‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 201 sur 232 · FERME. — 480 — FERME · texte numérisé non relu

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arbalétriers ; ces dilTéreiUes pièces [ sont solidement reliées à la maconnc-

Fiff. 1670.

rie par des ancres à double attache. | Dans les combles métalliques, les

Fi g-. 1U71.

fermes soni réunies entre elles par des liernes (voy. ce mot) qui les conti-even-

tent au droit des tirants. Les j)flw;?^5 servent elles-mêmes à relier entre eux les

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arbalétriers des diflérentes fermes (voy. Panne].

Les fermes reçoivent ditlerents noms suivant leur disposition.

On appelle :

Ferme ordinaire ou sur tasseau, celle dans laquelle les pannes portent sur les arbalétriers, sans y être assemblées ;

Ferme à lierne, celle dans laquelle les pannes sont assemblées sur les arbalétriers ;

Ferme retroussée, une ferme qui n"a qu'un entrait posé au-dessus de deux jambes de force ;

Ferme brisée, celle qui est employée pour un comble en mansarde ;

Demi-ferme de croupe, la demi-ferme dont Tarbalétrier et le tirant s'assemblent dans le poinçon et portent sur le milieu du mur de croupe (voy. Croupe);

Demi-ferme de noue, d'arêtier, celle dont l'arbalétrier forme noue ou arêtier.

Les couvertures des toits en appentis portent également sur des demifermes.

2° Ensemble des bâtiments qui composent une exploitation rurale, et qui servent à l'habitation du maitre, de sa famille et de ses gens et au logement des animaux entretenus.

Il faut tout d'abord, pour établir ces constructions, choisir un emplacement salubre, un sol parfaitement sec, dans un endroit abrité contre les vents d'ouest et du nord ou contre ceux qui apporteraient les émanations de pays marécageux. La ferme doit être placée à proximité des terres arables, de préférence aux bois et pâturages qui composent le domaine. Le voisinage d'eaux potables est également nécessaire, et à leur défaut on creuse des puits artésiens.

Quant à la situation relative des bâtiments de la ferme, elle est également soumise à certaines règles générales :

La maison d'habitation, si les bâtiments sont disposés sur une seule ligne , comme il arrive fréquemment dans les petites exploitations, se place au mUieu

ou à l'extrémité de la série des constructions dont cette ligne se compose; dans les exploitations moyennes, souvent disposées en équerre, l'habitation est ordinairement placée sur le côté situé entre les deux autres ; dans les grandes exploitations, disposées en rectangle ou en carré autour d'une coui", la maison d'habitation occupe l'un des côtés, en totalité ou en partie.

Les écuries, qui représentent une des parties les plus importantes de Fexploitation, doivent êlre le plus rapprochées possible de la maison d'habitation pour que la surveillance en soit facile. Si le domaine est assez considérable pour qu'il y ait plusieurs écuries, on les place à côté les unes des autres et toujours sous l'œil du maître.

Les mêmes conditions s'appliquent aux étables.

Les bergeries, porcheries, clapiers, fenils et poulaillers permettent un peu plus de liberté dans le choix de leur emplacement. Ces locaux peuvent être établis autour d'une cour spéciale qui prend le nom de basse-cour (voy. ce mot).

Les colombiers, apiers , magnaneries, etc. (voy. ces mots), nécessitent des dispositions particulières.

Les serres à outils forment une des dépendances de la maison d'habitation.

Les hangars et remises sont placés dans tous les endroits qui ne sont pas réservés pour d'autres usages.

Les fenils doivent occuper un premier étage ménagé au-dessus des écuries et étables ou des bâtiments spéciaux qui en sont rapprochés autant que possible.

Les meules, si elles ne sont pas dans l'enceinte du domaine, sont placées dans une cour spéciale parfaitement close par des murs ou des haies vives. La cour des meules est à proximité de la grange à battre. Celle-ci doit être éloignée des logements d'animaux.

Les gerbiers, séchoirs, graineries peuvent être rapprochés de la maison d'habitation pour rendre la surveillance plus facile.

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Les locaux pour légumes sont établis près du logis du maître ; la fruiterie à portée de la cuisine. Les venclangeoirs, caves et celliers se placent dans la partie la plus reculée de Texploitalion ; on les établit, en général, dans un même corps de bâtiment isolé avec des séparations.

