ROND-POINT
Il n'y a souvent qu'un seul clocher élevé au-dessus d'un porche ouvert ou fermé (voy. Porche) ; il y en a quelquefois deux et même un plus grand nombre; dans ce dernier cas, un clocher est construit à la croisée même du transept avec la nef principale.
L'intérieur des églises romanes présente un vaisseau central avec bas-côtés faisant le tour de l'édifice ou s'arrêtant au transept. La voûte d'arête est fréquemment employée pour couvrir la nef du milieu ou les collatéraux.
Ces monuments sont souvent élevés au-dessus de cryptes à supports très nombreux.
L'ornementation colorée est d'un fréquent usage.
C'est pendant le xue siècle, époque dite de transition, qu'apparaît Y ogive, destinée à caractériser une nouvelle période d'architecture. Cette forme est d'abord employée concurremment avec le plein-cintre; tantôt elle s'éloigne peu du demi-cercle, et tantôt, au contraire, elle est très aiguë. Les moulures qui accompagnent les arcades restent toutes romanes, mais les portes, les fenêtres commencent à être surmontées de roses, et les arcatures polylobées font leur apparition ; enfin, l'ogive est appliquée à la construction des voûtes et l'ère ogivale est inaugurée.
Ronceux, adj. — Se dit d'un bois qui est rempli de nœuds.
Bond, adj. — Synonyme de circulaire.
Un tore, une baguette sont des moulures rondes.
Rond d'eau : grand bassin circulaire enduit de ciment et bordé d'un cordon ou tablette de pierre.
Rond de cuir (voy. Rondelle).
Rond entre deux carrés : moulure en forme de quart de cercle ou d'ovale avec deux filets ou carrés. L'outil à fût qui sert à traîner cette moulure porte le même nom.
Rondelle, s. f. — 1° Outil de fer qui ne diffère du crochet qu'en ce qu'il est arrondi à son extrémité; on l'emploie pour gratter et finir les moulures en pierre ou en marbre.
2° Petite plaque ronde en fer, en cuivre, en plomb ou en cuir, percée dans le milieu, et que les plombiers placent entre les brides de jonction d'un robinet avec un tuyau ou de deux tuyaux entre eux.
3° Petite plaque de fer également percée dans son milieu (fig. 3040) et qu'on interpose entre l'écrou et le bois,
Fig. 3040.
pour que celui-ci ne s'écrase et ne se déchire pas sous la pression de l'écrou et de la clavette.
4° Les plombiers désignent ainsi de petites pièces rondes en cuivre formant les deux extrémités d'un moule à tuvau ; c'est au milieu de ces rondelles que sont placées les deux portées qui tiennent le boulon ou noyau qui est suspendu au milieu du moule et qui règle l'épaisseur du plomb.
Rondin, s. m. — Cylindre en bois sur lequel les plombiers enroulent, pour les arrondir, les tables de plomb destinées à former les tuyaux.
On dit aussi : mandrin.
Rondir, v. a. — Tailler l'ardoise selon les formes et les dimensions voulues.
Rond-point, s. m. — Place circulaire à laquelle aboutissent plusieurs voies et qui est souvent décorée par
ROSACE
ROSE
une fontaine, un bassin ou un édifice qui en occupe le centre.
Roquebrun {Marbre de\ — Griotte rouge et bleue, provenant de la carrière du Roc-de-l' Aigle, dans le départenant de l'Hérault.
Roquefond (Pierre de). — Calcaire lacustre, compact, très dur, que Ton extrait de la carrière de Roquefond, dans les communes de Laverdac et de Vianne, près de Nérac.
Cette pierre, de couleur blanchâtre, à pâte fine et homogène, est susceptible de poli ; sa hauteur d'assise va jusqu'à 1 mètre.
Roquemaillère {Pierre de). — Calcaire poreux, dur, provenant des carrières de Lecques, près de Nimes.
