‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 70 sur 255 · REFENDS · texte numérisé non relu

REFENDS

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REFOUÏLLEMENT.

2° Pratiquer sur le panneton d'une clef, au moyen de la lime fendante, d'un petit bec-d'âne et de la scie à métaux, des fentes qui permettent le passage des garnitures de la serrure.

Couverture. Diviser l'ardoise en feuillets.

Pavage. Partager les gros pavés en deux, pour en faire des pavés d'échantillons qu'on appelle pavés refendus.

Refends, s. m. pi. — Canaux verticaux ou horizontaux, à section triangulaire ou rectangulaire, que Ton taille entre les pierres comme motif de décoration ; on forme ainsi des bossages (voy. ce mot) qui accentuent l'appareil, tout en dissimulant les joints.

Ce procédé d'ornementation est usité, tantôt pour les chaînes de pierre des murs de face d'un bâtiment, tantôt pour toute la façade même.

L'usage des refends a sans doute pris son origine dans la coutume qui existait de rabattre les angles des pierres, de peur qu'ils ne se brisent par la pose ou peut-être dans le désir de cacher les joints et surtout le ciment qui leur sert de liaison. Tout porte donc à croire que, par la suite, on fit un objet de décoration pour l'appareil de ce qui, dans l'origine, avait pu n'être qu'une nécessité de construction. Les refends furent même bientôt employés à produire un appareil factice , de sorte que le plus grand nombre des édifices nous offre dans les canaux que forment les refends une apparence de pierres, dont les mesures n'ont aucun rapport avec les dimensions effectives des matériaux qui forment la construction.

On peut considérer ce genre de décoration comme propre k corriger l'aspect froid et uniforme d'une superficie continuellement lisse, ou bien à accentuer '•ertaines parties. Ainsi, les refends peuvent servir à faire valoir les assises inférieures d'un édifice et à détacher du reste de la façade la base sur laquelle elle porte.

Refeuillé, part, passé. — Joint refeuillé : jonction en longueur de deux

Fig. 2996.

pièces de bois formant encaissement (fig. '2996).

Si l'une des pièces est démaigrie ou taillée en biseau, ce joint prend le nom de grain d'orge (voy. ce mot).

Quelquefois, le joint est refeuillé à angle ouvert et s'emploie en remplacement de la languette.

Refeuillement, s. m. — Feuillure faite sur place dans un poteau pour loger un vantail de porte ou de croisée.

Reffroy (Pierre de). — Calcaire oolithique, dur, à grain fin, provenant des carrières de Reffroy, dans la commune de ce nom, près de Commercy.

Cette pierre porte de 0"\70 à lm,60 de hauteur d'assise et pèse 2,150 kilogr. le mètre cube ; la charge nécessaire pour produire l'écrasement est de 370 kilogr. par centimètre carré.

Reficher, v. a. — Refaire les joints des assises d'un mur quand on fait un ravalement ou une réparation.

Réflecteur, s. m. — Miroir métallique destiné à renvoyer la lumière dans un endroit sombre, comme le fond d'une allée, d'une boutique, d'un escalier, etc.

Législation. En vertu de l'article 86 de l'ordonnance de police du 25 juillet 1862, concernant la sûreté, la liberté et la commodité de la circulation, les réflecteurs destinés à éclairer les devantures de boutiques, devront avoir au moins 2 mètres d'élévation au-dessus du pavé ou du dallage des trottoirs.

Refouillement. s. m. — Maçoxxeriè. Évidement pratiqué dans la pierre,

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