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ELLIPSE

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Jj ellipse est une des courbes les plus

Fig. 1438.

agréables à Tœil, dans la construction des voûtes surbaissées et surhaussées ; de plus, la rencontre des deux berceaux dans deux voûtes d'arêtes produisant une ellipse, on a souvent à exécuter cette courbe dans la coupe des pierres ; aussi doit-on rechercher les moyens les plus simples de tracer Yellipse dans la pratique.

Un procédé très expéditif, fondé sur la propriété dont jouissent les différents points de cette courbe, est appliqué, par les jardiniers, pour tracer les corbeilles, les pelouses ovales, etc. Deux piquets sont fichés en terre, en guise de foyers ; un cordeau de longueur égale à celle du grand axe est attaché à ces piquets par les deux extrémités ; puis, avec une pointe ou un autre piquet qu'on place dans le pli du cordeau, on trace Yellipse en ayant soin de maintenir toujours le cordeau tendu.

Ce procédé, bon pour les opérations de jardinage, n'offre pas assez de précision pour le tracé des épures ; il vaut mieux déterminer la courbe par un nom-

Fig. 1439.

bre quelconque de points. On porte sur une ligne horizontale la longueur a b, prise comme grand axe de Yellipse (fig. 1439). On élève au milieu de a b, une

perpendiculaire c d, qui représente la moitié du petit axe de la courbe. Du point d comme centre on décrit alors un arc de cercle qui rencontre la ligne a b, en deux points m et n; ce sont là les foyers de Yellipse. On divise ensuite le grand axe, entre les foyers, en un nombre quelconque départies par des points p, q, r, s, t, u, puis, avec a p comme rayon et les foyers comme centres on décrit les arcs 0 o'; on trace de même, avec b p pour rayon et les foyers comme centres, les arcs i f; chacune des deux rencontres de ces portions de circonférences est un pointde la courbe. On opère d'une façon semblable avec les rayons aq et b q, a r et b r, etc., et l'on obtient autant de points de Yellipse qu'on a établi (le divisions quelconques sur le grand axe.

Elliptique, adj.

[vov. Voûte).

Voûte elliptique

Émail, 5. m. — Substance vitreuse opaque et colorée, dans la composition de laquelle entrent diverses substances métalliques.

Vémail que l'on applique par fusion, au moyen d'une forte cuisson, sur les carreaux de faïence ou de terre servant à construire les poêles, à garnir les fourneaux de cuisine est un verre opaque que l'on obtient, en ajoutant à du verre ordinaire un mélange d'oxydes de plomb

et d'étain, environ -3- de plomb pour

— d'étain. Quelquefois on colore cet

émail avec des oxydes métalliques de natures diverses.

On emploie encore des carreaux de faïence émaillée à la décoration extérieure des édifices.

L'application de Yémail sur la terre cuite, pour servir à la décoration des monuments, remonte à la plus haute antiquité; des fragments que l'on aretrouvés à Khorsabad prouvent que les constructions assyriennes étaient revê-

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tues de briques émaillées de diverses couleurs.

Ces fragments mêmes nous apportent un témoignage incontestable de la durée des émaux, et, quels que soient les accidents que ces spécimens aient subis, si Ton tient compte de l'état de l'art et de la science à cette époque, on a raison de s'étonner de l'abandon qui a été fait de la peinture en émail.

Si Ton ne retrouve pas en Egypte, en Grèce et en Italie les traces de l'emploi des émaux dans la décoration murale des monuments antiques, cela tient à ce que, dans leur construction, les briques avaient été remplacées par des granits, des marbres, etc., matières qu'il était alors impossible de revêtir de peintures exigeant l'emploi du feu à une température très élevée.

De nos jours, la décoration en émail tend à reprendre la vogue, et l'heureuse découverte de Mortelèque, la peinture en émail sur lave, permet de revêtir les monuments de colorations sur lesquelles le temps n'a pas de prise.

En effet, l'application de la couverte sur la lave est une vitrification et, comme telle, participe aux propriétés de durée qui distinguent les produits vitrifiés.

Cette vérité est démontrée par des vestiges nombreux trouvés dans les ruines antiques. Les Égyptiens, qui ne revêtaient point lA^ émaux les parois des murailles, enveloppaient cependant sous des couvertes des figurines et différents objets fabriqués avec une sorte de porcelaine, ou bien ils incrustaient d'émaux de diverses couleurs de petits meubles de pierre, d'ivoire, ou de bois.

Les Grecs et les Étrusques ont été très habiles dans l'art de la vitrification. On a trouvé chez ces peuples des coupes de verre commun et des vases en terre cuite décorés d'émaux de plusieurs couleurs. Ceux mêmes de ces objets qui sont ornés de peintures auxquelles ils doivent leur nom de vases étrusques, ne montrent qu'une variété de l'emploi des matières vitriflables.

Bien plus nombreuses encore sont les preuves de l'usage du verre et des émaux pendant le moyen âge et à l'époque de la Renaissance et de la durée des produits ; la négligence et l'ignorance apportées à la fabrication sont les causes principales des altérations qu'on y peut rencontrer.

La peinture en émail sur lave fut découverte, en 18:27 , par Mortelèque, comme nous l'avons dit plus haut. C'est en reconnaissant la nature vitreuse de la lave de Volvic, employée au dallage des trottoirs, que cet artiste espéra qu'à l'aide d'un sciage il obtiendrait des tables très droites, devant remplacer avantageusement les plaques de tôle ou de terre, en usage dans la recuisson des verres peints. Ces plaques, exposées au feu, ne subirent aucune altération, et Mortelèque se mit à composer un émail approprié à la nature brune et poreuse de la lave. La première application sérieuse qui fut faite de la nouvelle découverte est la décoration d'un autel dans Téglise de Sainte-Ehsabeth, à à Paris, décoration qui fut exécutée par un peintre de talent, Abel de Pujol.

L'exploitation du procédé et son perfectionnement sont dus à félève de Mortelèque, Hachette, qui fonda un premier établissement consacré à la fabrication des vitraux et à celle des laves émaillées. Nous citerons seulement, comme exemples des peintures en émail qui résultèrent de ces premiers essais, les quatre médaillons dus à MM. Perrin, Orsel et Etex et qui ornent la cour intérieure du Palais des beaux-arts à Paris, puis quelques panneaux du porche de l'éghse Saint- Vincent-de-Paul, ouvrage exécuté par M. Jollivet. Cet artiste donne, au sujet de la peinture sur émail en terre cuite et sur lave, des renseignements précieux dans une lettre écrite à M. César Daly, pubhée dans la Revue d'architecture.

Les couleurs susceptibles d'être employées pour la coloration des terres cuites et des laves sont^iaturellement

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