FERS CARRÉS
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FERS ROXDS
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Le fer à l'état naturel ou à l'état de carbure^ c'est-à-dire de fonte (voy. ce mot), a pris, surtout depuis le siècle dernier, une place considérable dans l'industrie du bâtiment.
Le fer trouve encore dans l'art de la construction une foule d'applications ; il sert à confectionner et à consolider les assemblages des combles et planchers métalliques, sous forme d'équerres, de boulons, de rivets, etc. Les goujons, les crampons de fer, sont employés dans les murs en pierre de taille, pour relier entre elles les assises et réunir les blocs. Des chaînages métalliques se placent, à chaque étage, dans les constructions en pierre ou en moellons. Les pans de bois sont renforcés par des plates-bandes ou des équerres en fer. On a même exécuté des pans métalliques pour remplacer les pans de bois (voy. Pan).
La fonte, préférable au fer, comme support, est substituée aux piles de pierre.
On emploie encore ce métal pour grilles, balcons, rampes d'escaliers, escaliers, marquises, etc. (voy. ces mots).
Les objets de clouterie se font en fer,
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en cuivre ou en zinc, mais surtout avec le premier de ces métaux.
La prépondérance que tend à prendre le fer sur le bois tient à diverses causes: d'une part, l'étendue des forets diminuant chaque jour, le prix du bois s'élève de plus en plus ; de l'autre, les chances de durée des constructions en charpente sont moindres que celles dont le fer est le principal élément, tandis que les chances de destruction sont, au contraire, plus grandes ; de plus, le fer est plus abondant et d'un prix moins élevé, à mesure que se perfectionnent les procédés de fabrication.
On a commencé par employer ce métal dans les théâtres, pour diminuer les chances d'incendie auxquelles ces constructions sont exposées. Celte mesure, adoptée, pour la première fois, au Théâtre-Français fut consacrée par une oi'donnance de police, qui prescrit l'emploi du fer pour les planchers et les combles des théâtres construits à Paris. L'usage de la charpente métallique s'est ensuite étendu à plusieurs autres édifices, parmi lesquels nous citerons, h Paris seulement, la Rourse, la Madeleine, l'École des Reaux-Arts, l'église i Sainte-Clotilde, leVal-de-Gràce, l'église j Saint-Augustin, les Halles, etc. ,
Dans les premiers temps de cette application nouvelle du fer, les usines ont livré ce métal au commerce, sous la forme de barres rondes ou carrées, de manière que les premières charpentes en fer, planchers ou combles, offrent de nombreuses ressemblances avec les charpentes en bois. C'est seulement depuis l'application du laminoir à la préparation du fer en barres que Ton a pu donner au métal les formes variées qui conviennent aux besoins divers de l'art des constructions.
Les premiers fers ouvrés ont été les fers k moulures pour vitrages, puis les rails de chemins de fer. Ensuite, les usines, telles que les forges de Montataire, celles de la Providence, ont fourni au commerce des fers à moulures de
I toutes sortes, de toutes dimensions, étirés ou laminés, des fers à cornières, h section en T ou en I ; des fers noirs et blancs ; des tôles plombées et ondulées.
La forme en I est particulièrement considérée comme la forme la plus propre à être employée, dans les constructions, pour les pièces soumises à des charges dont la résultante est perpendiculaire à leur longueur.
La forme de section transversale représentée par le signe □ est aussi très bonne, mais elle convient surtout aux pièces de fonte ou d'assemblage ; les ponts tubulaires sont une magnifique application de cette forme.
La section en I convient particulièrement aux pièces qui s'obtiennent au moyen de la filière ou du laminoir.
Ces formes sont encore d'autant plus favorables aux conditions voulues de stabilité qu'elles répondent à cette propriété du fer, que la résistance augmente avec le rapport du périmètre à la section. Ainsi, la même quantité de matière qui. sous la forme d'un prisme à base carrée, présentait une résistance égale à 1, peut donner, si on la met sous la forme de la section I, une résistance i2, 4, 6 et 8 fois plus grande.
L'expérience a démontré que la rupture des fers laminés a lieu ordinairement lorsqu'ils sont soumis aune tension de 3o kilogr. par millimètre carré de section transversale ou à une compression un peu moindre, mais que Félasticité du/éT est altérée par une charge de 13 kilogr. par millimètre carré. Aussi, ne doit-on jamais, dans la pratique, soumettre le fer laminé, par extension ou par compression, à une charge qui dépasse le 1/3 ou le 1/4 de sa résistance absolue. M3L Joli y, constructeurs, proposent, pour les poutres et poitrails en tôle destinés à supporter de fortes charges, les coefficients de sécurité suivants : 6 kilogr. pour les poutres en tôle qui sont soumises à de très grandes charges et qui ne doivent éprouver que
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