ÉCHAUGUETTE
ECHAUGUETTE.
dans laquelle on fait arriver leau des conduites de distribution.
Échauffement, s. m. — Défaut des bois qui n'est autre cbose qu'un commencement de pourriture et qui s'annonce par la présence de taches noires, blanches ou rouges, plus ou moins nombreuses, et par une odeur particulière.
C'est aux couleurs différentes de ces taches que sont dues les dénominations, employées par les ouvriers, de bois jjouilleux , bois rouges , bois blancs.
Les bois échauffés sont impropres à la construction.
Les bois enfermés dans les maçonneries sont sujets à Y échauffement , soit parce qu'ils n'ont pu se dessécher convenablement, soit parce que la sève a fermenté au contact de l'humidité fournie par la maçonnerie.
Écli au guette, 5. f. — Nom que
Fig. liOS.
Ton donnait, pendant le moyen âge, aux
petites loges destinées aux sentinelles sur les tours et les courtines.
Les échauguettes primitives durent être en bois. C'est au xn° siècle que ces ouvrages devinrent un accompagnement permanent des points principaux des défenses, tels que les angles des gros ouvrages, le sommet des donjons, le milieu des courtines, le dessus des portes.
Nous donnons (fig. 1408) Véchauguette qui couronne l'un des angles fortifiés de l'église de Dimorre (Gers).
Ici la loge est construite sur plan carré et couverte d'une pyramide quadrangulaire.
Parfois Yéchauguette était un petit poste pour trois ou quatre soldats, contenant une cheminée et surmontée d'un terrasson qui permettait de surveiller la campagne.
Les échauguettes des donjons étaient des tourelles dominant les crénelages et les combles de toutes les autres défenses. Le long des courtines, aux angles des murs d'enceinte ou des portes de villes ou de forteresses, ces réduits, servant à l'observation et à la défense, étaient construits en encorbellement, soit sur plan rectangulaire , soit en forme de demi-tourelles avec ou sans toiture.
L'usage des échauguettes sur les remparts ne fut pas aboli par remploi de l'artillerie et ne disparut qu'après Vauban.
Les tours des châteaux, les combles des beffrois étaient également garnis (ï échauguettes en charpente recouvertes de plomb ou d'ardoises.
A l'époque de la Renaissance, on trouve aussi , dans des constructions particulières, de petites pièces en encorbellement ayant l'aspect de véritables échauguettes cl auxquelles ce nom a été appUqué par analogie.
La figure 1409 représente une échauguette qui est à l'un des angles de l'hôtel 3Iarisy. à Troyes.
Aujourd'hui, l'on ne voit plus de ces
ÉCHELAGE.
ÉCHELAGE.
réduits saillants sur le nu des façades
Fig. 1409.
que dans quelques maisons anciennes ou dans les habitations de plaisance.
Échelage, s. m. — Légflation. On nomme échelage ou tour d'échelle le droit qu'a le propriétaire d'un mur ou d'un bâtiment de poser, au long de ce mur ou de ce bâtiment, les échelles nécessaires à la réparation et, généralement de faire, au long et en dehors de ce mur, tous les travaux nécessaires, en y introduisant les ouvriers, avec leurs outils ou échafaudages (i).
(1) Code Perrin.
Il y a lieu de distinguer entre le tour d'échelle considéré comme propriété, qui est un espace laissé par un propriétaire en dehors du mur c|u'il construit sur son héritage, et le droit du tour d'échelle, qui n'est qu'une servitude et qui consiste dans le droit acquis à un propriétaire de dresser ses échelles sur le terrain de son voisin, d'y faire passer ses ouvriers, d'y échafauder, d'y déposer momentanément les matériaux nécessaires au mur de reconstruction.
Dans le premier cas, l'espace du tour d'échelle est une véritable propriété sur laquelle le voisin ne peut faire aucune entreprise. Pour éviter toute contestation, celui qui, en construisant, laisse le tour d échelle en dehors, doit faire constater, par un procès-verbal, la largeur et l'état du terrain laissé.
Le propriétaire du tour d'échelle peut y faire tous les travaux qu'il lui convient; mais il peut, dans certaines circonstances, être tenu de paver cet espace de terrain, de l'établir en pente de son côté, pour éviter l'écoulement des eaux de ses toits sur la propriété voisine.
Le propriétaire limitrophe peut construire jusqu'à la limite de son héritage; il en résulte que le terrain d'échelage forme une ruelle dont la possession est toujours exclusivement à celui qui l'a laissée.
Dans les villes et faubourgs, où la clôture est forcée, il est préférable de ne pas laisser une portion de terrain en dehors du mur terminant une propriété, car le voisin, venant à se clore, pourrait forcer celui qui a construit le premier cà contribuer aux frais d'un mur sur la ligne séparative des héritages, ce qui rendrait l'ancien mur inutile et onéreux.
La longueur de Véchelage est naturellement celle du mur de la construction ; la largeur hxée par les usages est d'au moins i mètre (3 pieds).
Considéré comme servitude, le tour d'échelle ne donne, à celui qui en jouit, aucun droit de propriété sur le terrain où cette servitude s'exerce. Il faut, en
ÉCHELLE
ÉCHELLE
outre, remarquer que le tour d'échelle et le droit de passage diffèrent entre eux essentiellement et ne sont pas la conséquence Tun de l'autre. La longueur du terrain assujetti doit être proportionnée à l'étendue du mur ou de la construction ; la largeur est fixée par les usages locaux et, à leur défaut, peut être réglée à 1 mètre (3 pieds) mesuré du parement extérieur du mur au rez-decliaussée. Cette largeur peut être plus considérable si la hauteur du mur exige plus de pied pourTéclielle.
Dans le cas où le mur à réparer est mitoyen, chaque intéressé doit, sans indemnité, fournir le passage et l'espace de terrain nécessaire aux travaux.
Echelier, s. m. — On appelle échelier ou rancher une longue pièce de bois qui est traversée par des chevilles appelées ranches et qu'on pose tantôt d'aplomb, pour descendre dans une carrière, tantôt inclinée pour monter un engin tel qu'une grue.
Echelle, s. f. — Machine servant d'escalier portatif. Une échelle se compose de deux longues pièces de bois ou montants réunies entre elles par une série de barres transversales appelées échelons, distribuées à des distances égales.
Les échelles sont des engins indispensables à tous les travaux de chantier ; elles sont simples ou doubles. Ces dernières, qui sont spécialement employées par les peintres, sont formées de deux échelles qui s'appuient l'une contre l'autre par leur partie supérieure, les extrémités des quatre montants étant traversées par une même cheville en fer. De plus, ces montants ne sont pas parallèles, de sorte que la longueur des échelons va en augmentant par le bas, ce qui donne de la stabilité au système. Pour plus de sécurité, une corde relie entre eux deux échelons de même niveau et empêche le glissement des deux branches.
Les peintres emploient encore des échelles doubles de grande dimension qui sont portées sur des roues et permettent de faire des réparations dans les salles élevées des édifices.
Dans les magasins, dans les bibliothèques, on se sert également (^échelles roulantes de formes diverses ; la plupart sont composées de quatre montants inclinés et d'une plate-forme avec ou sans balustrade ; des marches comprises entre deux des montants forment Véchelle proprement dite.
Un système particulier assez fréquemment en usage est celui que représente
la figure 1410
fer plat
ÉCHELLE