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DOUBLONS

DOUCI?sE.

clu cliœar avec le transept, dans les édifices religieux, que sont établis les arcs double aux les plus forts, pour résister à la pression des murs et pour supporter les tours ou flèches que Ton construit souvent à la croisée des églises.

Doubler, r. a. — Rapporter et sceller des bandes ou dalles de pierre, dites doublures, derrière des tranches de marbre, pour consolider celles-ci.

Double-revers, s. m. — Chaussée dont le milieu est occupé par un ruisseau et qui présente ainsi deux pentes ou revers ramenant les eaux dans un même conduit, au contraire des chaussées en dos-d'dne, dont les pentes rejettent les eaux de chaque côté.

On dit aussi chaussée fendue.

Doublette, s. f. — Échantillon de bois de chêne qui s'emploie pour les bâtis de petite dimension et se trouve, dans le commerce, par longueurs de i'",95, 2°^,27, 2°^,60, 2"",92, 3'°,25, 3'°,90, sur 0°^,6o0 à 0=^,607 d'épaisseur et 0'°,298 ou 0=^,325 de largeur.

Doublier, s. m. — Nom que Ton donne aux râteliers doubles des bergeries.

Doublis, s. m. — 1° Les couvreurs donnent ce nom à un rang de tuiles ou d'ardoises posées en double et en liaison, sur un premier rang formant égout (voy. ce mot).

Le doublis n'est ordinairement fait qu'avec des demi-pièces.

2° Les treillageurs appellent doublis ou redoublés la partie basse d'un treillage, dans laquelle l'intervalle de deux échalas courants est occupé, jusqu'à une certaine hauteur, par d'autres échalas.

Doublons, s. m. pi. — Feuilles de tôle appliquées l'une sur l'autre et qui se tiennent seulement par une de leurs exirémilés.

On donne le même nom aux longues feuilles de tôle doublées en deux.

Doublure, s. f. — 1° Panneau ou cloison de doublure : menuiserie qui est composée de planches brutes ou corroyées clouées sur des traverses et qui sert à couvrir un mur humide.

2° Dalle de pierre rapportée sous des tranches de marbre (voy. Doubler).

Douci, s. m. -— Nom que Ton donne à l'une des opérations du polissage des glaces (voy. Polissage).

Doucine, .s*, f. — Architecture.

Moulure h double courbure formée de deux quarts de cercle (tîg. 1390), con-

cave par le haut, convexe par le bas.

Les cornicbes corinthienne et composite (voy. ces mots) sont couronnées par une doucine.

Me.nuiserie. i° Outil à fût, en forme de rabot, qu'on nomme aussi bouvement et qui sert à pousser sur les bois des moulures en doucine.

On dislingue les doucines ordinaires qui ont la lumière tantôt sur le côté

Fig. 1391.

(fig. 1391), tantôt dessus (fig. 1392), et

DOUÉ. - 2i7

les doucines à baguette, à lumière dans

DRAGAGE

Fig. 1392.

In main (fig. 1393), et à lumière dessus.

Fig. 1393.

Parmi ces dernières, il en existe aussi

Fig. 1394.

qui sont à deux fers et souvent munies d'une poignée (lig. 1394).

2° Certains battants de croisée se joi- |gnent par une fermeture en doucine l>'oy. Battant).

^ Doué {Clumx hydraulique de). ~ '.baux qui se fabrique ài>o?^c'-/a-Fo/Uam^, Jans le département de Maine-et-Loire.

C'est une chaux moyennement bydrauique qui contient les éléments suivants : Mlice combinée . . . . 14,35 parties.

Vlumine 2 90 »

^eroxyde de fer .... 2,20 »

^^haux 63,'8o »

Magnésie 0,80 »

«^cide sulfurique. ... 0 40 »

'erte au feu 15^50 »

100 » parties.

Donelle,.5. f. — On nomme ainsi, dans une voûte, le parement intérieur d'un voussoir.

La réunion de toutes les doiielles forme l'intrados.

