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ESTACADE

ESTAMPAGE

l'huile pure et les deux dernières à rimile coupée d'essence.

L'esseiîce est encore employée :

1° Sous la molette, pour le broiement de certaines couleurs qu'on veut détremper au vernis ;

2° Pour dissoudre presque toutes les résines propres à la confection des vernis gras et des vernis à Yessence.

On appelle essence rectifiée de Yessence ordinaire que Ton a distillée sur du chlorure de calcium.

On prend aussi le nom d'essence pour désigner les différentes espèces de bois.

Essette, s. f. — Charpente. Synonyme d'herminelte (voy. ce mot).

Couverture. Nom que les ouvriers donnent par corruption, au marteau du couvreur appelé assette (voy. ce mot).

Estacade, s. /". — Barrage à clairevoie que l'on établit dans une rivière ou dans un canal, pour protéger ou pour supporter certaines constructions.

Les estacades sont, en général, composées de pilotis enfoncés au fond de l'eau, moisés et recouverts d'un chapeau. L'entrée d'un port, d'un chenal est souvent défendue par des ouvrages de ce genre.

Nous donnons (fig. io63) une partie de Vestacade qui était placée le long de la Seine, à l'Exposition universelle de 185o, et qui servait h supporter les gé-

Fis:. 1563.

nérateurs faisant fonctionner l'arbre de transmission de la galerie des machi-

nes, établie par M. Emile Trélat, architecte.

Estaches, s. f. pi. — Vieux mot qui désignait, au moyen âge, une réunion de pieux (voy. Clôture).

Estampage, s. m. — Procédé mécanique qui permet d'obtenir des reliefs sur une plaque de métal ou de cuir.

L'outil employé pour ce genre d'ouvrages a reçu le nom d'étampe ou d'estampe.

On distingue deux sortes d'étampes :

l'une consiste en une sorte de poinçon gravé en relief à l'une de ses extrémités et que l'on fait entrer à coups de marteau dans la matière qui lui est soumise, de façon que, l'opération étant terminée, cette matière présente en creux les caractères ou les dessins que porte le poinçon.

C'est avec des étampes de cette nature que les ouvriers sur métaux impriment leur marque sur les objets qu'ils fabriquent ; ce procédé est surtout appUqué par les orfèvres, les bijoutiers, les serruriers, etc.

L'autre sorte d'étampe est employée particulièrement dans la fabrication des cuivres et des cuirs dits estampés, dont on fait actuellement un fréquent usage pour la décoration intérieure des appartements et de certains éditices publics.

C'est un moule ou matrice d'acier qui porte en creux les caractères, figures ou ornements que l'on veut obtenir en relief. Un coin, également d'acier, porte les mêmes dessins en relief et est disposé de manière à pouvoir entrer librement dans les creux de la matrice. On place celle-ci sur la matière à estamper et Ton enfonce ensuite le coin, au moyen d'un mouton, d'un balancier ou d'une presse, de sorte que la matière à estamper est forcée de se mouler sur la matrice et de prendre ainsi l'empreinte voulue. Cette opération se fait, soit à froid, soit à chaud, selon la dureté de la

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