‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 111 sur 232 · DRILLE · texte numérisé non relu

DRILLE

la pente est faible, des regards, composés de 2 ou 3 gros tuyaux emboîtés les uns dans les autres, dans lesquels aboutissent les extrémités des tuyaux d'amont et d'où partent ceux d'aval.

Ces regards sont établis verticalement sur une base en pierre plate ou en terre cuite et recouverts de la même manière au niveau du sol. Les bouches des drains principaux, c'est-à-dire les points où ils aboutissent aux canaux de décharge, sont construites en maçonnerie et pourvues de grilles à barreaux rapprochés, qui s'opposent à l'entrée des petits animaux dans les conduits.

L'origine et la direction des drains collecteurs sont indiquées par de petites bornes placées à la surface du sol, et marquées d'une flèche.

Dans certaines circonstances, on est obligé de remplacer les conduits en poteries tubulaires par d'autres matériaux ; on les fait alors, soit en tuiles courbes, soit en cailloux et galets jetés pêle-mêle au fond des tranchées. Quelquefois même, s'il s'agit d'établir des canaux d'écoulement d'une certaine importance , on donne aux drains les dimensions de véritables aqueducs construits en pierres plates ou en maçonnerie et de sections très diverses; mais ces conduits exigent une grande perfection d'exécution et s'obstruent facilement.

Une cause assez fréquente de l'éboulement des talus de chemins de fer est la présence de bancs argileux intercalés entre des bancs perméables. Pour l'éviter, on enfouit à des profondeurs variables de 0'",40 à 0°^,80 des drains secondaires de 0'°,036 cà 0°^,040, dirigés suivant la ligne de plus grande pente des talus, et qui aboutissent à des collecteurs de 0°',06, placés au pied des talus, parallèlement aux rails et qui débouchent dans les fossés latéraux. Le drainage de la plate-forme et des talus suffit généralement ; mais il est quelquefois insufnsanl. En elTet, la nature du terrain et l'abondance des eaux peuvent forcer d'opérer l'assainisse-

ment sur une très forte épaisseur. On pratique alors de profondes saignées ou galeries pour aller chercher les eaux au sein même de la masse.

Dressage de la brique, s. m. — Voy. Rebattage.

Dresser , r. a. — Maçonnerie.

1° Dresser un mur : l'élever au coi-deau et au fil à plomb.

2° Dresser le parement d'une pierre :

tailler ce parement de manière à obtenir une surface plane.

3° On dit encore que l'on dresse un alignement.

Charpente. Les charpentiers dressent une pièce de bois quand ils la cinglent au cordeau pour l'équarrir.

Menuiserie. Dégrossir et corroyer une planche.

Serrurerie. Aplanir les faces d'une pièce de fer, soit à chaud avec le marteau, soit à froid avec la lime.

Pavage. Quand un pavage est mis en place, et que les joints sont garnis de sable, on le dresse en enfonçant régulièrement les pavés au moyen d'une demoiselle (voy. ce mot). L'ouvrier qui exécute ce travail est appelé dresseur.

Dressoir, s. m. — P Ouvrier qui, dans les terrassements, dresse ou dégauchit les berges ou parois d'une excavation, et, en particulier, les surfaces verticales et obliques. Celui qui est chargé de dresser les surfaces horizontales est le régleur.

2° Banc dont se servent les Ireillageurs pour maintenir les échalas à dresser. Ce banc, très incliné, n'a de pieds qu'à un seul bout.

Drille, s. f. —Verge en fer pourvue, à l'une de ses extrémités, d'un foret qui sert à percer les métaux ouïes bois durs.

On imprime à cet instrument un mouvement de rotation, à l'aide d'une corde qui agit comme la corde d'un archet (voy. Trépan).

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