La couleur de cette pierre est d'un blanc faiblement jaunâtre ; sa hauteur d'assise varie de 0m,10 à lm,40.
Roquevignon {Pierre de). — Calcaire compact, très dur, de couleur blanc-grisâtre ou jaunâtre, tiré de la carrière de Roquevignon, aux environs de Grasse (Alpes-Maritimes).
C'est une pierre à pâte fine, susceptible de poli, portant de 0m,20 à 0m,80 de hauteur d'assise, pesant 2,680 kilogr. le mètre cube, et s'écrasant sous une charge de 1,200 kilogr. par centimètre carré.
Rosace, s. f. — Ornement d'architecture qui consiste en feuillages groupés
Le milieu de la rosace est toujours indiqué par une sorte de bouton ou culot qui forme le point de départ des feuilles. Celles-ci peuvent être lisses et aiguës, dentelées ou arrondies et superposées les unes sur les autres.
Cet ornement se place dans les caissons des voûtes et des plafonds, dans les intervalles qui séparent les modillons d'une corniche ou bien encore dans le milieu de chaque face de l'abaque du chapiteau corinthien.
Pendant la période du moyen âge, les rosaces étaient fréquemment employées à l'ornementation des soffites de corniches, des nus des fausses arcatures et des tympans.
Rose, s. f. — 1° Nom que l'on donne aux baies circulaires qui s'ouvrent audessus des portails d'église.
On trouve l'origine de la rose dans Yoculus ou œil qui était percé au-dessus de l'entrée dans les basiliques chrétiennes. Mais ce n'est que dans la deuxième moitié du xnc siècle que les
Fis 3041.
d'une façon symétrique et inscrits dans un cercle (fig. 3041).
Fi g. 3042.
architectes commencèrent à diviser ces ouvertures par des ornements rayonnant du centre à la circonférence; ces colonnettes sont reliées entre elles par des arcs en plein cintre où à plusieurs lobes (fig. 3042).
ROSE
ROSE
On voit des roses aux extrémités des transepts, au-dessus delà porte occidentale et quelquefois au centre du chevet.
La forme rayonnante n'est pas la seule adoptée pour ces châssis de pierre, destinés à maintenir les vitraux avec lesquels ces ouvertures sont fermées.
Fi,. 3Q43.
La figure 3043 représente une rose dans laquelle sont inscrites de petites roses secondaires à plusieurs lobes. Celle que nous donnons (fig. 3044), d'après un dessin de Viollet Le Duc, appartient à
Fig. 3044.
l'église de Montréal (Yonne) et date des dernières années du xue siècle ; elle est composée de trois rangées de dalles ajourées en demi-cercle et chanfreinées entre les coupes.
Ces formes régulières d'arcatures en quintefeuilles , quatrefeuiiles , trèfles, etc., se sont conservées pendant le xme siècle et souvent encore, les roses affectent l'aspect d'une roue comme au siècle précédent. Les tympans des fenêtres se garnissent de roses polylobées d'un diamètre plus petit.
Au xive siècle, ces baies circulaires atteignent une grande dimension, et les compartiments qu'elles renferment se multiplient en raison de la ramification de plus en plus prononcée des meneaux qui les divisent.
Le siècle suivant et la fin de la période ogivale sont remarquables par la multitude de combinaisons que présentent.
dans leur enchevêtrement., les arcatures qui forment ces châssis de pierre. La figure 3045 représente une rose flamboyante à compartiments triangulaires.
D'autres ouvertures de ce genre offrent des figures contournées qui tiennent à la fois du style ravonnant et du style flamboyant.
2° Bois de rose : essence qu'il ne faut pas confondre avec le bois de Rhodes appelé aussi quelquefois bois de rose, et qui diffère de couleur et de nuances.
On connaît plusieurs espèces de bois de rose qui croissent dans diverses contrées équatoriales. Son nom lui vient et
ROSEAU