‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 165 sur 232 · ESTRADE · texte numérisé non relu

ESTRADE

matière, la nalure de l'objet et l'usage auquel il est destiné.

Le zinc et le plomb peuvent être, comme le cuivre, soumis à \' estampage ; mais le second de ces deux métaux a l'inconvénient d'être affamé dans les creux après l'opération. D'ailleurs, l'^stampage ne peut rendre des reliefs ou des creux que dans une direction unique ; il ne rend pas les creux latéraux, les ciselures qui font l'œuvre artistique, enfin tout ce que l'on obtient par le martelage.

Quoi qu'il en soit, ïestampage du plomb peut s'opérer, soit, comme celui du zinc, sous le choc du mouton, mais avec un moindre poids et moins de hauteur de chute, soit, plus doucement encore, au moyen du balancier. Le plomb sur lequel on opère est chauffé à l'avance, pour être rendu plus ductile.

Estampille, s. f. — Petite plaque, ordinairement en cuivre, que les quincailliers fixent sur les serrures, en guise de marques de fabriques.

Les marques les plus répandues sont ST. Xeiie Fûn (nouvelle fabrication), AG, FT. Les estampilles servent à reconnaître et à distinguer les produits dans un mémoire, dans une vérification.

Estimatif, adj. — Devis estimatif :

état sur lequel on détermine la valeur et le prix de chaque objet devant entrer dans la construction d'un bâtiment (voy. Devis).

Estrade, s. f. — Plancher établi à demeure ou provisoirement au-dessus du plancher d'une chambre, d'une salle, etc.

Dans les palais, on voit des lits, des trônes élevés sur estrade; à l'occasion d'une fête publique ou privée, on élève aussi des estrades qui sont occupées par les principaux personnages.

Nous examinerons particulièrement ici les estrades étabhes dans les classes d'écoles primaires pour le directeur et les moniteurs principaux.

La figure '1564 représente en plan et en élévation, à l'échelle de O'^jOl pour mètre, l'estrade de l'école primaire, construite à RatignoUes-Monceaux, par M. Lequeux. Cette estrade est élevée d'au moins O'^.TO au-dessus du sol de la classe ; on y monte par le milieu. Au centre est placé le bureau R du directeur, avec son fauteuil C. De chaque côté du directeur sont placés les moniteurs généraux D ; ce bureau est luimême élevé de 0™,18 au-dessus de l'^5trade. En avant se tiennent deux moniteurs surveillants R, R; de chaque côté sont des places F de moniteurs, dont

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Fig. 1564.

quatre occupent, pendant la tenue des classes, les places R, D, et qui sont remplacés par quatre autres, soit dans la deuxième partie de la journée, soit le lendemain. En avant de Y estrade, on voit deux groupes A, comme il y en a dans la classe (1). Au-dessus de ces groupes, contre Vestrade même , sont appliqués des tableaux noircis surmontés d'une règle d'un mètre graduée ; à droite, est une petite planchette qui porte la liste des élèves du groupe ; à gauche, est accrochée une baguette servant à la démonstration. En 0 est le tableau de lecture ou d'arithmétique qui fait le sujet de l'exercice.

(1) César Daly, Revue d'architecture, 1851.

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ET AELE

É table, s. f. — Local desliiié à Félevage, à l'entretien, ou à rengraisscment des animaux de Tespèce bovine.

Les conditions hygiéniques dont il faut tenir compte, dans la construction des écuries (voy. ce mot), entrent aussi comme éléments essentiels dans le programme d'une étable.

L'exposition au levant est la meilleure ; vient ensuite celle du midi avec fenêtres au nord. Ces dernières doivent être semblables à celles des écuries ; la largeur des portes, de 1 mètre à l'^jSO, est suffisante.

Les modes de pavages les plus usités sont le cailloutage, le béton ou l'asphalte, le bricjuetage à plat et à joints cimentés (1). On ménage dans le sol des pentes et des rigoles.

Les étables doivent être plafonnées, surtout s'il y a au-dessus des greniers à foin.

Les appareils qui doivent contenir la nourriture destinée aux animaux sont analogues à ceux que l'on établit dans les écuries. Les mangeoires-râteliers cependantsont très souvent supprimées; les mangeoires sont des auges en pierre ou en bois isolées ou adossées à la muraille (voy. Mangeoire).

