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ÉPUISEMENT

un tombeau, soil sur une tablette plus ou moins ovnèc de sculptures, que Ton fixe sur le mur d\ine église ou contre un pilier.

A Rome, les riches et les citoyens ayant occupé de hautes magistratures ou fait de grandes actions, les gens de condition médiocre qui avaient rempli certaines charges publiques le faisaient rappeler dans des inscriptions en grosses lettres, gravées sur leurs tombeaux.

Ainsi, Vépitaphe du sépulcre de Plantius nous apprend que ce citoyen a été consul, septemvir ôpulon et qu'il a reçu du sénat les ornements triomphaux pour des succès militaires remportés en Illyrie.

On voit, de môme, sur la pyramide de Cestius , une inscription qui révèle que ce tombeau a été élevé à Cestius par ses héritiers, en vertu d'ordres inscrits dans son testament et que cet ouvrage fut terminé en trois cent trente jours.

11 importe de noter ceci que les sépulcres des grands citoyens , des hommes illustres étaient d'une remarquable simplicité. Au contraire, les gens médiocres, n'ayant que des monuments médiocres aussi ou de petite dimension, y prodiguèrent les épitaphes, de manière à attirer les regards du passant par leur originalité ou leur bizarrerie ; n'ayant pas à rappeler des services publics, des magistratures occupées, ils racontaient dans ces épitaphes les vertus et les mérites privés de leurs proches ; ils y faisaient un grand étalage de sentiments de piété et d'affection la plus tendre. Parmi ces inscriptions louangeuses, un petit nombre seulement étaient véridiques. Les épitaphes bizarres étaient plus sincères et elles avaient cela de particulier qu'elles ont quelquefois été préparées par les morts eux-mêmes. On avait coutume d'inscrire dans les épitaphes des gens obscurs leur âge, détaillé non-seulement par années et mois, mais aussi par jours et par lieurcs. Pour mieux frapper les

regards, ces épitaphes avaient leurs lettres enluminées avec du minium.

Regardés comme la demeure des Mânes, les sépulcres leur étaient consacrés, et cette consécration était relatée, en tête de presque toutes les épitaphes, sous cette forme : Deis manibus sacrum, ou bien, en abrégé, D. M. S., et plus souvent encore D. M. (1).

On a encore employé, en architecture, le terme d'épitaphe pour désigner des compositions de sculpture où il entre des attributs, des allégories et même des médaillons, qui se placent contre les murs et peuvent se déplacer.

Éponge, s. f. — Plomberie. Nom que les plombiers donnent à une grande planche portative qu'on emploie pour diminuer la largeur des tables que l'on coule.

PEi>iTURE, Dorure. Les peintres et les doreurs se servent d^éponges dans leurs opérations (voy. Dorure, Peinture).

Époussetage, s. m. — Opération préparatoire de la peinture, qui a pour objet d'enlever des plafonds, murs et boiseries déjà peints en détrempe , la poussière et autres matières qui ont pu s'attacher à la peinture ; on enlève également les blancs dont la colle n'existe plus.

V époussetage s'effectue au moyen d'un balai de crin sans manche et d'une brosse dure.

On époussette aussi les plâtres neufs.

Épuisement, s. m. — Enlèvement de l'eau contenue dans une fouille, dans un bassin, dans un bâtardeau, etc., au moyen d'outils ou de machines tels que les écopes, les seaux, les pompes, la vis d'Archimède, etc.

On a fait des expériences sur les résultats que Ton peut obtenir, dans les épuisements, avec des machines, selon que ces dernières sont mues à bras ou

(1) Dezobry, Ronie au siècle d'Auguste.

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