EMBRÈVEMENT
lui, entraînée par des saillies horizon-
Fig. 1442.
taies de l'arbre qui pénètrent la roue. Si l'on fait mouvoir cette seconde roue au moyen du levier adapté au collet qui l'entoure, le deuxième arbre est entraîné par le premier ou reste en repos, suivant que les deux roues sont réunies ou séparées.
Embrèvement, s. m. — Charpente. Prisme que l'on ajoute (fig. 1443) au joint en coupe ou à celui (ï assemblage (voy. ce mot), pour consolider ce
Fig. 1443.
dernier, dans certains cas, ou pour tenir lieu de l'assemblage à tenon et à mortaise, quand la nature du travail empêche d'employer ce système ,1).
L embrèvement soulage le tenon d'une partie de la pression qui tend à faire glisser les deux pièces l'une sur Tautre.
On fait quelquefois la surface de Vembrèvement parallèle à celle du joint et,
(1) Eyère, Traité pratique de charpente.
dans ce cas, il prend le nom A' embrèvement carré, si les bois s'affleurent et (ï encastrement, si la pièce qui doit por-
illll!
Fig. Ii44.
ter la mortaise est plus large que l'autre (fig. 1444).
On dit encore que X embrèvement est à découvert ou apparent, quand il comprend la même étendue que le joint ou que ses arasements, comme on le voit dans la figure 1443, et recouvert ou
Fig. 1445.
dépouillé quand il ne comprend pas toute la largeur du bois (fig. 1445).
Menuiserie. Assemblage à rainure et languette d'un cadre, panneau ou battant avec une autre pièce. Uembrèvement est simple, s'il n'est ravalé que d'une languette ; il est double, s'il est ravalé de deux rainures.
Exécuter ce travail s'appelle embrever; des outils spéciaux sont em-
Fig. 1446.
ployés pour cette opération; ce sont des