Un système particulier est quelquefois appUqué pour éviter la déperdition de nourriture que font les animaux : ceuxci sont séparés de la mangeoire par une cloison percée d'ouvertures dans lesquelles ils doivent passer la tête, qu'ils tiennent alors au-dessus de l'auge. On donne à cette disposition le nom de cornadis (voy. ce mot). Un corridor placé derrière la mangeoire facilite la distribution des aliments.

On ne met pas ordinairement de séparation entre les animaux dans les étables ; celles que l'on dispose quelquefois sont des cloisons fixes de 1 mètre à 1°",40 de largeur au plus, sur une hauteur de 1",40 qui se réduit à 1°',10 en avant.

(1) Bouchard, Constructions rurales.

Si on laisse ensemble les vaches et les veaux, on peut les renfermer dans des stalles particulières n'ayant d'issue que par une porte donnant sur le couloir de service ; les séparations ont alors 3'",50 de longueur sur l^'jSO de hauteur.

L'emplacement réservé à chaque tête de bétail est généralement de l'^,25 comme largeur, sur 3 mètres à 3"", 80 comme longueur, y compris l'espace réservé pour la crèche. En donnant 1 mètre au moins au couloir de service, on arrive à une largeur totale de 4°',50 pour le bâtiment dans œuvre.

Remarquons ici que les étables à couloir placé derrière la crèche exigent moins de largeur pour l'emplacement laissé à chaque animal.

Si Ton a à construire une bouverie pour l'entretien des bêtes à cornes destinées au travail, il faut ajouter à la largeur 0'",S0 pour la suspension des jougs, colliers, harnais, etc.

De même que les écuries, les étables sont longitudinales ou transversales, simples ou doubles; on en fait même qui sont circulaires.

1° Nous donnons (fig. 1565) le plan à 0°",005 pour mètre d'une étable longitudinale simple pour neuf bêtes à cornes-; l'intérieur est éclairé par 3 fenêtres sur la face et deux sur les pignons ; deux portes sont établies pour la facilité du

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Fig. 1565.

service. Des cheminées d'aération s'ouvrent à la surface du plafond et traversent un grenier à fourrages situé audessus et auquel on accède de l'extérieur par des portes pratiquées dans les murspignons.

ET AELE. — 39

2° La figure 1566 représente en plan, à O'°,00o pour mètre, une étnble longitudinale double contenant de chaque côté 6 stalles, auxquelles nous donnons l'°,30 d'axe en axe des séparations. Près de rentrée a, se trouvent, du côté droit, en b, un cabinet pour le garçon d'étable, du côté gauche, en d, une petite pièce

Fi-. loG6.

pour les légumes ; le couloir qui sépare les poteaux soutenant le plancher du grenier, a une largeur de 1°',60, et est bordé par deux ruisseaux. Deu\ fenêtres sont percées sur chaque mur longitudinal ; trois sur le mur-pignon, celle du milieu étant plus grande que les deux autres. Un escalier extérieur, en échelle de meunier, donne accès dans le fenil.

3' Si la largeur du bâtiment est assez grande, on peut y disposer une étable mixte, c'est-cà-dire à la fois transversale et longitudinale , comme le montre (fig. lo67i le plan exécuté à 0°^,002o

Fig. 1567.

pour mètre ; r/, a sont les stalles formant V étable longitudinale, avec compartiments particuliers b à l'extrémité ; c, c, c sont des stalles placées dans le sens transversal, avec ou sans séparation

ÉTABLE

et pouvant recevoir deux bœufs, deux vaches ou une vache et son veau ; d est le cabinet des garçons ; f le dépôt de nourriture. Les portes h, h ont \'^,^0 de largeur. Un escalier à double rampe, adossé à la façade, conduit au grenier.

^"L'étable est dite transversale simple lorsqu'elle renferme un seul rang de stalles dans le sens de la largeur de la construction ; elle est double s'il y a deux rangs séparés par un couloir de service.

S" On fait encore des étables avec corridor pour l'alimentation. Cette disposition, qui permet de ne pas déranger les animaux dans la distribution de la nourriture, se trouve représentée en plan, à Téchelle de O'",00o pour mètre,

Fig. 1568.

parla ligure lo68; cette étable, qui est de petite dimension, ne contient que quatre têtes de bétail ; le couloir pour l'alimentation est en A , derrière la crèche.

Le détail de celle-ci est donné par la coupe (lig. 1569) faite à l'échelle de 0°',0:25 pour mètre. Un châssis s'ouvre pour cluujue stalle , au-dessus de la mangeoire, et permet d'introduire les aliments.