La laiterie doit être placée loin de tout ce qui est susceptible de charger Tair de miasmes fermentescibles et à proximité d'eau courante, d'un puits ou d'une source d'eau quelconque ; il faut que ce local soit' rapproché autant que possible de la maison d'habitation.

Il est bon de consacrer à la boulangerie un bâtiment spécial isolé. La cuisine doit toujours faire partie de l'habitation. Une glacière est construite dans un emplacement déterminé par les conditions de terrain favorables à son établissement. S'il y a une distillerie ou une féculerie, on la rejette aux extrémités de l'ensemble des constructions.

La blanchisserie est renfermée dans un local particulier, voisin de l'habitation, autant que le permet la disposition des eaux qui lui sont nécessaires. Quant à la lingerie, il faut l'établir dans la maison du maître.

Des réservoirs d'eau, mares, abreuvoirs sont installés à proximité des bâtiments du domaine. Il est même convenable qu'un abreuvoir, si petit qu'il soit, trouve place dans la cour de la ferme.

Au point de vue de la distribution générale du domaine, il faut considérer ([ue l'ensemble des bâtiments doit former un tout réuni dans une même enceinte générale, en évitant, tout à la fois, pour les constructions , une trop grande agglomération qui amène de la gêne dans le service et un éparpillement qui rend la surveillance difficile, le service plus mal fait, et laisse inutile un espace de terrain assez grand. D'autre part, la continuité absolue des constructions, en même temps qu'elle s'oppose à toute extension ultérieure des bâtiments, est

encore tiès dangereuse, en cas d'incendie. Un espacement d'une dizaine de mètres entre chaque bâtiment paraît convenable.

Quoi qu'il en soit, on doit observer, comme règle générale, la séparation des bâtiments de la ferme en trois groupes qui comprennent : le premier, l'habitation du maître ; le' deuxième, le logement des animaux, et le dernier, les instruments et les produits.

La cour doit être aussi vaste, aussi sèche et aussi aérée que possible ; elle doit être close par des murs, des barrières ou des haies vives.

Une seule entrée suftit ordinairement; dans les très grandes exploitations, on en établit deux. Tune pour les animaux, l'autre pour les produits.

L'entrée unique doit être placée à côté ou en face de l'habitation et le plus près possible de la cuisine et du cabinet du maître pour faciliter la surveillance. La porte est pleine ou à claire-voie ; elle est souvent surmontée d'un bâtiment ; dans le cas contraire, on la couvre d'un auvent qui l'abrite contre la pluie.

Le sol est pavé ou solidement caillouté. Les bâtiments sont bordés, soi!

par un trottoir en moellons durs, en grès, en briques à plat, en bitume ou même en béton, soit par un simple chemin pavé et incliné qui éloigne les eaux des constructions. Ces eaux sont conduites par des ruisseaux ou des rigoles à l'abreuvoir creusé dans la cour ou vers une mare ou un fossé d'écoulement placé à l'extérieur.

L'aménagement intérieur de la cour comprend principalement : la fumière, y abreuvoir, le puits, les loges de chiens de garde et une balance-bascule, placée près de l'entrée, sous un hangar, et destinée à peser les voitures et les animaux.

Un potager, clos par une palissade ou, de préférence, par un mur peu élevé, doit être placé à côté des bâtiments, dans un bon terrain, exposé au soleil et dépour\ u de grands arbres qui le cou-

FER3IE

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vi'iraieiU de leur ombrage et épuiseraient le sol par leurs racines.

Ces conditions généi'ales étant exposées, nous compléterons l'étude de ce qui concerne les exploitations rurales en citant quelques exemples de la distribution adoptée pour ces domaines, suivant leur importance.

On divise les domaines ruraux en petites, moyennes et grandes exploitations.

Le plan d'ensemble des fermes de peu d'importance admet plusieurs formes, soit que le domaine doive contenir un ou plusieurs bâtiments, soit qu'il comprenne un bâtiment principal avec des annexes.

La forme la plus ordinairement employée est celle où les bâtiments sont placés, suivant une seule ligne, sur un des côtés de la cour (tig. 1672). Vient

Fig-. 1G72.

Fig. 1673.

ensuite la forme en équerre, les côtés pouvant être égaux ou inégaux (fig.

1673 ; puis (lig. 1674), la disposition sur deux lignes parallèles, l'Iiabitation

Fig. 1674.

