REMISE
transforment en pâte plus ou moins fluide, s'aplatissent en s'élargissant aux dépens des vides qui les entourent ; il en résulte un mouvement des mottes placées immédiatement au-dessus, puis un ébranlement général de la masse auquel on donne le nom de tassement et qui se transmet à tous les obstacles qui s'opposent à l'expansion des terres fluides ; lorsque le tassement est achevé, la pression du remblai est devenue à peu près semblable à celle qui serait exercée par les mêmes terres avant le déblai.
Pour empêcher l'action destructive du tassement du remblai sur le mur de revêtement, Denfert-Rochereau recommandait, non pas d'augmenter l'épaisseur de ce revêtement, mesure qu'il regarde comme inutile, mais de disposer les remblais de manière à neutraliser les chances de désordres ; la solution, c'està-dire le mode de formation des remblais, peut alors être très variée, suivant les circonstances locales.
Dans les travaux des chemins de fer, on est souvent obligé de faire un remblai pour y poser la voie ; ces remblais doivent être composés de matériaux pouvant prendre une certaine liaison entre eux et avec le sol sur lequel ils reposent, résister aux influences atmosphériques et conserver le profil qui leur a été assigné. Les terres employées sont généralement extraites des tranchées voisines, à moins qu'elles manquent absolument des qualités requises.
Pour préparer une assiette convenable au remblai, il faut nettoyer avec soin le sol sur lequel il repose, enlever les souches d'arbres et de haies, les débris végétaux et les racines ; on doit aussi en débarrasser les terres qui composeront le remblai. Si le terrain qui sert d'assiette est en pente, on entaille le sol en gradins de 0m,50 à 1 mètre de hauteur afin d'empêcher le glissement de la masse rapportée. Une l'ois le talus soigneusement dressé , on le recouvre ordinairement d'une cbemise de 0m,10 à 0m,lo de terre végétale, disposée par
tranches horizontales de 0m,20 de hauteur, pilonnée à la dame plate.
Remblayer, r. a. — Faire un remblai (voy. ce mot), rapporter des terres dans un endroit déterminé pour y exécuter certains travaux de terrassement.
Remettre, v. a. — Replacer, rajuster une pièce de serrurerie ou de menuiserie. On dit, par exemple, remettre un mouvement de sonnette, une bascule sur leur tirage, etc.
Remiremont {Granit et sijénite de). — Pierres qui proviennent de carrières situées dans l'arrondissement de Remiremont (Vosges).
On en distingue plusieurs variétés :
t° Le granit gris, très dur, de couleur gris-clair bleuâtre, pesant 2,675 kilogr. le mètre cube et s'écrasant sous une charge de 750 à 815 kilogr. par centimètre carré ;
2° Le granit brun , syénite porphyroïde, micacée, très dure, susceptible d'un beau poli, pesant 2,700 kilogr. le mètre cube et s'écrasant sous une charge de 710 à 790 kilogr. par centimètre carré ;
3° Le granit corail, granit porphyroïde rouge, très dur, pesant 2,730 kilogr. le mètre cube et s'écrasant sous une charge de 800 à 855 kilogr. par centimètre carré;
4° Le granit feuille -morte, syénite porphyroïde, très dure, susceptible d'un beau poli, pesant 2,690 kilogr. le mètre cube et s'écrasant sous une charge de 775 kilogr. par centimètre carré.
Remise, s. f. — Local servant d'abri à une ou plusieurs voitures.
Chez les Romains, on appelait carceres les remises d'où partaient les chars qui servaient aux jeux du cirque (voy. ce mot).
Chez les modernes, la remise est à rez-de-chaussée, placée sous un corps de logis ou formant hangar dans une cour ; la largeur, la profondeur et la hau-