Le cori-idor a ici 1 mètre de large ; on lui donne ordinairement de 0°',80 à 2 mètres pour qu'on puisse y faire passer une brouette ou un petit chariot chargé de fourrage. Le sol du couloir est tantôt au niveau de celui de Y étable, tantôt on l'élève jusqu'à moitié et même jusqu'au niveau du bord de l'auge. Le pavage est fait en béton, en cailloutis.

ETABLE

ETABLE

en carreaux de terre cuite ou en briques sur champ.

Fig. 1569.

Dans les étables transversales, on peut faire des corridors qui desservent à la fois deux rangs d'animaux. Une disposition de ce genre se trouve dans le plan d'une vacherie représentée par la ligure io70, à Téchelle de0'",002o pour mètre.

Les couloirs b, b ne desservent qu'un seul

Fig. 1570.

rang d'animaux, tandis que le couloir c en dessert deux. Les pavillons annexes a, a sont destinés à loger des veaux et contiennent chacun six compartiments séparés les uns des autres par une cloison en planches, haute de l'^jiâo ; une cloison en claire-voie, avec porte

au miheu, ferme, du côté de l'allée, ces loges qui ont l"',io de large sur 1°',65 de long et renferment une petite auge et un petit râtelier placé dans un des angles. Ces pavillons communiquent avec le bâtiment principal par une porte sans fermeture percée dans l'axe du couloir de circulation. Deux échelles de meunier conduisent au grenier placé au-dessus et qu'on remplit de l'extérieur au moyen de lucarnes ouvertes sur la face opposée aux pavillons annexes. Les fenêtres sont placées , comme dans toutes les autres étables, à une hauteur de l'^jeO ; on les fait rectangulaires ou cintrées.

ô' Une disposition, rarement appliquée à cause des difficultés de construction qu'elle entraîne, est indiquée en plan par la figure 1371 empruntée à l'ouvrage de M. Bosc sur les constructions rurales. C'est avec la forme circulaire qu'on peut arriver au minimum de surface occupée par les animaux ; l'em-

Fig. 1571.

placement qui leur est réservé a O'^jSO de largeur près du râtelier et 2 mètres à la distance de 3 mètres de la mangeoire. La disti'ibution de la nourriture s'exécute très facilement dans la partie centrale et la ventilation est bien assurée par une cheminée qui s'élève dans l'axe même du bâtiment.

T'' Les étables à boxes sont celles où

ÉTABLI

ÉTABLI

les animaux sont renfermés dans des compartiments séparés qu'on appelle boxes (voy. ce mot), où ils sont en liberté. Les étahlcs ordinaires contiennent souvent une ou plusieurs cases de ce genre et Ton \ place, soit un veau seul, soit une vache et son veau.

Souvent, dans les étables composées uniquement de boxes, on adjoint à ces compartiments de petits enclos treillages ou palissades, qu'on nomme terrains de parcours ou paddoxes. Ce dispositif est surtout en usage pour les boxes destinées à l'élevage.

Les abattoirs importants renferment des constructions destinées aux logements des animaux de race bovine destinés à l'alimentation des villes. La disposition générale de ces bâtiments est indiquée dans cet ouvrage à Tarticle Abattoir ; nous donnerons seulement ici (fig. lo72} une coupe transversale

Fig. 1572.

d'une beuverie appartenant aux abattoirs de la Yillette, à Paris. Dans cette construction qui a 16°', 20 de largeur intérieurement, les stalles sont disposées sur quatre liles et deux couloirs de service régnent sur la longueur. Les séparations des stalles ont 2^^,80 de largeur sur 1°^, 30 de hauteur.

Législatiox. De même que pour les écuries adossées contre un mur mitoyen ou simplement limitrophe, la loi exige pour la construction d'une étable l'étabUssement d'un contre-mur (voy. Écurie).

Etabli, s. m. — Outil en forme de table sur lequel les menuisiers confec-

tionnent les pièces qui doivent entrer dans un ouvrage quelconque.

Vétabli est une sorte de table ou banc (lig. 1573), de 0°',48 à 0^^,60 de largeur, ayant environ 2 mètres à 2°',60 de longueur et 0'^,80 de hauteur ; cette portion de Toutil, qui est ordinairement un plateau d'orme ou de hêtre, se nomme la table; elle est portée sur quatre pieds en chêne, reliés entre eux, à leur partie inférieure, par une traverse assemblée à tenons et mortaises.

Fig. lo73.

