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ÉCAILLE

ÉGHAFAUD.

duit à 2o pour 100 de légers, si Vébrasement a plus de 0",8o de large, et à 35 pour iOO s'il a moins de O'°,3o. On ajoute les are les comptées au mètre linéaire.

Lorsque Vébrasement est en pierre, l'entrepreneur n'a droit qu'à un simple ravalement, si l'architecte lai a donné les détails d'exécution nécessaires pour indiquer la forme et les dimensions de Vébrasement. Si, au contraire, Ventrepreneur, n'ayant pas reçu les détails nécessaires , est obligé de dégager Vébrasement après la pose, il a droit à tous les piocliements , tailles et recoupements exigés par cette opération.

Ébroudir, v. a. — Passer un fil métallique à travers une filière. Cette opération est appelée ébroudage et l'ouvrier qui l'effectue est Vébroudeur.

Écaille, s. f. — 1° Ornement sculpté en forme d^ écaille de poisson.

Dans les édifices du moyen âge, les rampants des contreforts, des couronnements de pinacles, des flèches en pierre, sont ainsi décorés d'écaillés présentant une faible saillie et qui semblent être une imitation de la couverture en bardeaux.

Les formes de ces ornements sont très diverses : ce sont des carrés, des

arcs pleins-cintres ou brisés, des trapèzes (fi g. 1401).

2" Ardoises arrondies à leur partie inférieure (fig. 1402) ou taillées en arcs brisés.

Ce mode de décoration des couver-

Fig. 1402.

tures était déjà employé au moyen âge.

Écailler, v. a. — On dit que Von écaille le plomb quand on gratte ce métal à vif avec le grattoir ou le ciseau, pour enlever l'oxyde ou crasse qu'il porte à sa surface.

On procède à cette opération quand on veut mettre le plomb en état de recevoir la soudure.

Écaillon, s. m. — Principal ouvrier d'une ardoisière.

Écaillures, s. f. pi. — Pellicules qu'on enlève lorsque l'on écaille le plomb.

Écaler (S'), r. pr. — On dit que le bois sécale quand il se sépare par lames.

Écales, s. f. pi. — Fragments de grès qui servent à faire des pavages communs.

Écartelé, part, passé. — Terme de blason. Écu partagé en quatre parties par deux lignes, l'une perpendiculaire et l'autre horizontale (voy. Blason).

Écliafaiid, Échafaudage, s. m.

— Construction provisoire en charpente, fixe ou mobile, destinée à supporter les ouvriers et les matériaux, dans l'édification ou la réparation des bâtiments.

Les écliafauds sont formés d'un ou plusieurs planchers supportés, soit par des pièces de bois reposant sur le sol

ÉCHAFAUD

ÉCHAFAUD

ou s'appiiyant sur les murs mêmes de la construction, soit par des espèces de cages de bois ou de fer suspendues à des cordages.

Il est inutile d'insister sur les conditions de solidité et de bon agencement que doivent présenter des ouvrages de cette nature ; c'est en effet de ces qualités que dépendent la contiance des ouvriers et la plus ou moins prompte exécution des travaux.

Pour les échafauds des, monuments et des édifices publics, dont la construction demande souvent plusieurs années, on emploie des bois de cbarpente avec assemblages chevillés et boulonnés en fer ; pour les maisons particulières, on établit des échafauch plus légers, mais toujours d'une solidité suffisante, pour que les ouvriers puissent à la fois s'y mouvoir et y déposer les outils et les matériaux dont ils ont immédiatement besoin.

Les écJiafauds du premier genre se nomment échafauds d'assemblages : les bois qui les composent sont soigneusement équarris, des escaliers doux et commodes y sont établis en vue d'un long usage ; souvent des couvertures en papier goudronné et même des cloisons en planches y sont disposées pour mettre à couvert les ouvriers et les matériaux. C'est dans cette classe d'écliafauds que sont rangées les charpentes mobiles que l'on emploie dans des cas spéciaux, comme dans certains travaux hydrauliques, dans la restauration d'anciens édifices, par exemple, de ceux dont les plafonds ou les voûtes sont à de grandes hauteurs, de ceux surtout dans lesquels les échafaudages des maçons produiraient des dégradations. La partie inférieure de ces échafaudages forme une sorte de chariot porté sur des roulettes qui permettent de transporter ces charpentes d'un lieu à un autre, sans les démonter. Les formes et la combinaison des pièces qui entrent dans

I ces constructions provisoires peuvent

' varier à l'infini.

Les autres échafauds, dits ordinaires, se divisent en plusieurs classes : les plus simples sont formés de chevalets ou tréteaux, sur lesquels on pose des planches ou des madriers formant plancher. Viennent ensuite les échafauds les plus généralement employés et qui comprennent :

1° Les échafauds sur plans verticaux

(fig. 4403), qu'on établit de la manière suivante :

On commence par poser, à l°',oO environ du mur ou du pan de bois à élever, une série de poteaux verticaux en bois de brin, espacés entre eux de 2 mètres à peu près et qu'on appelle baliveaux, échasses ou écoperches ; les pieds de ces supports sont scellés dans le sol ou simplement dessus, au moyen de petits massifs ou patins en moellons et plâtre. Ces échasses sont reliées entre elles par des bois de même forme, qui sont posés en traverses horizontales, le tout fixé au moyen de cordes solidement nouées. Ces perches, parallèles à la façade, sont distantes entre elles de l°^,7o à l'^,8o. C'est alors qu'au fur et à mesure que la construction monte, on place des boulins en bois plus courts que les précédents et d'une section

ECHAFAL'D.

