle de salle à manger dans laquelle on fait réchauffer les plats apportés de la cuisine (voy. Chauffe-assiettes).

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