La table, épaisse d'au moins 0",08, est percée : 1* d'un certain nombre de trous circulaires destinés à recevoir les valets (voy. ce mot) ; 2° d'un trou carré dans lequel glisse à frottement une tige de bois carrée, garnie à son extrémité supérieure d'un crochet denté ; c'est contre ce crochet qu'on tîxe, d'un coup de marteau, les planches que l'on veut corroyer ou polir suivant la longueur.

Si l'on veut raboter une pièce en travers ou la creuser avec le ciseau ou le bédane, on l'assujettit avec le valet.

Le crochet et le valet, étant deux pièces d'un usage différent, amènent, dans le travail du bois, une perte de temps que l'on évite dans les établis dits à l'allemande, qui sont disposés de la manière suivante :

La table, au lieu de porter seulement des trous ronds pour placer les valets,

Fig. 1574.

est percée (fig. 1574) d'une ou de plu-

ÉTABLI

ÉTABLISSEMENT

sieurs rangées d'ouvertures carrées clans lesquelles on introduit les mentonnets, ou liges de fer carrées, recourbées en crochet au sommet. C'est entre deux de ces pièces que la planche est ii\ée et, pour mieux l'assujettir, on fait en sorte que l'un des crochets puisse être serré à volonté contre la planche. Dans cette intention, l'un des mentonnets est fixé dans une pièce de bois mobile posée à rextrémité de Vétabli et se déplaçant d'une certaine quantité par un mouvement parallèle à la longueur de Vétabli; cet appendice est désigné sous le nom de boîte ou vis de rappel.

L'établi ainsi disposé convient pour le travail du bois à plat, mais non pas de champ, c'est-à-dire sur la tranche, sur le côté. Dans ce cas, on pose la planche contre les côtés de Vétabli, de manière que son plat en touche les pieds latéraux ; on la soutient alors au moyen d'une presse, dont la pièce principale, appelée mors, a la forme d'une gi-ande mâchoire d'étau placée verticalement contre le pied de Vétabli (fig. lo73). Ce mors est percé d'un trou dans lequel passe lijjrementune vis qui tourne horizontalement dans un second trou taraudé, pratiqué en face du premier, dans le pied opposé. A l'aide d'une tringle en fer qui traverse la tète de la vis, on peut serrei" la planche contre Vétabli.

On a remplacé la presse verticale par une presse horizontale, comme celle qu'on voit sur la figure 1574, qui rend les mêmes services que la précédente et qui permet, en outre, de pincer une planche de toute la hauteur de Vétabli.

Les anciens faisaient usage de cet ap-

Fig. i:n5.

pttreil, comme le montre (fig. io75; une

peinture de Pompéi représentant un établi sous lequel est placé l'auget qui recevait les outils du menuisier.

Établir, r. a. — Tracer sur une pièce de bois ou sur une pierre les différentes coupes qu'on doit lui faire subir avant sa mise en place dans l'ouvrage à construire (voy. Établissement).

Établissement, s. m. — Char- PE>TE. En général, exécution praticiue des principes de charpente et application de ces principes au tracé, à la taille et à la pose des bois de construction.

L'établissement de la charpente, pris dans un sens particulier, comprend cinq opérations distinctes :

1° Le tracé des épures; 2° le choix des bois et leur mise sur ligne ; 3° V établissement sur chantiers; 4° la taille; 5° la 7)05^ (1).

Ces différentes opérations exigent l'emploi des outils suivants : la règle d'appareil (voy. Règle) ; la fausse équerre (voy. Équerre); le cordeau, le compas, la jauge, le trusquin, la rainette, le réglet, Véquerre, le plomb (voy. ces mots), le niveau à branches et le niveau de dévers (voy. Niveau).

Le tracé des épures est le dessin sur le terrain des ditîérentes parties du travail (voy. Épure).

Plusieurs dénominations sont appliquées aux. ligues particulières que les charpentiers tracent sur les pièces ; telles sont : le trait à couper, la ligne de repère ou Ci emprunt, le trait à ramener ou trait raméneré (voy. Repère, Trait).

Le clioi.r des bois exige, de la part de celui qui en est chargé, une grande expérience qui lui permette de préjuger le meilleur emploi que l'on puisse faire d'une pièce, d'après ses dimensions et sa courbure.

Si les dimensions marchandes du l)ois s'opposent à sa mise en ceuvre suivant l'usage que l'on en veut faire, on lui

(1) Eyère, Charpeiite civile.

ETABLISSEMENT. —

donne réquarrissage voulu avec la scie de long.

