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RÉSINE

et pourvu d une galerie extérieure, d'une enveloppe en lames de persiennes et d'un

Fig. 3016.

toit saillant, avec lambrequin en bois découpé.

On fait aussi des réservoirs doubles.

L'alimentation d'un canal exige rétablissement, à proximité du point de partage de cette voie navigable, de réservoirs que l'on obtient en barrant une vallée, au moyen d'une digue en terre ou en maçonnerie, traversée par un ou plusieurs aqueducs, qui conduisent, à volonté, les eaux dans une rigole communiquant au bief de partage. Ces digues, en retenant les eaux qui arrivent dans la vallée, servent à former un vaste étang pouvant suffire aux besoins de la navigation.

Les Romains construisaient, aux points de départ et aux points d'arrivée des aqueducs, des piscines ou réservoirs qui permettaient à l'eau de se purifier en déposant toutes les matières qu'elle pouvait tenir en suspension.

2° On appelle réservoir de fumée un coffre établi à la partie supérieure d'un poêle de construction et formé par deux planchers en tuiles et des cloisons en briques, dans lequel la fumée, qui a circulé dans l'intérieur du poêle, arrive pour sortir ensuite par un tuyau en tôle qui la conduit dans la cheminée. C'est dans ce réservoir que se dépose la suie.

Résiliation ,

Marché.

s. f. — Voy. Bail,

Résille , s. f. — Ensemble des plombs qui servent à retenir les verres composant un vitrail.

Résine, s. f. — On donne ce nom à des substances végétales qui s'écoulent naturellement du tronc et des branches de certains arbres, ou qu'on en extrait artificiellement.

Les résines sortent ainsi du bois à l'état de sucs plus ou moins visqueux et se solidifient ordinairement à l'air. Elles renferment une quantité variable d'huile essentielle ; il y en a où cette huile est tellement prédominante que ces substances restent toujours liquides ; on les appelle communément térébenthines.

Les résines sont très inflammables et ne se dissolvent pas dans l'eau, mais elles sont solubles dans l'esprit-de-vin et dans les huiles.

Les résines s'emploient dans la composition des vernis (voy. ce mot). On distingue, parmi celles qui servent à cet usage, le copal, Yélémi, la laque, le succin, le benjoin (voy. ces mots).

Dans la préparation de l'essence de térébenthine, on peut obtenir, par certains procédés, de la résine commune.

dite aussi poix-résine ou brai sec et dont on se sert particulièrement pour la préparation du mastic de fonlainier, qui n'est autre chose que le mélange de 1 partie de résine avec 2 parties de brique finement pulvérisées et fondues ensemble.

RÉSISTANCE

RÉSISTANCE

Résistance, s. f. — Résistance des matériaux. Les corps sont composés de molécules maintenues dans leurs positions relatives par des forces qui sont les unes attractives, les autres répulsives, et qui. constituent l'état de stabilité des corps, lorsqu'elles se font équilibre. On regarde les forces attractives comme étant dues à une propriété particulière de la matière, que Ton appelle l'attraction moléculaire des corps, et les forces répulsives à la dilatation produite par la chaleur.

Nous n'avons à nous occuper ici que de la résistance des corps solides.

Sous l'influence de la force d'attraction, les molécules des corps tendent à se grouper dans un certain ordre régulier et présentent alors, dans des sens différents, des résistances variables.

Lorsque des forces extérieures viennent s'ajouter aux forces attractives et répulsives qui se font équilibre, le corps prend une nouvelle forme : les molécules, en se rapprochant ou en s'éloignant, se groupent dans un nouvel état d'équilibre, pourvu que ces forces ne dépassent pas une certaine limite, audelà de laquelle la rupture se produit.

De la force de cohésion qui réunit ainsi les molécules des corps, dépend la ténacité de ces corps, ténacité différente pour chacun d'eux et que l'on mesure par la quantité de force nécessaire pour les rompre.

Si l'on exerce sur un corps solide des efforts de traction ou de compression, on observe ce phénomène que, les efforts ne dépassant pas une certaine limite, l'allongement ou le raccourcissement qui en résulte n'est pas permanent, et le corps reprend son premier état d'équilibre, quand l'action accidentelle cesse d'être exercée. C'est cette propriété que l'on nomme élasticité.

Si l'on étudie les actions produites sur des prismes soumis ta des efforts de traction, on remarque que les allongements sont proportionnels aux charges par unité de surface, jusqu'à une cer-

taine limite, variable avec la nature du corps ; ils croissent plus rapidement audelà. On admet la même loi pour les raccourcissements produits par la compression. Les uns et les autres sont proportionnels à la longueur des prismes et en raison inverse de leur section.

Appelons P l'effort de tension ou de compression par unité de surface, et i l'allongement ou le raccourcissement

produit sur l'unité de longueur ; - sera

constant pour un même corps dans les

limites auxquelles nous venons de faire

allusion. Cette quantité constante, que

l'on désigne habituellement par la

lettre E, représente la réaction élastique

de la substance considérée à la tension

ou à la compression.

On a donc : - = E.

Si, de plus, on nomme / l'allongement produit sur un prisme d'une longueur L et d'une section S par un poids P, cet allongement est donné par la formule

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