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REFUS

à l'aide de la masse et du poinçon, entre trois, quatre ou cinq côtés conservés, comme pour des margelles de puits ou châssis de regards, des auges ou cuvettes en pierre, etc.

On divise les refouillements en deux catégories : Tune relative aux grandes parties exécutées à la pioche, l'autre, concernant les refouillements au poinçon par petites parties au-dessus de Ômc,02.

Dans le métré des ouvrages, on compte les refouillements exécutés sur place pour revêtements de carreaux par incrustements, dont les côtés et le fond sont dressés et dégauchis, en développant les parois en surface, et on les évalue comme taille de joints.

En général, on admet, pour prix de la main-d'œuvre des refouillements ordinaires, moitié en plus que pour les évidements proprement dits. Les refouillements en très petites parties, pour trous de scellements et autres , audessus de 0mc,02, sont évalués en taille, d'après leur 'plus grande dimension; ainsi, un trou de 0mc,15 sur 0m,15 de profondeur est évalué àOmc,15 de taille.

Refouler, v. a. — Frapper sur l'enclume avec le marteau un morceau de fer chaud afin d'obtenir un renflement, soit pour y faire une soudure, soit pour le rendre plus épais.

Refouloir, s. m. — Ressort en fer forgé qui sert à repousser un guichet pratiqué dans une porte cochère, une grande grille, etc.

Réfractaire, adj. — Terre réfractaire : terre infusible ou résistant bien à un feu violent. On fait des briques réfractaires avec une argile qui présente cette qualité.

Refuge, 5. m. — Nom que Ton donne à des trottoirs intermédiaires ou points de refuge que Ton établit dans les villes au croisement des voies très

fréquentées pour permettre aux piétons de se garer des voitures.

Ces refuges ont une forme circulaire ou elliptique et sont décorés de candélabres , de statues ou de fontaines.

Suivant l'importance des voies qui se croisent et de la circulation, on y place un ou deux candélabres, qui sont euxmêmes à becs simples ou à becs multiples et qui sont disposés au centre du refuge circulaire, s'il y en a un seul, ou aux deux centres des demi-cercles réunis par deux tangentes, quand le refuge est allongé et de plus grande importance.

Observons ici que, vu le danger que présente à Paris, dans les places publiques, la circulation des voitures, les refuges actuellement établis, n'assurent pas d'une manière complète la sécurité des passants; il vaudrait mieux, suivant le principe établi par Viollet Le Duc dans le Dictionnaire d'architecture, rejeter la circulation des voitures sur les côtés de la place et laisser toujours le milieu en dehors de cette circulation. À cet effet, il suffirait d'établir sur la place une aire élevée au-dessus des pavés à la hauteur des trottoirs et laissant tout autour d'elle des chaussées de 10, 12, 15 mètres de largeur réservées aux voitures ; de la sorte, la direction de ces dernières serait bien déterminée, et les passants pourraient tranquillement attendre sur le grand refuge le moment propice pour passer.

Refuite, s. f. — 1° Dans un assemblage à emboîtement, la refuite est le jeu qui permet aux planches de se retirer sur elles-mêmes.

2° Excès de profondeur donné à une mortaise pour procurer du jeu à un assemblage.

Refus, s. m. — Battre à refus :

battre un pieu au moyen du mouton jusqu'à ce qu'il ne puisse plus s'enfoncer (voy. Battage).

REGARD. — 207

Regain, s. m. — Les ouvriers disent qu'une pierre ou une poutre a du regain lorsqu'elle est plus longue que la place qu'elle doit occuper et qu'on peut en retrancher.

Régalage, s. m. — Dressement de la surface d'un terrain, soit de niveau, soit suivant une pente déterminée.

Le régalage des terres que l'on apporte sur un emplacement quelconque se fait au moyen de la pelle, qui sert à étendre ces terres à mesure qu'on les décharge, et de la batte, avec laquelle on les comprime.

Les ouvriers chargés de ce travail sont appelés régaleurs.

Regard, s. m. — Ouverture en forme de puits qui est destinée à faciliter la visite d'un aqueduc ou d'un égout.

La figure 2997 représente l'orifice d'un regard d'égont, dit aussi bouche d'égout et sur lequel on a placé un

Fig. 2997.

< garde-fou mobile. Ces orifices sont or- ; dinairement fermés par des plaques de i fonte semblables à celle que nous donnons sur la figure 2998. On fait également usage, dans les cours des maisons particulières, pour recouvrir les regards

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auxquels aboutissent les ruisseaux, de

Fig. 2998,

plaques ayant la forme indiquée par la figure 2999.

Fig. 2999.

L'intérieur d'un regard d'égout est

Fig. 3000.

représenté par la figure 3000 , qui

REGARD

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montre la porte formant vanne au fond de la conduite et la chaîne à poignée qui sert à manœuvrer cette porte. Ce regard est établi directement au-dessus de l'égout ; on en construit souvent qui sont placés d'un côté ou de l'autre du

Fig. 3001.

canal souterrain ; tel est celui que donne, en coupe et en plan, la figure 3001, et qui est formé, dans sa partie inclinée, de trois tuyaux ou boisseaux de fonte s'emmanchant les uns dans les autres.

L'usage des regards pour les aqueducs est très ancien; les Romains en

plaçaient, de distance en distance, sur les conduites souterraines ou établies au-dessus du sol.

Au siècle dernier, d'importants travaux furent exécutés pour la conduite des eaux et particulièrement à Saint- Germain-en-Laye. On construisit , en même temps, des regards destinés à la surveillance des eaux et à l'accès des aqueducs. Parmi ces ouvertures, nous citerons les regards de Montai gu et d'Hennemont, qui se composent chacun d'une salle voûtée, dont le sol, en

Fig. 3002.

contre-bas du terrain environnant, est de plain-pied avec les galeries ; un petit emmarchement double facilite l'accès dans cette salle, dont le centre est occupé par un réservoir formant repos d'eau sur lequel est établie une cuvette de jauge (fig. 3002) (1). Outre ces deux regards, il y en a de plus petits sur le parcours des aqueducs ; ce sont de

(1) Encyclopédie d'aicJiiiecture, IS74.

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