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ENTREVOUS

Fig. 1492.

équerres boulonnées. Les fantons sont des fers cornières.

La figure 1493 montre un plancher Iiourdé en briques creuses appareillées en voûte ; les entretoises sont égale-

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Fig. 1493.

ment en tôle ; elles se retournent à ang-le droit contre les solives et s'y boulonnent deux à deux.

On donne encore spécialement le nom iV entretoises : 1° aux traverses qui lient les croix de Saint-André entre un faîte et un sous-faîte ; 2° aux barres, diles aussi barres à queue, qui, dans les cloisons à claire-voie, s'assemblent h queue d'aronde dans les poteaux et maintiennent Técartement des tringles et la poussée des plâtres ; 3° aux traverses supérieure et inférieure qui reçoivent les assemblages des roulons dans les râteliers (voy. ce mot).

Eiitrevous, s. m. — 1° Espace compris entre deux solives d un plancher.

2° Maçonnerie qui occupe l'intervalle compris entre deux solives et forme le liourdis du plancher. C'est un remplissage que l'on fait, soit en- plâtre et plâtras, ou en carreaux de plâtre évidés (voy. Carreau), soit en briques pleines ou creuses, posées de champ ou appareillées en voûte.

^ Rien des systèmes sont employés dans l'un et l'autre cas. Nous donnons ici plusieurs exemples cVentrevous en poteries creuses.

La figure 1494 représente le hourdis d'un plancher en fer h T, formé de briques creuses s'emboîtant les unes dans les autres, l'une d'entre elles faisant fonction de clef, et celles qui touchent aux solives étant de longueur variable, pour que Ton puisse couper les joints à chaque rang. Ces briques se

Fig. 1494.

tiennent d'elles-mêmes et exigent très peu de plâtre comme liaison, d'autant plus qu'on les bande en les posant, de manière que rentrerons présente une concavité de 0°^,02 entre les solives. Ce système, exposé par M. Verdier, à l'Exposition universelle de 1867, est également applicable aux planchers en fer Zorès.

Les modèles représentés par la figure 1495 sont empruntés aux produits Mul- 1er. Chaque entrerons est composé de deux rangs de briques entre lesquels est ménagée une rainure où l'on coule du

Fig. 1495.

plâtre. La surface inférieure porte de petites saillies qui servent à retenir l'enduit du plafond. Ces planchers offrent une grande résistance et une grande solidité.

La figure 1496 montre la disposition d'un entrevous cintré, en briques creuses,

ENTURE.

ENTURE.

avec les sommiers qui reçoivent la butée d'un ou de deux arcs en briques creuses, suivant la solidité que Ton veut

Fig. 1496.

obtenir. Dans le cas d'un seul arc, on remplit l'extrados de plâtras jusqu'à l'arasement des sommiers.

Un autre genre d'entrevoiis est celui que représente la figure 1497 ; il se compose de dalles enterre cuite portant

sur les solives et recouvertes d'une couche de mortier, sur laquelle on fait une aire en asphalte.

3" Maçonnerie de plâtre comprise entre les poteaux d'une cloison de charpente ou d'un pan de bois.

4° IVfouisERiE. Nom que l'on donne :

1° à des planches de chêne qui ont de 0°^,024 à 0'^,027 d'épaisseur, sur l°^,9o à 2°',27 ou 2°',9â de longueur et qui servent à faire des panneaux ; 2*^ à des pièces d'échantillon qui ont 0™,24 de largeur sur 0",27 d'épaisseur.

Entiire, s. f. — Charpente. Jonction par entailles de deux pièces de bois mises bout à bout.

On dit : enter pour indiquer cette opération, et les pièces de bois ellesmêmes sont appelées entes.

L'entiire rentre dans la catégorie des

assemblages bout à bout ou joints de bout (voy. Assemblage).

On distingue : les entures horizontales et les entures verticales.

Parmi les premières, nous citerons :

1° La paume ou enture à mi-bois avec abouts carrés (voy. Paume) ;

2° Le joint de bout simple ou enture à tenon et entaille bout à bout, dite aussi enture en tenaille (fig. 1498) et qui

Fig. 1498.

consiste dans la jonction de deux pièces de bois au bout l'une de l'autre par le moyen de l'assemblage ordinaire à tenon et mortaise ;

3° Le joint en sifflet ou joint de panne (voy. Sifflet) ;

4° L' enture à mi-bois en queue d'hironde ou d'aronde (voy. Aronde) ;

0° Le trait de Jupiter simple et le trait de Jupiter à clef dit aussi joint à clef (voy. Jupiter) ;

6° Le joint à clef, pour pièces jumelles; ce mode d'assemblage (fig. 1499) tient les bois écartés, au moyen d'une

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Fig. 1499.

cale à redents que l'on nomme âme et qui est boulonnée avec les pièces jumelles ;

7° Le joint à crochet, qui n'est autre chose que la paume, avec un épaulement

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Fig. 1300.

moins étendu (fig. 1500) ; on amène les

ENTURE.

ÉPART.

pièces à joint, au moyen d'un boulon d'assemblage qui a pour accessoires une clavette, un écrou, deux rondelles et deux lumières ; ce joint est particulièrement affecté à l'assemblage des escaliers (1) (voy. ce mot).

Les entures verticales comprennent :

X^Uenture en tenaille ou joint de bout semblable à Venture en tenaille horizontale ;

^°Ve7iture en fausse tenaille {ûgA^Oi), qui ne s'emploie que quand un obstacle

Fig. 1501.

quelconque s'oppose h ce que l'on puisse exhausser la pièce A suffisamment pour mettre dedans:

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Fig. 1502.

3° Venture à tenon et mortaise carrés

(1) Eyère, Charpente civile.