Fig. l(J7o.

faisant face aux annexes ; et, enfin, la disposition où le bâtiment principal occupe un des côtés et où les annexes sont divisées en deux bâtiments, placés, visà-vis Tun de l'autre, sur les deux côtés de la cour coniigus au premier (fia.

La forme du plan sur une seule liune

est la plus économique. Celle où les bâtiments sont parallèles semble la plus convenable, parce qu'elle sépare Tliabitalion des autres locaux ; la forme en équerre est bonne dans les pays où souffie un vent violent, contre lequel il faut abriter la cour.

Les deux exemples que nous donnons ci-après sont tirés de l'excellent ouvrage de 3L Bouchard sur les Constructions rurales: ils on"rent deux dispositions, dans lesquelles tous les dilférents locaux, nécessaires à une petite exploitation , sont réunis dans un même bâtiment.

Ces plans A et B (fig. 1676) sont représentés à l'échelle de 0",002 pour mètre. Le premier. A, comprend :

Fig. 1G7G.

1, chambre d'habitation et cuisine, avec four dans la cheminée ; 2, cabinet d'enfants; 3, laiterie et garde-manger; 4, vacherie pour quatre têtes; 5, poulailler; 6, petit bûcher; 7, petite grange et cellier ; 8, loge à porc, avec cour 9, pour la promenade.

Le second plan, B, a reçu la disposition suivante : 1, chambre d'habitation avec escalier conduisant à une seconde chambre située au-dessus, four dans la cheminée, fourneau à côté ; 2, cabinet servant de petit magasin; 3, laiterie; 4, garde-manger; o, poulailler; 6, étable pour quatre vaches, avec fenil au-dessus et fenêtre d'accès ; 7, grange dans toute la hauteur du bâtiment ; 8, 9. 10 et 11, toits a porcs, avec cours.

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M. Roiichard classe parmi les fermes (le moyenne exploitation celles où le cultivateur, ti-availlant encore manuellement, occupe un certain nombre de domestiques et d'ouvriers , les pi"emiers logés dans l'exploitation , les autres habitant au deliors.

■Les fermes de cette catégorie doivent comprendre trois divisions principales :

1° logis; 2° animaux; 3° abris pour instruments et récoltes.

Vu la longueur qu'il faudrait leur donner, on ne saurait disposer les bâtiments sur une seule ligne. Les formes qui paraissent les plus convenables sont

Fig. 1(377.

celles que représente la figure 1677. On peut encore adopter les deux lignes parallèles.

Nous donnerons (fig. 1678) , à l'échelle de 0'",0025 pour mètre, le plan d'une ferme de moyenne exploitation,

ai

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'L-Mii ," ^""^^

Fiff. 1671

que nous empruntons à V Encyclopédie pratique de l'agriculteur par L. Moll. La forme générale est celle d'un quadrilatère régulier, dont le corps de logis,

surélevé d'un mètre, avec caves en soussol, occupe l'un des côtés et les logements des animaux et les magasins à outils, à récoltes, les deux autres côtés. L'habitation comprend les pièces indiquées dans la légende suivante : 1, bureau indépendant ; 2, salle commune ou cuisine en avant-corps ; 3 , laverie ; 4, fruitiei* ; o, chambres à coucher ;

6, buanderie servant aussi de fournil;

7, couloir, qui dessert les quatre pièces d'habitation; 8, couloir conduisant à la vacherie, dans lequel prennent naissance les escaliers qui mènent au bûcher et à la laiterie, placés en sous -sol. Les bâtiments d'exploitation placés à gauche sont : 9, remise des outils ; 10 , hangar pour abriter les instruments et le matériel; 11, grange; 12, machine à battre ; 13, manège. A droite sont les logements des animaux : 14, vacherie double de 12 têtes avec couloir de distribution; 15, écurie de 6 chevaux ; 16 bergerie de 100 têtes, ayant pour annexe une petite bergerie d'agneaux, au-dessus de laquelle couche le berger. Au fond de la cour sont établis : 17, deux loges à porcs avec petite cour au-devant ; 18, latrines situées audessus de la fosse à purin; 19, trou à fumier. Au-delà se trouvent: 20, emplacement des meules; 21, jardin potager.

En face des fenêtres de la grande chambre à coucher est une auge où s'abreuve le bétail. Des greniers et des chambres de domestiques occupent le premier étage. Au-dessus de la vacherie est ménagé un dépôt de fourrages.

