ÉCHARPE
ÉCHAUDOIR
2*^ Pavé d'échantillon : le plus gros pavé employé.
3** Bois d'échaiitiUon : bois débités suivant les dimensions usitées dans le commerce ( voy. Chevron , Madrier , Planche y etc.).
Échappée, 5. f. — Hauteur comprise : 1° Entre le dessus des marches d'un escalier tournant et le dessous de la révolution supérieure;
2° Entre la voûte et les marches d'un escalier de cave ; cette hauteur doit être suffisante pour permettre le passage d'un homme.
Échappement, s. m. — Voy.
Échappée.
Écharpe, s. f. — 1° Nom que l'on donne quelquefois à la ceinture qui semble serrer, contre le chapiteau de la colonne ionique, le coussinet de la volute.
2° Cordage servant à guider une pierre ou tout autre fardeau que l'on monte au lieu de pose dans un bâtiment en construction.
U écharpe, fixée au câble employé pour le montage ou à la charge même, empêche celle-ci de vaciller et, par suite, de frotter le long des murs ou de s'accrocher aux échafauds.
3° Pièce de bois au bout de laquelle est attachée une pouhe et qui rempU^ l'office d'une demi-chèvre.
4° Pièce de bois posée obliquement, soit dans une pièce (voy. Décharge), soit derrière d'autres pièces de bois pour les
Fig. 1406.
maintenir, par exemple, derrière les planches qui composent un panneau de
porte, ou bien encore dans un plancher comme on le voit en A (fig. 1406).
5° Traverse placée en diagonale dans une feuille de parquet et s'assemblant, par ses extrémités, à chaque angle du bâti d'encadrement.
Ruisseau en écharpe : ruisseau tracé obliquement en travers d'une voie.
Échasse, s. f. — 1° Règle de bois mince sur laquelle les appareilleurs marquent la longueur, la hauteur et la largeur des pierres à tailler, pour chercher dans le chantier les blocs qui peuvent convenir.
2° Nom que l'on donne à de longues perches qui servent de supports verticaux dans les échafaudages (voy. ce mot).
Ces échasses, appelées aussi baliveaux ou écoperches, sont formées de bois de brin et ont un diamètre minimum à la base de 0°',12 à O^'JS sur une hauteur qui atteint parfois 15 mètres.
Échaudage, s. m. — Application de plusieurs couches de chaux éteinte sur les vieux plafonds, avant de les passer au blanc.
Ce procédé n'est plus guère en usage aujourd'hui que pour les cuisines. Les plafonds d'appartement se réparent à l'huile ou au vernis à l'esprit de vin, suivant leur état de dégradation.
Échaudoir, s. m. — Nom que l'on donne, dans un abattoir (voy. ce mot), aux salles dans lesquelles les bouchers abattent, dépècent et préparent les animaux pour la vente en gros.
Dans les abattoirs publics, les échaudoirs sont groupés sur un même point pour la facilité du service ; nous citerons, comme exemple, l'abattoir de la Villette à Paris, où ces salles sont distribuées dans des bâtiments composés chacun de deux corps séparés par mie cour de travail. Les caves mêmes, formant les échaudoirs , sont des pièces rectangulaires munies, dans leur axe, de
ÉCHAUDOIR
ÉCHAUDOIR
deux larges portes, comme le montre le plan (fig. 1407) à l'échelle de 0'",01 pour mètre. Le sol, formé d'un dallage en ciment de Portland reposant sur une couche de cailloutis mélangé de ciment, est incliné de façon à permettre aux eaux de lavage et au sang de se rendre directement dans un égout longitudinal mis en communication avec un collecteur
Fig. 1407.
souterrain placé au milieu de la cour. La partie supérieure des murs de séparation des cases est construite en claire-voie pour permettre à lair de circuler librement d'une case à l'autre. La couverture est assez saillante au-delà des murs longitudinaux, pour garantir les échaudoirs du soleil et mettre à couvert les garçons bouchers et les voitures qui stationnent dans la cour extérieure.
L'intérieur de la case renferme :
1° Un anneau A en fer rond, scellé dans le sol sur un dé en pierre et qui sert à attacher, par la tête, avec une corde, l'animal que l'on veut abattre ;
2° Un treuil B, sur lequel s'enroule une corde qui passe dans un crochet fixé au plafond et enlève les animaux pour les opérations relatives à la préparation de la viande ;
3° Deux pentes C, en fer à T, placées parallèlement à égale distance de Taxe longitudinal de la case, et séparées par un intervalle de S^'jSo. Ces pentes sont scellées d'un bout dans le mur de façade de la cour de travail, et reliées de l'autre à un chevêtre D également en fer à T et parallèle au mur de façade extérieur. Le chevêtre porte, en son milieu, un crochet qui sert à supporter une balance de pesage.
C'est sur les pentes que se placent les rouleaux de bois ou tintes, au moyen desquels on suspend, par les jarrets, les bœufs, pendant et après le travail ; les moutons et les veaux s'accrochent à des chevilles placées dans les trous des plates-bandes E, fixées le long des murs longitudinaux de la case;
4° Une auge P maçonnée dans le sol qu'elle affleure et qui permet de recueillir le sang de l'animal que l'on saigne après l'abatage ;
5° Un robinet à eau R placé dans un coin ;
6° Une table T pour divers usages.
C'est ordinairement dans la cour de travail que sont égorgés les moutons et les veaux ; c'est aussi là qu'on leur fait subir une première préparation, après quoi on les finit dans les cases. La cour est dallée et des robinets à eau sont placés sur les murs qui la limitent à ses deux extrémités.
L'ensemble de ces dispositions se complète : 1° d'un déchar geoir ou massif de maçonnerie élevé à la hauteur du plancher d'une voiture de transport et pourvu de rampes; S*" d'un abreuvoir en forme d'auge plus longue que large,