On appelle mettre sur lignes, Topération qui consiste à placer les bois sur répure tracée ou ételon (voy. ce mot), de manière que leur ligne d aflleurement soit de niveau, et que leurs axes, leurs lignes de repère et leurs faces soient directement à plomb des lignes qui en représentent les projections sur Tételon. On dit qu'une pièce de bois est de niveau en établissement, quand elle est placée horizontalement dans sa longueur ; on dit qu'elle est dedévers lorsqu'elle est placée horizontalement ou verticalement sur sa largeur fvoy. Dévers, Niveau).

L'établissement sur chantier comprend plusieurs opérations :

1° La piqûre ou le piqué des bois, ensemble des procédés employés pour tracer avec précision les assemblages (voy. Piqué) ;

2» La contre-jauge, qui a pour objet de marquer, a Taide du niveau de dévers, du plomb et du compas, les points destinés à indiquer la place et la direction de la ligne d'assemblage d'une pièce de bois sur la face opposée à celle où cette ligne a été battue au moment de la mise sur lignes (voy. Jauge) ;

3° La marque des bois, opération dans laquelle on grave cà la rainette les signes conventionnels nécessaires cà l'ajustement et cà la pose (voy. Marque) ;

4° La rencontre des bois, ayant pour but de battre les lignes de contre-jauge, tracer les tenons et les. mortaises, au moyen des indications des piqûres, rabattre les lignes de repère ou les plomber, ainsi que les traits raménerés et toutes les autres lignes d'établissement, afin de pouvoir les tracer sur la face de dessous, s'il y a nécessité de le faire {i) (voy. Rencontre des bois).

L^ taille de la charpente se divise en <Jeux opérations :

1° La confection des tenons, mortaises,

(1) Eyère, Charpe?ite cicile.

m ~ ÉTABLISSEMENTS.

' entailles, etc., d'après les indications de ï établissement ;

2° L'assemblage provisoire ou la mise dedans (voy. ce mot).

La pose comprend : 1° Le triage des bois, qui consiste à les reconnaître au moyen de leurs marques, lorsqu'ils sont transportés à piedd'œuvre et à les classer par parties ou par étages ;

2° Le levage, qui a pour objet d'élever, à Tcaide de cordages et d'engins divers, les bois devant composer une construction en charpente ;

3"^ La mise en place, qui est Temmanchement même des bois, à la place qui leur a été destinée. Cette opération demande becaucoup de soin et d'habileté de la part de l'ouvrier chargé de la diriger, ouvrier qu'on nomme gâcheur de levage.

Établissements dangereux.—

Sont réputés établissements dangereux, insalubres ou incommodes, ceux qui peuvent porter atteinte à la sécurité publique, à la salubrité et à la trcanquillité des voisins.

Ces établissements sont régis par plusieurs décrets ou ordonnances.

Le décret du 15 octobre 1810 les divise en trois classes et impose, pour leur formation, une permission préalable de l'autorité administrative.

Les ordonnances des 14 jcanvier 1813, 2o juin 1823, 9 février 1825, 5 novembre 1826 ont étendu, aux établissements offrant des dangers d'explosion ou d'incendie ou même seulement incommodes d'une façon notable et continue, les dispositions du décret de 1810, qui n'étaient relatives qu'aux manufactures et ateliers répandant de l'odeur.

Un décret du 25 mars 1852 sur la décentrcilisation administrative donne au\ préfets de nouveaux pouvoirs relativement aux établissements de première classe.

Enfin, un dernier décret du 31 décembre 1866 indique la nouvelle répar-

ÉTABLISSEMENTS

iition de ces établissements en trois classes.

La jyremière classe comprend les manufactures et ateliers qui doivent être éloignés des habitations particulières.

La demande en autorisation est adressée au préfet qui la fait afficher dans toutes les communes, à S kilomètres dans le rayon de Y établissement projeté, la durée de Taffichage étant d'un mois. Pendant ce délai, il est procédé à une enquête, et tout particulier est admis à présenter ses moyens d'opposition ; après quoi le préfet peut statuer sans Tautorisation du ministre.

La demande en autorisation doit être faite sur papier timbré et contenir les noms, titres et profession du requérant, la désignation bien précise du lieu où sera située l'usine, la nature des opérations qu'on y pratiquera et l'indication des moyens par lesquels on se propose d'éviter les inconvénients, afin que Tadminislration puisse juger si le lieu projeté pour édifier l'usine est suffisamment éloigné des habitations. A la demande doivent être joints deux exemplaires d'un plan indiquant l'ensemble des appareils, la disposition des ateliers et leur distance des habitations voisines. Le lieu où les manufactures et ateliers compris dans la première classe peuvent s'étabUr et leur distance des maisons particulières sont indiqués par l'autorité locale.