Dans une ferme ainsi disposée, la maison d'habitation commande l'ensemble et permet au chef de l'exploitation d'exercer la suiTeillance sur tous les points à la fois.

La ligure 1679 représente, à l'échelle de 0"°, 00173 pour mètre, le plan d'une ferme, que nous donnons comme second exemple de domaine rural ayant la même importance. La disposition générale est régulière ; les bâtiments ayant chacun leur destination spéciale, sont

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séparés les uns des autres ; leur isolement est une précaution contre Tin-

cendie. La roule, sur laquelle donne riiabilation du fermier, offre un avan-

Fiff. 1679.

tage précieux. Les dispositions particulières sont indiquées par la légende sui-

vante : i, salle commune ; 2, cuisine et fournil; 3, cabinet; 4, porcherie; 5,

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laiterie ; 6, écurie et hangar ; 7, vacherie et hangar; 8, ahreuvoir; 9, pigeonnier; 10, trou à fumier; 11, bergerie; 12, poulailler; 13, resserre; 14, grange à blé et avoine ; lo, meules ; 16, fontaine. Les pièces triiabitation du maître sont situées au premier étage de la maison. Sur le pourtour du domaine sont disposées des plantations, qui ont pour objet de rendre la vue agréable.

Dans les grandes exploitations, on doit tenir compte des variétés de spéculations agricoles. Ainsi, dans les fermes où les céréales forment la base de la culture, les granges et des écuries pour les chevaux de labour constituent, avec la maison d'habitation, les principales constructions ; dans les domaines où Ton entretient des vaches laitières, les étables, la laiterie, la fromagerie prennent une grande importance ; dans ceux où Fengraissement des bêtes à cornes est regardé comme un des produits principaux, les étables reçoivent un grand développement ; enfin, si Fon se propose Féiève des porcs ou des bêtes à laine, il faut construire des porctieries ou des bergeries suffisamment grandes.

Dans une exploitation moderne complète, on doit trouver les installations qui permettent de joindre les spéculations agricoles proprement dites à celles qui peuvent être regardées comme industrielles. Ainsi, Fon peut établir une féculerie, une huilerie, une distillerie et même une fabrique de sucre; puis, avec les résidus provenant des diverses opérations, on peut engraisser les animaux, dont les étables sont groupées autour des bâtiments que nous venons d'énumérer.

La disposition généralement adoptée pour l'ensemble du plan d'une grande exploitation est celle où les bâtiments, placés sur les quatre côtés d'une cour, forment un rectangle ou un carré. Quelquefois ces constructions sont contiguës, quelquefois elles ne se touchent pas (fig. 1680).

Toutefois, cette forme limite l'instal-

lation des bâtiments et s'oppose ou se prête mal à leur extension ; elle entraîne

Fig. 1G80.

à chercher le cube par la hauteur ; il faut avoir recours à l'étage pour enfermer les récoltes ; la construction est alors plus coûteuse, parce qu'elle doit être plus solidement faite ; par suite, elle ne se prête pas aux transformations que le progrès aura pu rendre nécessaires. Si, au contraire, les constructions, n'ayant qu'un rez-de-chaussée, sont isolées ou groupées selon diverses directions, les services peuvent rester distincts et être desservis par des cours spéciales. Les récoltes sont mises en meules ou abritées sous des hangars. La maison d'habitation est placée le plus souvent en dehors de l'ensemble. Cette disposition se plie à toutes les combinaisons d'installation et à tous les besoins d'extension ou de transformation. Les bâtiments, occupant moins de hauteur et plus de surface, sont moins coûteux; car un rez-de-chaussée n'exige ni matériaux de choix ni murs épais.

Pour satisfaire au principe de la surveillance directe du chef de Fexploita-

Fig. 16S1.

tion, on a imaginé diverses formes qui

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peuvent se ramener à deux, l'une en éventail A et Taulre polygonale R (fig. 1681). Mais ces formes comportent des encoignures dont l'établissement est coûteux et l'utilisation difficile ; elles ne peuvent guère être appliquées que dans des circonstances spéciales.

Passons aux grandes exploitations distribuées suivant le principe de l'isolement par grands ensembles, disposés de manière à être augmentés selon les besoins.