Par extension, ce nom s'applique à rintrados lui-même.

Dougé, s. m. — Ciseau plat très mince, qui sert à subdiviser en ardoises brutes ou fendis les blocs d'ardoises débités préalablement en répartons ou pièces de 2 à 3 centimètres d'épaisseur (voy. Ardoise).

Douille, s. f. — Pièce en forme de tube qui sert h recevoir un manche ou une tige ; exemple : la doiiille d'une cognée, d'un niveau d'eau, etc.

On donne encore ce nom à l'extrémité d'un boisseau de robinet soudé sur un tuyau de conduite ; à la partie cylindrique d'un bouchon fermant une bouche de chaleur ; à la partie de l'arçon emmanchée dans la bobine et sur laquelle est fixé le foret à Varçon (voy. ces mots).

Douve, s. f. — On appelle mur de douve, le mur intérieur d'un bassin, derrière lequel est un corroi enterre glaise ou un contre-mur.

Dragage, s. m. — Opération qui a pour objet d'exécuter dans l'eau la fouille des terres, des sables ou desgravois, soit pour nettoyer le fond d'un bassin ou d'un cours d'eau, soit pour établir les fondations de certains travaux hydrauliques.

Cette extraction se fait au moyen de la drague à main quand le volume de la fouille n'est pas très important ; cet outil est une sorte de pelle ou bêche pourvue d'un manche coudé à angle droit. Les ouvriers qui manœuvrent la drague sont désignés sous le nom de dragueurs; ce sont, en général, des ouvriers spéciaux, habitués à ce genre de travail.

Si la fouille «à exécuter est considé-

DRAINAGE

DRAINAGE

rable, on se sort du bateau dragueur, qui fonctionne au moyen d'un manège à un ou deux chevaux ou d'une machine à vapeur.

Les dragues sont alors des loiichets ou hottes en fer, dont le fond est à clairevoie et qui sont fixés sur une chaîne sans fin s'enroulant sur un tambour et guidée dans sa marche par des poulies ; la partie antérieure de la hotte est tranchante et attaque le fond. Les louchets se chargent de terre ou de vase et se vident, à la partie supérieure, dans un couloir qui les dirige dans une mariesalope placée sur le bateau.

Drafjonnier, s. m. — Arbre exotique d"où Ton extrait la résine appelée sang-dragon.

Drague, 5. /".— 1° Outil ou machine employée pour exécuter des fouilles dans Teau (voy. Dragage).

^"^ Drague de drainage (voy. Drainage).

3° Petit pinceau de poils de chèvre qui sert à marquer le verre avec du blanc brové.

Drain, s. m. — Voy. Drainage,

Drainage, s. m.— Mot tiré de l'anglais et qui signifie écoulement, assèchement. On désigne ainsi, en général, l'ensemble des procédés employés pour enlever du sol l'humidité surabondante, et pratiquer le dessèchement des terres au moyen de rigoles souterraines.

La loi du 10 juin 1854, relative au drainage, explique ainsi cette opération:

« Le drainage varie dans ses applica- « tions, suivant la nature des terres, les « circonstances et les accidents de loca- « lité. . . Voici le procédé le plus som- « maire et le plus recommandé par Tex- « périence des faits : on pratique deux « sortes de conduits souterrains que, « dans le langage technique, on appelle (( drains, au fond desquels sont placés « des matériaux de diverses natures (la « pierre, le caillou, le bois, la tuile

« même), qui sont communément rem- « placés aujourd'hui par des tuyaux de « terre cuite de forme cylindrique. Les « uns reçoivent l'égouttement du sol, ce « sont les drains d'assèchement ; les « autres reçoivent les eaux qui en pro- « viennent, ce sont les drains collée- « leurs ; et, lorsque la contrée est pri- « vée de cours d'eau et présente une « surface unie dans une si grande éten- « due que le prolongement du drain « coUecteurjusqu'àune voie quelconque « d'écoulement entraînerait des dé- « penses hors de proportion avec la va- « leur du terrain drainé, on établit des « canaux de décharge ou évacuateurs « généraux, dans lesquels le collecteur « amène les eaux qui lui ont été versées « par les drains d'assèchement ; telle est « l'opération du drainage. »

Les tranchées que l'on est obligé d'ouvrir dans le sol, pour la pose des tuyaux, sont très étroites, et profondes d'environ 1 mètre ; les tuyaux sont placés bout à bout, les uns à la suite des autres, et recouverts avec la terre extraite des tranchées.

