FER A JOINTS
de légères flexions ; 8 kilogr. pour les solives de plancher.
Outre les formes de section que nous venons d'examiner, il y en a d'autres que Ton trouve dans le commerce, par exemple les fers en U renversé (n), connus sous le nom de fers Zorès (voy. ce mot). Mais ces fers n'ofl'rent pas, au point de vue de la résistance, les avantages des fers en I.
L'oxydation, dont nous avons signalé plus haut les inconvénients, à Tégard du fer noyé dans les maçonneries, s'oppose aussi à l'emploi du fil de fer exposé à l'air. Pour y remédier, l'usage est de recouvrir le métal d'une suhstance qui s'interpose entre l'air et la surface du fil. On a souvent employé, à cet effet, des corps gras, tels que les graisses ou les huiles, qui ont l'inconvénient de contenir de l'oxygène et, par suite, de n'être que de mauvais palliatifs. L'étamage est un procédé plus efficace, mais coûteux et difficile à réaliser dans bien des cas. Il est mieux de couvrir la surface du fer d'une substance liquide dans laquelle il n'entre point d'oxygène, par exemple de caoutchouc, de gutta-percha dissous dans l'essence de térébenthine, l'huile de naphte, le sulfure de carbone, etc.
Le fer est le principe de plusieurs matières colorantes employées dans la peinture des édifices ; telles sont diverses ocres, la terre d'ombre, la terre de Sienne, le bleu de Prusse, la plombagine, etc.
Fer à ailes : poutre en fer à T ou à I. Les ailes sont les saillies ou côtes de ces pièces (voy. Plancher).
Suivant la dimension de ces côtes, on dislingue les fers à T ordinaires et les fers à larges ailes.
Fer galvanisé : fer que l'on recouvre d'une couche de zinc pour le préserver de l'oxydation. On l'emploie en feuilles à la couverture des édifices (voy. Tôle).
La galvanisation, c'est-à-dire l'immersion du fer dans un bain de zinc, présente plusieurs avantages : 1° celui de protéger le fer contre l'oxydation ; 2° de
lui donner une ténacité plus grande. On a expérimenté, en effet, qu'un fil de fer de 4 millimètres, destiné à être employé pour télégraphe, s'est rompu sous une charge de 790 kilogr. avant sa galvanisation, et a pu supporter, après, celle de 830 kilogr. Un fer de 3 millimètres, qui s'était rompu sous la charge de 300 kilogr., a supporté 450 kilogr., lorsqu'il a été galvanisé.
Gros fers : on nomme ainsi, dans un bâtiment, les fers dont le travail se réduit k celui de la forge.
Fers d^ outils, fers creux, fers à réparer (voy. Fers).
Fers Zorès (voy. Zorès).
Fer à clievaL — Escalier en fer à
cheval (voy. Escalier).
Fer à joints. — Maçonnerie. Outil qui sert à former des joints.
On distingue :
Fig. 1640.
1° Le fer à creuser les joints (fig. 1640);
Fig. 1C41.
2° Le fer à ravaler qui est plat (fig. 1641) ou courbe (fig. 1642).
Fig. 1642.
Dallage. La figure 1643 représente le
Fig. 1643.
fer à joints pour dallage en ciment.
FERME
Fer à rouet. — Voy. Rouet.
Fer à souder. — Voy. Soudure.
Fer-blane, s. m. — Tôle mince élamée, c'est-à-dire recouverte d"iine couche d'étain sur les deux faces ' voy. Étamage, Fer).
Comme emploi important du ferblanc, nous citerons l'application de ce produit à la couverture des édifices.
M. Claudel, dans son Formulaire, donne un tableau du poids des feuilles de fer-blanc utilisées à cet effet.
FERME