M. Cb. Rarbier, dans V Encyclopédie pratique de l'agriculteur, cite, comme une application de ce principe, la ferme des Merchines, située dans la commune de Lisle-en-Rarrois, à 20 kilomètres environ de Rar-le-Duc (Meuse). Dans ce domaine, dont l'orientation est bien entendue, les granges s'ouvrent au nord, les bergeries au sud -est ; la vacberie est, à la fois, exposée au sud-ouest et au nord-est, ce qui lui procure, pour l'été et pour l'hiver, le maintien d'une température modérée. La maison du maître est placée au milieu d'un jardin anglais, en face de la ferme. De chaque côté de l'entrée sont des hangars destinés ta remiser le matériel, ceux de droite comprenant le bureau. Le bâtiment de droite renferme des granges et un grand bangar abritant les récoltes. Une remise de voitures occupe le fond d'une cour fermée. Dans le bâtiment de gauche sont les écuries, les bergeries et, au milieu, le logement du régisseur. Au fond est une distillerie de betteraves. La vacherie ferme le parallélogramme ; elle est accompagnée, en arrière, d'une petite laiterie où l'on dépose provisoirement le lait qu'on vient de traire. Dans la cour se trouvent des fumières, une fosse à purin, des porcheries dont l'ouverture est au nord-est. Au sud-ouest leur sont accolés, à droite, le poulailler, et à gauche, la forge et le fournil. Dans un espace clos, on peut mettre en liberté de jeunes animaux. Enfin, il y a un puits avec une pompe et une auge pour abreuver le bétail. Derrière les granges,

à l'abri des vents du nord, est installé un verger avec ruches et chenil. Des chemins forment à la ferme un encadrement et la séparent, à droite, des logements d'ouvriers avec jardins et chapelle, à gauche, d'une pièce d'eau où les animaux vont se baigner.

Enfin, nous citerons comme inlermédiaire entre les types qui précèdent et comme une application des perfectionnements que l'expérience a indiqués, la ferme de Chistelles, près Ostende, en Relgique, représentée, en plan, à l'échelle de 0°^, 001 25 pour mètre, par la figure 1682, empruntée à l'ouvrage de M. Rouchard sur les Constructions rurales. Cette ferme, qui a été construite pour une exploitation de 12o hectares, est composée de bâtiments reliés entre eux par des constructions légères. Sur l'un des côtés d'une cour rectangulaire de 45 mètres sur 33, est placé à Test le corps de logis A, d'où le maître peut facilement exercer une surveillance générale. Le rez-de-chaussée, exhaussé de 1 mètre au-dessus du sol, par l'étabUssement de caves à provisions, comprend : un vestibule 1, auquel on accède par une double rampe et un perron ; une grande cuisine 2, où s'ouvre un escalier de communication avec la cave ;

3, la chambre à coucher du régisseur ;

4, des chambres de domestiques. Le premier étage est occupé par les chambres de la famille du chef d'exploitation. De chaque côté de l'habitation se trouvent : 5, des hangars clos par des barrières et utilisés comme remises, et des passages couverts affectés au même usage ; 6, de petits bâtiments fermés servant, soit d'écuries ou d'étables particulières, soit d'infirmeries, l'une pour les vaches et l'autre pour des bêtes à laine. Le grand bâtiment R, placé à gauche, renferme l'écurie et la vacherie. Il est exposé au sud ; une stalle y est réservée pour chaque animal, ainsi qu'un couloir longitudinal, où est installé un petit chemin de fer, sur lequel circule un chariot, qui facilite la dis-

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tribution de la nourrilure. On peut mettre les animaux en liberté dans des cours 7 et 8, closes de palissades et pla-

cées devant le bâtiment. Celui-ci renferme aussi des chambres de palefreniers. Le bâtiment C du fond contient

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Fig. 1682.

les divisions suivantes : 9, une machine à battre, avec tous les instruments tels que tarare, moulin, coupe-racines, concasseur, hache-paille, etc., mus par la machine à vapeur 11 ; 10, distillerie de betteraves; 12, cuisine à fourrages; 13, bergerie à quatre compartiments, avec couloir d'alimentation, où se continue le chemin de fer, et parcs, 14, correspondant aux divisions de la bergerie. Le bâtiment de droite D est une grande bergerie avec compartiments, 13, et parcs attenants, 16. En E, se trouve la porcherie à couloir avec loges pour les porcs, bassins d'eau fraîche et loges réservées pour les truies avec jeunes. F, est le hangar à fumier, avec sa fosse à purin, mise en communication, ainsi que les étables et écuries, avec le réservoir 20, par des conduits indiipiés en pointillé sur la figure. En-