(fig. 1502), le tenon prenant le nom de goujon ;

4° Les entures à enfourche ment (voy.

ce mot) ;

5° Les entures des pièces de bois cylindriques (fig. 1503), qui se font à tenon

Fig. 1503.

et mortaise, semblables au joint en entaille des pièces équarries, le tenon étant simplement élégi en son milieu.

Enveloppe, s. f. — On donne ce nom aussi bien à la réunion des carreaux qui forment le corps d'un poêle de construction qu'à la cloison en briques de son pourtour extérieur.

Épannelage, s. m. — Dégrossissement préalable que l'on fait subir aux blocs de pierres, avant de leur donner la forme définitive qu'ils doivent présenter après l'exécution d'un bâtiment.

Ce travail se fait à la pioche, après la taille des lits ; on emploie quelquefois la scie à dents pour la pierre tendre.

On dit : épanneler la pierre, ou faire les tailles d'épannelage.

Épargne, s. f. — On donne ce nom, dans la dorure sur métaux, à un mélange de blanc d'Espagne , de cassonade et de gomme, le tout délayé dans de l'eau, et formant un enduit dont on recouvre, avec un pinceau, les parties que l'on veut réserver pour les brunir.

Épart, s. m. — Voy. Charrette.

ÉPERXON.

ÉPI

Épaiifriire, 5. /. — Eclat emporté du parement d'une pierre par un coup de têtu mal donné ou par un accident arrivé pendant le transport, le montage ou la pose.

On dit, dans ce cas, que la pierre est épaufrée.

h'éconuire est un autre éclat qui se distingue de ïépaufrure , en ce sens qu'il a lieu sur l'arête d'une pierre et non sur le parement.

Épaule, s. f. — Epaule de mouton : cognée de charpentier, de fortes dimensions (voy. Cognée).

Épaulée, s. f. — On dit qu'une maçonnerie est faite par épaulées, lorsqu'elle n'est pas élevée de suite et de niveau dans tout son ensemble, mais par redents et à diverses reprises.

On procède ainsi quand on travaille en sous-œuvre.

Épaulement, s. m. — Mur destiné à soutenir des terres (voy. Soutènement).

Charpente. 1° Partie réservée en saillie sur la face la moins large d'un tenon, pour donner plus de force à la pièce.

2° Partie pleine laissée entre deux mortaises ou entre une mortaise et l'extrémité d'une pièce de bois.

3° On donne le même nom, dansl'assemblage en paume, à la partie qui tient lieu de tenon et sert à recevoir le clou ou la clavette qui fixe ce système (voy. Paume).

Architecture hydraulique. On appelle épaulements les murs entre lesquels est comprise la passe navigable d'un barrage.

Épernon {Pavés d'). — Pavés tirés des carrières de grès calcaii'e d'Épernon (Eure-et-Loir), carrières qui fournissent des pavés de divers échantillons et des blocs pour la conslruc'ion.

Ces pavés sont employés dans le déparlement d'Eure-et-Loir et dans les départements limitrophes.

Éperon, s. m. — Pilier construit à l'extérieur d'un mur pour le consolider.

On dit aussi contrefort (voy. ce mot).

Le même nom s'applique aux ouvrages de maçonnerie construits en avant et en arrière d'une pile de pont, pour la préserver du choc des corps flottants ; ces ouvrages s'appellent encore becs, avant-becs et arrière-becs (voy. Bec).

Ephebeuni. — Nom que les Romains donnaient à la pièce d'un gymnase dans laquelle les jeunes gens faisaient leurs exercices en présence de leurs maîtres.

Épi, s. m. — i° Ornement en terre cuite ou en plomb qui recouvre l'extrémité d'un poinçon de croupe ou de pavillon, à la sortie d'un comble.

Ce genre de décoi'ation, terminant la crête des toits, était très usité au moven

Fis- 1504.

âge. Les épis se faisaient en terre cuite,

ÉPI

ÉPI

sur les couvertures en tuile et en plomb, sur les combles garnis d'ardoises ou de métal,

La terre cuite vernissée, la faïence ou la terre émailée ont été employés à la fabrication de ces ornements, qui se composent de plusieurs pièces emmanchées les unes sur les autres et retenues, dans le sens horizontal, soit par Textrémitémême du poinçon, soit par une tige de fer fixée sur cette pièce de charpente.

Nous donnons (fig. Io04) un épi en terre cuite vernissée qui décore le faîte d'une maison, au village de Polizot, près Troyes, et qui, par sa nature, sa forme et ses ornements, semble remonter au xni'^ siècle.

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Fig. loOo.

Les épis en plomb ont, le plus souvent, Taspect de bouquets allongés.

La Renaissance multiplia ces décorations; il en reste un grand nombre de cette époque parmi lesquels nous citerons Yépi en plomb repoussé, surmonté d'une girouette (fig. loOo) (1), qui couronne encore aujourd'hui le comble de l'hôtel de Vogué, h Dijon.

On nomme épis d'amortissement les épis qui se trouvent quelquefois aux angles des pignons ; nous donnons,

comme exemple (fig. Io06), Tun de ceux que Ton voit sur le toit du petit séminaire de Séez (Orne), construit par M. Rupricli-Robert.

2" L'appareil en épi {opns spicatnni des Romains) présente une disposition dans laquelle les blocs sont placés diagonalement, en forme de bâtons rompus (voy. ce mot) ; ce système est employé surtout pour les dallages en briques sur champ.

Le même nom s'applique naturellement à Farrangement des frises diin plancher dit à point de Hongrie.

3" Les charpentiers nomment épi , dans un comble, la réunion de plusieurs

(1) Saiivageot, Palais et châteaux.

ÉPICÉA.

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