ELLIPSE
ne dépassent pas la moitié de celles de P, correspondant à la limite d'élasticité ; on peut aller, k la rigueur, jusqu'aux 3/4 de cette limite, si les pièces ne sont pas soumises à des efforts longtemps prolongés, c'est-à-dire si elles font partie de constructions provisoires. C'est cette règle qu'il faut suivre, pour déterminer la dimension des bois ou fers, qui doivent entrer dans la structure d'un édifice.
Électricité (Éclairage par l'). — Voy. Lumière électrique.
Élégissement, s. m. — Diminution que l'on fait sur la longueur d'un champ, pour conserver d'un côté une saillie qui permette d'y pousser une moulure ; tel est le cas d'un cadre sur un battant de lambris.
Élémi, s. m. — Résine jaune qui provient d'un arbre de l'Amérique du Sud et qui sert à donner de la dureté aux vernis.
Élévation, s. f. — Représentation, par le dessin, d'un édifice, d'un appareil, d'une machine, etc., dans sa projection géométrale et verticale, sans avoir égard à la perspective linéaire.
On suppose que la surface qui reçoit le dessin est un plan vertical sur lequel sont projetés normalement tous les points et toutes les lignes de l'objet.
Cette élévation dite géométrale dessine un édifice de face ou de profil par des lignes horizontales et verticales, c'est-à-dire par des lignes se coupant à angles droits.
Les Grecs donnaient à ce genre de dessin le nom à' orthographie , du mot opôoç, qui signilie droit.
^'élévation géométrale est donc un dessin de convention, puisqu'ayantpour but de montrer au constructeur le développement des surfaces tel qu'il est en réalité et non pas tel qu'il paraît aux regards du passant, l'architecte suppose
l'œil du spectateur placé à angle droit sur tous les points à la fois et toujours à la même distance, ce qui est évidemment contraire à l'action visuelle.
^élévation peut être faite en travers de l'édifice , appareil ou machine, et dans ce dernier cas, le dessin prend le nom de coupe (voy. ce mot).
L'élévation géométrale de l'extérieur d'un bâtiment, jointe aux plans, coupes et profils donne, ainsi que la coupe, les hauteurs de chacun des points qui se trouvent contenus au-dessus du plan horizontal; l'architecte a donc, sur le dessin réduit, tous les points remarquables de l'ensemble et peut étudier et tracer les moulures et profils de la construction, tels qu'ils se présentent en réahté sous la main de l'ouvrier et dans leurs véritables proportions.
Une élévation architecturale peut être simplement exécutée au trait ou rehaussée de couleurs à Taquarelle. La distinction des plans se fait par des ombres plus ou moins vives.
On appelle élévation perspective un dessin dans lequel un bâtiment est représenté à la fois de face et de côté, par des lignes obliques qui le font paraître en raccourci. Cette méthode de représentation des objets avait reçu des Grecs le nom de scénographie, parce que les décorateurs de la scène lui prêtent une profondeur feinte en y peignant les objets en perspective.
Le plaîi, dans la construction d'un édifice, doit surtout répondre et satisfaire à l'idée de convenance. L'élévation seule est directement en rapport avec la beauté (1).
Ellipse, s. f. — Courbe fermée qui présente l'aspect d'un ovale (fig. 1438), et qui jouit de cette propriété que la somme des lignes tirées d'un quelconque de ses points M à deux points fixes F, F' appelés foyers est constante et égale à la longueur de son grand axe.
(1) Ch. Blanc, Grammaire des arts du dessin.