fin, on voit le bassin central 17 servant de petit abreuvoir et recevant les eaux de pluie; 18, l'emplacement des silos à racines; 19, une chaudière isolée, qui envoie, par un tuyau souterrain, la vapeur à la machine; 20, les réservoirs inférieur et supérieur à purin, placés à côté de la machine à vapeur, pour l'application du système d'arrosage par engrais liquide. Les meules de fourrages ou de grains sont placées en M et sont élevées sur un châssis octogonal, poilé par des roues sur un chemin de fer; de cette façon, elles peuvent être amenées au pied de la machine h battre ou isolées en cas d'incendie.

Nous insisterons sur trois conditions importantes que l'on remarque dans cette installation : 1° chacune des ailes du bâtiment étant séparée de l'aile voisine par un passage que couvre une

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voûte en briques ou une toiture légère, il serait facile, en cas d'incendie, de limiter les progrès du feu, qui serait arrêté par la voûte en briques ou par la destruction de la toiture légère; ^^ la macliine à vapeur remplit un rôle des plus importants : elle fait mouvoir la machine à battre et tous les appareils qui y sont annexés ; elle fait mouvoir une pompe et distribue Feau dans les différentes parties de la ferme; elle remonte dans le réservoir supérieur le purin destiné à Farrosementdes champs ; S'' Finstallation du chemin de fer permet de réaliser une très grande économie, par la facilité avec laquelle on exécute tous les transports nécessaires.

La disposition en double équerre est encore fréquemment adoptée et présente certains avantages, les logements des animaux étant placés d'un côté , les abris pour les produits et les instruments étant établis de Fautre côté et la maison d'habitation occupant le milieu.

Les diverses installations que nous venons d'examiner, bien qu'elles rentrent dans la catégorie des types généralement adoptés, n'offrent pas encore, d'une manière évidente, l'avantage de permettre un accroissement facile des bâtiments, proportionné h Faugmentation du domaine ou à une surabondance des produits due à FaméUoration des cultures. On ne saurait y apporter de changement sans modifier profondément les dispositions existantes ou sans placer les nouvelles constructions en dehors de l'ensemble. Ce ne sont donc pas, à proprement parler, ce que M. Rouchard appelle des dispositions extensibles. Ce savant auteur propose donc divers types de fermes qui satisfont au besoin signalé et qui sont basés sur ce principe : le parallélisme entre les bâtiments d'exploitation, placés soit perpendiculairement à l'une des faces de la maison d'habitation (fig. 1683), soit sur chacun des côtés de ce logis. Les lignes ponctuées, tracées sur les figures, indiquent que l'on peut doubler

le nombre des bâtiments en adoptant une disposition symétrique à la pre-

Fig. 1683.

mière. On voit, en outre, que l'on peut donner de l'extension aux bâtiments par divers moyens : 1° il est facile de prolonger un bâtiment quelconque, en démolissant le pignon extérieur et en y ajoutant une ou plusieurs travées ; 2" on peut établir des bâtiments parallèles aux premiers, ce qui conviendrait parfaitement pour des locaux nouveaux affectés à un usage spécial; 3° si l'on jugeait nécessaire une augmentation considérable , un moyen convenable serait celui dont il a déjà éié fait mention plus haut, la construction de nouveaux bâtiments placés symétriquement par rapport au logis, soit en nombre égal, soit en nombre différent.

Nous terminerons cet article par un coup d'œil jeté sur les fermes construites en Angleterre. La plus grande partie de cette contrée jouit d'un climat exempt de brusques variations de température, ce qui permet d'élever les animaux domestiques hors des étables closes et de conserver les récoltes à l'air libre. Aussi, ne rencontre-t-on point de bergeries dans ce pays, et de simples hangars, avec cour attenante, servent à l'entretien et même à l'élevage des bêtes bovines ; les fourrages et les céréales sont entassés en meules dans le voisinage des exploitations.

Il n'y a guère, du reste, en Angleterre que de petites fermes à l'usage des travailleurs (labourers) et de très grandes exploitations dirigées par les cultivateurs {gentlemen farmers). Les premières se composent d'un cottage et d'un petit bâtiment annexe ; les secondes

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prennent les proportions d'établissements industriels considérables; elles peuvent élre ramenées à deux types pi'incipaux, dans lesquels la maison d'habitation est placée en avant ou sur le côté, à quelques dizaines de mètres de distance.