Celui qui construit dans le voisinage de ces établissements, après que leur construction a été autorisée, n'est pas admis à en solliciter l'éloignement.

La seconde classe comprend les établissements dont l'éloignement des habitations n'est pas rigoureusement nécessaire, mais dont la formation ne peut être autorisée qu'après informations prises par le maire, pour savoir si les opérations qu'on y pratique ne doivent pas incommoder les propriétaires voisins, ni leur causer de dommages.

La demande en autorisation est adressée au sous-préfet et c'est le préfet qui statue.

M — ÉTABLISSEMENTS

I Dans la troisième classe, sont compris les établissements qui peuvent rester, sans inconvénient, près des habitalions, mais qui doivent être soumis à la surveillance de la police.

Il faut l'autorisation du sous-préfel, pour la formation de ces établissements. Nous donnons ci-dessous, par ordre alphabétique, le tableau des établissements réputés dangereux, insalubres ou incommodes avec l'indication de la classe à laquelle ils appartiennent.

Abattoirs publics (odeur et altération des eaux). l^^cl.

Absinthe (voy. Distillerie).

Acide arsé nique {ïd.hY. de V) au moyen de l'acide arsénieux et de l'acide azotique :

1° Quand les produits nitreux ne sont pas absorbés (vapeurs nuisibles).

1" cl.

2° Quand ils sont absorbés (id.).

S-'cl.

Acide clilor hydrique (product. de 1') par décomposition des chlorures de magnésium, d'aluminium et d'autres :

1° Quand l'acide n'est pas condensé (émanations nuisibles). 1" cl.

2° Quand l'acide est condensé (émanations accidentelles). 2' cl.

Acide muriatique (voy. Acide chlorhydrique).

Acide nitrique (éman. nuis.). 3"^ cl.

Acide oxalique (fabr. de 1') :

1° Par l'acide nitriciue.

a. Sans destruction des gaz nuisibles (fumée). ^" cl.

b. Avec destruction des gaz nuisibles (fumée accidentelle). 3" cl.

2° par la sciure de bois et la potasse (fumée). 2* cl.

Acide picrique :

1° Quand les gaz nuisibles ne sont pas brûlés (vap. nuis.). 1" cl

2° Avec destruction des gaz nuisibles (id.). 3' cl.

Acide pyroligneux (fabr. de 1') :

i° Quand les produits gazeux ne sont pas brûlés (fumée et odeur).

2* cl.

ÉTABLISSEMENTS

ÉTABLISSEMENTS

2° Quand ils sont brûlés i'n\.\

3^ cl.

Acide pyroligneux {puviî. de F) (odeur).

2^ ci.

Acide stéariqne (fabr. de V) :

1" Par distill. (odeur et dang. d'inc). 1" cl.

2° Par saponification (id.). 2^ cl. Acide sulfurique (fabr. de V) :

1° Par combust. du soufre et des

pyrites (éman. nuis.). 1" cl.

2° De Nordhausen par la décomp.

du sulfate de fer (id. ;. 3° cl.

Acide urique (voy. Murexide).

Acier (fabr. de T) (fumée). 3^ cl.

Affinage de Lor et de Largent par les

acides (éman. nuis.). l""^ cl.

Affinage des métaux au fourn. (voy.

Grillage des minerais).

Agglomérés ou briquettes de houille (fabr. des) :

1° Au brai gras (odeur , dang.

d'inc). 2*^ cl.

2° Au brai sec (odeur). 3^ cl.

Albumine (fabr. de V) au moyen du

sérum frais du sang (odeur). 3^ cl.

Alcali volatil (voy. Ammoniaque).

Alcools autres que le vin, sans travail

de rectif. (altér. des eaux). 3^ cl.

Id. (distill. agric.) (id.). 3' cl.

Alcool (rectif. de Y) (dang. d'inc).

2«cl.

Aldéhyde {idihr. de Y) (dang. d'inc).

i^° cl.

Allumettes (fabr. des) avec mat.

déton. et fulm. (dang. d'explos. et d'inc). 1" cl

Alun (voy. Sulfate d'alumine).

Amidonneries :

1° Par fermentation (odeur, éman.

nuis, et altér. des eaux) . p" cl .

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