ECHAFAUD

semblable, assujellis d'un boni, par des cordages, au point de rencontre des traverses et des baliveaux, et reposant, de Taulre, sur le pan de bois ou le mur même. Ces boulins reçoivent enfin les plancbes ou madriers , plateaux ou plats-bords, qui doivent composer les plancliers provisoires. Ces planches, le plus souvent en bois de bateau, sont d'environ 4 mètres de longueur sur 0°',30 ou 0"',3o de largeur; on les arme, pour les empêcher de se fendre, de petites traverses en bois clouées sur les deux faces, ou de colliers soit en fer plat, soit en zinc, posés un au milieu, et un près de chaque extrémité.

Quand le mur est construit, on laisse les boulins en place, pour conserver aux échasses leur position verticale et leur soUdité ; il est même d'usage de laisser, à chaque étage, un ou deux rangs de planches pour faciliter le service ; des échelles mettent en communication ces différents plancliers.

Si la façade que Ton élève est en pierres de taille, il faut éviter les trous qu'exigerait Fappui des boulins sur le mur, dans les parties pleines ; on dresse donc verticalement les écoperches, en face des baies et vis-à-vis, soit sur les appuis, soit même à l'intérieur du bâtiment, on fixe des boulins verticaux auxquels on relie les boulins horizontaux avec des cordages à main.

Si les écoperches ne sont pas assez longues pour atteindre à la hauteur des murs à élever, on doit les enter, c'està-dire prolonger les échasses par d'autres que l'on réunit aux premières au moyen d'une corde faisant un grand noml)re de spires.

La grosseur des écoperches à leur pied varie de 15 à 2o centimètres, et leur longueur, de 5 mètres à plus de 10 mètres. Les boulins ont, en général, 2™,o0 de longueur pour 10 à 15 centimètres de diamètre.

2" Les échafauds sur plans horizontan.r, qui permettent de construire les plafonds et les corniches et de faire les

rejointoiements et enduits des voûtes.

Ce sont des plancliers établis sur des traverses reliées avec des cordages à des boulins dressés verticalement le long des murs, se faisant face dans la pièce et espacés de 2 mètres les uns des autres.

3° Les échafauds volants, que l'on emploie quand on ne peut faire reposer sur le sol le pied des échasses, soit pour laisser le passage libre, dans une rue trop étroite, soit pour ne pas gêner l'entrée d'une pièce à rez-de-chaussée.

On utilise souvent, dans ce cas, les échafaudages dits à bascule, dont le

Jl

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Fig. 1404.

type est représenté par la figure d404 que nous empruntons à l'ouvrage de M. Bosc sur l'architecture rurale.

On pose horizontalement, sur les appuis des fenêtres, de fortes pièces de bois, que l'on empêche de basculer en maintenant leur extrémité inférieure par un petit potelet de support e, qui repose sur le plancher et par un poteau vertical de serrage b, qui est placé d'aplomb sur le potelet et dont l'extrémité supérieure s'appuie au plafond. Sur la partie de Yéchafaud qui forme saillie, on établit le premier plancher, puis on pose les écoperches c en scellant les pieds dans des patins p, comme sur le sol. Au-dessus, à la distance convenable, on dispose les boulins d.

ÉGHAFAUD. — 271

Si le travail a peu d'importance, on peut se contenter, pour établir la bascule, de boulins horizontaux simplement attachés à des boulins A^erLicaux s'appuyant sur le plancher et sous le plafond.

Si le premier étage n'est pas libre, on fait supporter les pièces horizontales par des boulins inclinés, dont le pied est scellé dans des patins au bas du mur.

Les divers systèmes (ï échafaudages que nous venons de décrire sont surtout employés pour les travaux de maçonnerie considérable ou pour les grosses réparations. Les planchers suspendus à des cordages sont plus fréquemment utihsés pour le ravalement des vieilles façades, pour les badigeonnages de murs noircis, ou enfln, pour des réparations de peu d'importance. Ce sont

EGHAFAUD.

Fig. 14Û0.

des plates-formes garnies de montants

et de traverses en bois formant garde fou et soutenues et rattachées, par des cordes, aux souches de cheminées ou à des boulins fixés dans les mansardes.

Un système de poulies permet, en général, de monter ou descendre ces échafauds à différentes hauteurs.

L'application du fer h ces planchers mobiles permet de leur donner en même temps plus de légèreté et de solidité.