La ferme proprement dite se compose de cours entourées de bâtiments. Le premier type est i-eprésenté, en plan, par la ligure 1684. La ferme comprend

trois cours : la première A, dans laquelle s'ouvre Feutrée principale et qui est la cour de service, les deux autres étant réservées aux bestiaux et aux chevaux. La distribution générale est celleci : a, magasin; b, hangars; c, écuries et étables ; d, bergeries; e, étables; r/, grange et machine à battre.

La figure 1685, qui représente le second type, offre la même disposition que la précédente, à cette différence

Fi g. 1G85.

près que les cours des animaux ont été divisées en deux parties par des bâtiments. On y trouve, en A, une cour de service, entourée, d'un côté, par des

écuries, de l'autre par des hangars, et, au fond, par la grange^, avec un magasin pour la paille à gauche et des magasins pour grains à droite ; R, est la cour des écuries, C, celle des bergeries, D, sont les cours des étables.

Tels sont les principes généraux, appuyés de quelques exemples, qui président à la construction des fermes, soit en France, soit en Angleterre. 11 y aurait encore beaucoup à dire sur cette importante question, mais notre cadre nous force à renvoyer les lecteurs qui désireraient plus de détails aux ouvrages spéciaux et notamment à celui de M. Rouchard, auquel nous avons fait de nombreux emprunts.

Ferme-persienne, s. m.

Persienne.

Yov.

Ferme-porte, s. m. — Yoy. Porte.

Fermette, s. f. — Petite ferme d'un faux-comble, d'un plancher ou d'une lucarne et qui se compose, dans ce dernier cas, de deux chevrons assemblés.

Fermeture, s. f. — 1° Ouvrage tel que linteau, aix en pierre, en brique, en métal, etc., terminant une baie à sa partie supérieure.

2° Tout objet de quincaillerie qui sert à fermer ; tels sont les verrous, les serrures, les targettes, etc.

Une serrure est à une fermeture quand elle n'a qu'un pêne, à deux fermetures lorsqu'elle en a deux.

3° Fermeture de boutique : système de clôture mobile appliqué aux devantures de boutiques.

Les appareils ordinaires de fermeture sont des volets détachés qui se posent, les uns à la suite des autres, dans des rainures ménagées pour les recevoir ou qui sont reliés par des charnières et se développent successivement comme les feuilles des volets de persiennes. Des caissons (voy. ce mot) sont disposés en pilastres, de chaque côté de la devan-

FER3IETURE.

FERMETURE

tiire, pour recevoir ces volets pendant le jour.

Aujourtriuii. les fermetures en bois tendent à disparaître pour être remplacées par les fermetures en fer, dont nous exposerons ici les principaux systèmes en usage : les appareils à lames de tôle et les appareils à feuilles de tôle ondulée.

Les premiers diffèrent surtout entre eux par le mécanisme qui les fait fonctionner. Dans tous, le rideau de la fermeture est composé d une ou de plusieurs feuilles de tôle pouvant s'abaisser ou se relever en reposant les unes sur les autres. Le nombre et la hauteur des feuilles sont subordonnés à la hauteur de la baie et à celle du tableau qui règne au-dessus du vitrage. Le rideau glisse entre deux montants rainés qui sont logés dans l'épaisseur des caissons encadrant la devanture. Ces montants sont constitués au moyen de lames en fer plat, formant entre elles des rainures dans lesquelles jouent les feuilles.

Celles-ci sont pourvues, sur le bord inférieur, d'une cornière saillante à l'extérieur. La preaiière feuille, celle du bas, forme seule, à droite et à gauche des montants, une saillie au moyen de laquelle elle est rendue solidaire du mécanisme. Lorsque ce dernier est en mouvement, il fait monter la feuille du bas qui rencontre la cornière de la feuille supérieure, l'enlraine et, ainsi de suite, jusqu'à ce que toutes ces lames soient venues se loger dans le vide du tableau. Si l'on agit alors sur le mécanisme dans un sens inverse h celui qui a déterminé l'ascension, la première feuille descend avec toute la charge du rideau, chaque lame s'arrêtant lorsqu'elle a rencontré le fond de la rainure correspondante.