Les tuyaux communiquent ensemble et débouchent à l'air libre au point le plus décliné de chaque système de rigoles.

L'eau surabondante, qui imprègne le sol, s'infiltre jusqu'à ces tuyaux, s'y introduit à travers les joints qui existent à leurs extrémités, s'y accumule et finit par s'écouler, en suivant la pente ([u'on leur a donnée.

L'exécution des travaux nécessaires au drainage exige tout d'abord le levé et le nivellement du terrain, pour déterminer à l'avance la direction des tranchées, les points où doivent se placer les drains collecteurs et la pente qu'il faut donner aux tuyaux ; ceux-ci n'ayant ordinairement que 25 à 30 millimètres de diamètre intérieur, il convient de leur donner une inclinaison minima de 0 millimètres.

Les tranchées vont en se rétrécissant de la partie supérieure jusqu'au fond qui est tantôt concave, et tantôt plat. Dans

DRAINAGE

DRAINAGE

les sols sujets à éboulements, on doit soutenir les terres des côtés par un boi-

sage composé de planches maintenues par des traverses ou des étrésillons (fig. 139o),

Le creusement de ces tranchées se commence par la partie la plus basse, pour faire écouler de suite Feau de pluie qui peut tomber pendant toute la durée de Topération, ou les eaux que Ton peut rencontrer dans le cours du travail.

Les outils dont les ouvriers se servent pour ouvrir ces conduits sont d'abord la pelle et la bêche ordinaire, dans les terrains sablonneux ou argileux , la pioche, et le pic dans les terres dures et caillouteuses ; puis des instruments analogues, mais de plus en plus étroits, à mesure qu'on approche du fond, que Ton nettoie, en dernier lieu, avec une drague de drainage, sorte de pioche dont le fer est fortement recourbé et affecte la forme d'une cuiller.

La profondeur de ces tranchées dépend, soit de la nature des plantes qui occupent la surface du sol et dont les racines sont plus ou moins longues, soit de la constitution géologique du sol; nous avons dit plus haut qu'on pouvait adopter généralement de 1 mètre à l'^,20. L'écartement des drains d'égouttement est encore également soumis aux circonstances locales ; on admet qu'il peut varier entre 8 et i5 mètres ; la longueur de ces conduits varie ordinairement entre 200 et 300 mètres ; si

la pente à assainir est plus longue, on

Fig. 139G.

divise les petits drains par un canal secondaire transversal a b (fig. 1396).

Les tuyaux sont formés de cylindres en terre cuite de 30 à 35 centimètres de longueur et de 10 millimètres d'épaisseur, le diamètre intérieur étant de 25 à 30 millimètres, pour les petits drains et de 6 à 8 centimètres pour les drains collecteurs. Ces tubes sont posés bout

Fig. 1397.

à bout et raccordés entre eux à l'aide de colliers ou manchons (fig. 1397) ou bouts de tuyau en terre cuite de 7 h 10 centimètres de longueur et d'un diamètre assez fort pour que les tuyaux ordinaires puissent y entrer.

L'abouchement des petits drains avec les conduits collecteurs s'opère au moyen d'une ouverture circulaire pratiquée sur le tuyau le plus gros et dans laquelle pénètre le plus petit. Ce raccordement doit se faii'e suivant un angle aigu en amont, pour que l'eau continue à couler dans le sens de la pente. Pour s'assurer si l'écoulement est constant et pour faciliter les recherches, en cas de réparation, on place, aux points d'intersection des drains collecteurs et aux endroits où

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