REZ-DE-CHAUSSÉE
sur un mur pour le décorer ou le rendre plus solide.
Le mode de revêtement le plus communément employé à Paris est l'enduit en plâtre.
Dans les pays où le plâtre fait défaut, on revêt les murs soit avec un mortier de chaux et de sable, soit avec une composition faite de terre et de paille hachée (voy. Torchis).
Notons que les revêtements en plâtre sont mauvais dans les lieux bas et humides ; dans ce cas, le ciment doit être employé.
Les lambris ou revêtements en menuiserie sont fréquemment employés dans certaines pièces des appartements.
Les anciens faisaient grand usage des1 revêtements en dalles de marbre pour couvrir les parois des monuments. La mosaïque a été également utilisée pour; faire des revêtements.
Le mot revêtement s'applique encore] à des travaux de grosse construction i tels que les murs en pierres de taille, en moellons ou en meulière, dont on revêt les terres d'un talus, d'une ter-' rasse, d'une escarpe et d'une contrescarpe (voy. Soutènement).
Revêtir, v. a. — 1° Faire un revêtement (voy. ce mot).
2° En charpente, ce mot signifie placer des poteaux, fournisses et autres pièces dans un pan de bois ou dans une cloison.
3° Les jardiniers emploient ce terme dans le sens de garnir de gazon ur glacis droit ou circulaire, ou bien encon palisser de charmilles, pour le couvrir un mur de clôture ou de terrasse.
Revivre, v. n. — Faire revivre redonner du brillant à une peinture pa un lavage et un revernissage.
Rez-de-chaussée, 5. m. — Dan,' une construction, étage qui se trouve ai niveau du sol d'une chaussée, d'un rue, d'une cour, d'un jardin, etc.
RIDEAU
RIDEAU
Le rez-de-chaussée peut être surélevé de quelques marches au-dessus du sol extérieur.
Rez-mur, 5. m.
dans œuvre.
Nu d'un mur
Rhodes. — Bois de Rhodes: bois que l'on soupçonne avoir été Yaspalath des anciens, bien qu'il n'y ait là qu'une conjecture. Les anciens eux-mêmes n'étaient pas d'accord sur l'aspalalh ; on croit que c'était Yagollochum , le bois d'aloès ou le bois de Rhodes.
Aujourd'hui, on ne sait pas encore précisément ce qu'est le bois de Rhodes. Celui auquel on donne ce nom est jaunâtre lorsqu'il est nouvellement coupé ; sa couleur devient brune avec le temps ; il est dur, compact, noueux et résineux ; il a une odeur de rose , aussi l'appelle-t-on souvent bois de rose. On en rencontre aussi dont le grain, très fin et très dur, a de l'analogie avec le bois de buis.
L'arbre duquel on le tire croissant dans les îles de Rhodes et de Chypre, on lui a donné les noms de bois de Rhodes et de bois de Chypre. On trouve aussi ce bois aux Canaries et à la Martinique.
Parmi les espèces de bois de Rhodes, la plus belle et celle dont l'imitation se fait le plus souvent dans la peinture décorative, est de couleur feuille morte mêlée de jaune plus pâle et d'un rouge violet qui produit un bel effet.
Rideau, s. m. — 1° Pièce d'étoffe pourvue d'anneaux glissant sur une tringle et qui est posée devant une fenêtre ; on le tire dans un sens ou dans l'autre, selon que l'on veut modérer les ardeurs du soleil ou intercepter la vue du dehors.
Les portes des appartements ne sont ainsi quelquefois fermées que par une pièce d'étoffe que l'on nomme portière.
, Cet usage était fréquent chez les anciens ; les Romains suspendaient un rideau (vélum) devant la porte de la rue
d'une maison pour en fermer l'entrée, quand la porte même restait ouverte. Ils désignaient plus particulièrement, sous le nom à'aulœa ou aulœum, de riches tissus de fabrication orientale , qui furent introduits, paraît-il, à Rome, vers le temps où Attale fit le peuple romain son héritier.
Les juges, dans les causes criminelles et qui exigeaient un examen réfléchi, avaient coutume de laisser tomber un voile ou rideau devant leur tribunal, afin de délibérer avant de rendre la sentence.
Dans les temples, il était d'usage de placer un rideau devant la statue de la divinité dans l'intervalle de temps qui séparait les sacrifices.
Les théâtres romains étaient pourvus d'un rideau qui fermait la scène et qui était orné de figures peintes, brodées ou tissées ; ce rideau se baissait et restait ployé sur la partie antérieure du proscenium ou bien il était reçu en dessous par une trappe.
Dans les théâtres modernes, un rideau sépare également la scène de la partie ' réservée aux spectateurs ; mais ce voile se lève et disparaît dans le haut du théâtre, invisible au public ; on lui donne souvent le nom de toile.
2° Appareil mobile qui se pose devant un foyer de cheminée et qui sert h régler le tirage en permettant l'admission d'une plus ou moins grande quantité d'air sur le combustible.
Fig. 3027.
Les rideaux de cheminée sont de plu-
RIDEAU