ÉQUARRISSAGE
par des locomobiles. On a constaté que, pour les épuisements qui doivent avoir une certaine durée, l'emploi d'une machine à vapeur, même de petite dimension et ne travaillant qu'à 2,o atmosphères, procure une économie d'environ moitié sur l'emploi des manèges à chevaux et une économie de près de 0,9 sur le simple travail à bras. Outre l'économie réalisée , l'emploi d'une petite machine à vapeur locomobile permet de débarrasser le chantier des nombreux ateliers d'épuiseurs qui y apportent souvent le trouble, de mettre une force considérable à la disposition des travaux, de diminuer le nombre des machines à épuiser et de permettre de les resserrer dans un petit espace.
On dit, dans le même sens, épuiser et étancher.
Épure, s. f. — Dessin au trait qui, dans les travaux de maçonnerie, de serrurerie et de charpente, sert de guide à l'ouvrier pour l'exécution d'un ouvrage.
Ce dessin se fait, d'ordinaire, sur une surface de grandes dimensions, telle qu'un plancher, un mur vertical recouvert d'un enduit, ou sur une aire dressée au plâtre ou au ciment.'
Les épures sont particulièrement nécessaires en charpente pour indiquer clairement les différentes parties d'un travail, avec les combinaisons d'assemblages nécessaires à sa solidité.
Le tracé des épures, qui est la première opération de Y établissement de la charpente (voy. Établissement), se fait sur le terrain, en grandeur d'exécution. Les outils que l'on emploie sont : la règle d'appareil, la fausse équerre, le cordeau, le compas, la jauge et le trusquin (voy. ces mots).
Les hgnes se marquent au moyen du cordeau enduit de craie tendre ou de sanguine ; cette opération se nomme battre le cordeau et s'exécute comme celle qui a lieu sur le bois pour le ligner et qu'on appelle battre la ligne (voy.
Battre). Autrefois V épure d'un comble
ainsi tracée était désignée sous le nom d'étalon (voy. ce mot).
Lorsque toutes les lignes d'une épure sont battues, le gâcheur y marque, avant de la livrer aux ouvriers d'établissement, tous les signes conventionnels qui indiquent l'emplacement des bois, les vides, les portions à couper, la direction et la place des arasements des tenons, etc. (voy. Marque des bois).
C'est par analogie que l'on nomme épure la mise au net sur papier d'un dessin au trait fait à une échelle réduite.
Équarrir, v. a. — Maço>'>erie. Équarrir une pierre : la tailler à l'équerre, de façon à obtenir des faces opposées -parallèles et des faces contiguës à angle droit.
Charpente. Équarrir des bois (voy.
Équarrissement).
Menuiserie. Redresser des parties de menuiserie, telles que rives, languettes, feuillures, etc., qui sont usées ou déformées.
Serhurerie. Régulariser un trou, en l'agrandissant, avec Yéquarrissoir (voy.
ce mot).
Carrelage. 1° Tailler le pourtour des carreaux neufs de pierre ou de marbre.
2° Dresser les joints des vieux carreaux.
Pavage. Rendre vives les arêtes de dessus d'un pavé.
Équarrissage, s. m. — Charpente.
Bois d' équarrissage : bois qui est équarri, sous la forme d'un parallélipipède rectangle.
Le mot équarrissage est pris souvent pour le synonyme de grosseur des bois ; on dit qu'une pièce est d'un équarrissage plus ou moins fort, qu'elle a un équarrissage, par exemple, de 0°", 18 sur 0-,20.
Marbrerie. Taille de marbre faite à la sciotte sur l'épaisseur d'une tranche, pour la mettre de mesure ou la dresser.