RIFLARD
sieurs sortes. On a d'abord employé le châssis à plusieurs lames (fig. 3027) qui se recouvrent et qui sont maintenues relevées par une chaîne à l'extrémité desquelles agit un contrepoids ; ce système est à la fois désagréable par le bruit qu'il occasionne, et incommode parce que le contrepoids peut se détacher et que le rideau tombe toujours.
Le système Bigot obvie à ces inconvénients; il consiste (fig. 3028) dans
l'emploi de deux crémaillères sur lesquelles on fait reposer le rideau à diverses hauteurs.
Un autre appareil est celui qui a été inventé par M. Leaud : c'est une tôle ondulée qui s'enroule ou se déroule au-
tour de deux galets. Le seul frottement dans les rainures ou coulisses latérales la maintient dans toutes les positions qu'on lui donne.
3° Par extension, on donne le nom de rideau à l'ensemble des tringles qui supportent le tablier d'un pont suspendu.
4° On nomme encore ainsi, en terme de jardinage, une palissade de charmille établie dans un parc ou dans un jardin pour arrêter la vue ou pour cacher quelque aspect peu agréable ; une plantation d'arbres très rapprochés les uns des autres et qui font obstacle à la vue ou aux ardeurs du soleil.
Ridelle, 5. f. — Côté en forme de râtelier d'une charrette (voy. Aideau, Charrette).
Riflard, s. m. — Maçoxxerie. Outil que les maçons emploient pour couper
Fig. 3029.
le plâtre et qui se compose (fig. 3029) d'une lame mince en métal montée sur un manche court.
Le riflard sert à égaliser les surfaces en enlevant le plâtre en excès, et à finir les ouvrages de ravalement exécutés avec cette matière.
Charpexte. Rabot analogue à la deniivarlope (voy. Varlope), que les menuisiers emploient pour dégrossir et blanchir les planches ; le fer de cet outil est arrondi au milieu afin qu'il puisse mordre davantage.