Nous donnons ainsi (fig. 140o), comme applicable aux travaux de réparations, l'ascenseur Morel ou panier de sauvetage modifié, qui se compose d'une plate-forme en tôle F F, surmontée d'une cage en fer, le tout suspendu à une poulie au moyen d'un crochet en S engagé dans l'anneau d'une traverse coudée. Une tringle en fer à charnière et à crochet A forme le garde-fou au long du mur de la façade ; une corde B passant dans l'anneau conducteur G permet de guider la cage dans son mouvement de descente ou d'ascension et une chaînette E permet de l'écarter du mur pour éviter la rencontre des saillies. Ges différents systèmes (ï échafaudages ne représentent que les types principaux ordinairement en usage. On donne à ces constructions provisoires des formes très variées qui dépendent des travaux à exécuter, de la forme des édifices, enfin d'une foule de circonstances qui peuvent modifier d'une manière plus ou moins sensible les combinaisons généralement adoptées.

Il existe une règle générale à l'égard des échafauds dans le règlement du prix des ouvrages. S'il s'agit de travaux neufs ordinaires, tous les prix composés des constructions en pierre, moellons, meuUère, brique et plâtras comprennent la valeur des échafauds.

Voici les cas où cette valeur est comptée à part :

1° Lorsque, en travaux neufs, pour la

construction des façades, le matériel

ordinairement employé par le maçon

pour les échafaudages est insuffisant ;

2^ Lorsque, eji travaux neufs ou de

ÉCHAFAUD

ECHAFAUD

réparation, les échafauds du maçon servent aux sculpteurs et autres ouvriers appartenant aux diiïérents corps de métier ;

3° Lorsque les ravalements n'ont pu être faits, pour une cause indépendante de la volonté de l'entrepreneur, dans un délai de trois mois à partir du jour où la construction des façades a été terminée. Ce cas n'est vrai, dans les ravalements en plâtre, que pour les parties placées au-dessus de 4 mètres du sol, parce que jusqu'à cette hauteur le prix composé des légers comprend la valeur des échafauds;

4° Lorsque l'entrepreneur a été forcé de démonter les échafauds avant les ravalements, de manière qu'il n'a pu s'en servir pour l'exécution même de ces l'avalements ;

S'' Lorsque, en travaux de réparation, il faut faire des travaux d'exhaussement d'anciennes constructions ou des raccords au-dessus de 4 mètres.

Législation. Il est défendu aux entrepreneurs d'étayer ou d'échafauder sur la voie publique sans une permission. Il faut remarquer que cette permission ne résulte pas de l'autorisation de construire ou de réparer, lorsque cette permission a été donnée à la condition de ne rien placer sur la voie publique sans se conformer aux règlements édictés à cet égard (1).

Ces règlements sont résumés dans l'ordonnance de police dont voici la teneur:

« Échafaudages fixes, scellés ou non dans les murs de face. Article premier. Tout échafaudage fixe , scellé ou non dans un mur de face et portant sur le sol, aura ses planchers garnis de gardecorps sur les trois côtés faisant face au vide.

(( Art. 2. Les planches placées en travers des boulins horizontaux pour former plancher devront être posées joinlives et être assez longues pour porter au moins sur trois boulins.

(1) Code Pcrrin, n" l"î4o.

« Art. 3. Les garde-corps auront 0^,90 de hauteur au moins; ils seront ou pleins ou composés d'une traverse d'appui solidement fixée. Quand ils ne seront pas pleins, le plancher devra être entouré d'une plinthe ayant au minimum 0°^,25 de hauteur.

« Art. 4. Tout échafaudage lixe dont la hauteur au-dessus du sol dépassera 6 mètres sera muni d'un plancher de sûreté construit dans les conditions indiquées à l'article 2 ci-dessus, et posé à 4 mètres environ au-dessus du sol de la rue.

« Art. 5. Partout où travailleront des ouvriers sur un échafaudage fixe, il sera disposé des toiles pour arrêter les poussières et empêcher la chute sur la voie publique des éclats de pierres ou de plâtre.

<( Échafaudages fixes en bascule.

Art. 6. Les pièces posées en bascule pour recevoir Yéchafaudage seront de fort équarrissage si elles sont en charpente, de gros échantillons si elles sont en fer ; elles recevront un plancher de madriers qui reposeront sur trois traverses au moins.

(( Les dispositions des articles 1, 2, 3 et S ci-dessus, sont applicables aux échafaudages établis en bascule.

« Échafaudages mobiles suspendus.

Art. 7. Tout échafaudage mobile aura son plancher garni d'un garde-corps sur ses quatre faces et sera suspendu par trois cordages au moins.

« Art. 8. Le plancher, qu'il soit en métal ou en bois, sera composé de fortes pièces sohdement assemblées.

« Art. 9. Les garde-corps seront composés d'une traverse d'appui posée à la hauteur de 90 centimètres sur les trois côtés faisant face au vide, et de 70 centimètres sur le côté faisant face à la construction. Cette traverse sera portée par des montants espacés de 1°',50 au plus solidement fixés au plancher. En outre, il y aura par le bas une plinthe de2o centimètres de hauteur au moins.

« Cet ensemble de plancher et de

ÉCHAILLON.

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