‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 2)Chapitre 75 sur 255 · REMBLAI · texte numérisé non relu

REMBLAI

dresser, cliangerou ajouter des lambourdes, ou pour faire une nouvelle aire.

3° Maçonnerie. Relever les ciselures :

tailler le parement d'une pierre sur ses bords pour la dresser (voy. Ciselure).

4° Menuiserie. Relever des moulures :

achever des moulures en y faisant les dégorgements nécessaires au moyen d'outils spéciaux, tels que becs-d'âne, tarabiscoté, etc.

o° Serrurerie. Synonyme derepousser.

6° Pavage. Relever à bout (voy. Remanier).

7° Peinture. Donner plus de saillie à certains objets (voy. Rehausser).

8° Faire le levé d'un plan, prendre des attachements, dresser sur les lieux mêmes le mémoire des ouvrages qui se voient. On dit aussi faire un relevé.

Relief, s. m. — Mot qui désigne la saillie d'un ouvrage se détachant sur un fond uni.

On emploie surtout ce terme pour les ouvrages de sculpture (voy. Ras-relief).

Reliquaire, s. m. — Nom que Ton donne aujourd'hui à une boîte dans laquelle on renferme des reliques et qui fut autrefois appliqué aux ossuaires élevés dans les cimetières catholiques.

Remanier, v. a. — Refaire un ouvrage à neuf, le retoucher, le raccommoder en se servant des mêmes matériaux.

Ainsi, on remanie un carrelage qu'on relève pour le replacer de nouveau; les couvreurs remanient l'ardoise ou la tuile quand ils l'enlèvent pour la replacer sur l'ancien lattis ou sur un lattis neuf. De même, les paveurs remanient ou relèvent à bout un pavage lorsqu'ils le déchaussent, rétablissent la forme, la chape et refont les joints.

Rembarrer, v. a. — Dans l'établissement de la charpente, rembarrer une ligne signifie la tracer sur la face opposée à celle où elle est déjà tracée au moyen de la rencontre des piqûres

ou des traits de rabattement (voy. Piqûre, Rabattre).

Remblai, s. m. — Travail de terrassement exécuté pour faire une levée, régaler un terrain ou garnir le derrière d'un mur de revêtement de terrasse.

Le remblai comprend, suivant l'importance du travail, outre le transport des terres à pied-d'œuvre, le régalage, le pilonnage et le talutage.

Lorsque l'on soutient par des murs de revêtement des terres rapportées, ces terres, suivant leur nature, exercent des pressions variables contre ces murs ; on donne alors à ceux-ci des épaisseurs suffisantes pour résister à ces pressions. Or, on a remarqué que, pour certaines terres, et particulièrement les terres cohérentes (végétales ou argileuses à divers degrés), il se produit des phénomènes particuliers dont il est bon de tenir compte pour éviter les ruptures et les mouvements que l'on remarque sur un grand nombre de murs de revêtement. Le colonel Denfert-Rochereau, qui a étudié spécialement ces phénomènes, cite des faits qui résultent de ses observations personnelles ; des murs de revêtement ont eu leur partie supérieure déplacée à la suite de grandes pluies survenues pendant le premier hiver qui suivit l'exécution des travaux ; ces déplacements variaient de 0m,06 à 0m,15, après quoi les mouvements s'arrêtèrent et les murs de revêtement demeurèrent stables.

Ces mouvements ne sont pas dus à une pression statique des terres cohérentes, pression qui eût amené la chute du mur par renversement, mais à leurs propriétés physiques ; en effet, ces terres sont d'abord divisées par les procédés de déblai en mottes ou poussières plus ou moins sèches, qui, transportées et déchargées sur le lieu du remblai, conservent entre elles des vides comme il s'en trouve entre les pierres, graviers et sables amoncelés ; lorsque ces mottes reçoivent les premières pluies, elles se

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