Les trois systèmes de fermeture en lames, les plus généralement employés, sont :

Le système Mehessard, représenté en élévation et en coupe par la figure 1686 : un arbre de couche A, portant à ses ex-

trémités deux pouliesR, qui tournent avec lui, est placé sur de petites potences 0, scellées dans la pierre à O'^.IO environ

^ëS^WM

Fiff. 1686.

\ au-dessous de la corniche. Deux autres

'' ponlies, R', R", sont scellées, au droit

des premières, à O'^.IO au-dessus du

I soubassement, celle de gauche R" est

j montée sur le même axe qu'une roue

i dentée V dans les dents de laquelle

s'engage , perpendiculairement à cet

axe, une vis sans fin E. Celle-ci est

pourvue d'une tige qui traverse, de

l'extérieur à l'intérieur, la pile en pierre

qu'elle rencontre et peut tourner au

moyen d'une manivelle que l'on ma-

FERMETURE

FERMETURE

nœiivre de rintérieur. Le mouvement se transmet alors, par Tintermédiaire de la vis sans fin, à la roue dentée et par suite à la poulie R"; une chaîne C, qui passe autour des poulies haute et basse R, R", reçoit également un mouvement, qu'elle transmet, par l'arbre de couche A, à une chaîne semblable passant sur les poulies R, R' de droite. Les extrémités de ces cliaînes sont rattachées à la première feuille du rideau, ainsi que le montre la coupe. Des poulies X, montées sur des pattes à scellement, éloignent les anneaux pour éviter le frottement sur la pierre.

Dans le système Jomain (fig. 1687),

Fi g. 1G87.

les extrémités des chaînes ne se ratta-

chent pas à la première feuille de tôle, mais aux supports des poulies extrêmes, après avoir passé sur des pouUes de renvoi D, dont les axes tournent dans des œils fixés sur la tôle de la première feuille F du rideau. De plus, le mouvement de rotation imprimé à la vis sans fin se transmet simultanément aux deux chaînes par l'intermédiaire d'un arbre vertical M pourvu de deux pignons l'un vertical et l'autre liorizontal.

Fie. 1688.

Ce mécanisme répartit plus également la cliarge sur les deux chaînes que

FERMETLRE.

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le précédent, mais il comporte plus de pièces et, par suite, entraîne à une plus grande dépense.

Les fermetures Maillard ne se manœuvrent plus, comme les appareils décrits ci-dessus, au moyen de cliaînes, mais à laide de vis. L'engrenage de commande est formé (fig. 1688) d'un pignon R qui reçoit d'une manivelle A un mouvement de rotation et le transmet, par l'intermédiaire d'un pignon C, à la vis de gauclie V, puis à l'ai'bre de couche et enfm à la vis de droite. Un écrou, engagé dans le pas de chaque vis, est fixé dans une cliape D qui se rattache à la première des feuilles F du rideau ; ces écrous, sollicités à monter ou ta descendre, suivant le sens imprimé au mouvement de rotation, font mouvoir les lames de lôle.

Ce système présente cet avantage que les arbres verticaux ne sont pas, comme les chaînes, exposés à se rompre sous le poids des feuilles.

Comme exemple de fermeture en tôle ondulée, nous donnerons ici l'appareil Clark. Cet appareil se compose (fig.

1689) d'un rideau formé d'une plaque

FiK- 1689.

d'acier phssée transversalement, ipii glisse entre deux rainures et dont l'extrémité supérieure se rattaclie , par l'intermédiaire de petites chaînes en

métal, h deux cylindres, sur lesquels le rideau peut s'enroulei*, ainsi que le montre la ligure 1690, représentant le détail de l'un des cylindres en plan,

Fig. 1690.

en coupe et en perspective. Les cylindres sont en métal et chacun d'eux renferme un ressort fixé, d'une part, à l'axe et, d'autre part, a la paroi intérieure dudit cylindre. Il s'ensuit que le ressort se tend, quand on déroule le rideau pour l'abaisser et se détend en déterminant la rotation du cylindre et, par suite, l'enroulement du rideau, quand on relève ce dernier.

Celte fermeture, comparée aux précédentes, ofl're sur elles l'avantage de se fermer et de s'ouvrir sans l'aide d'aucun mécanisme, sans occasionner de bruit ni d'ébranlement et sans pouvoir occasionner d'accidents par une chute de la tôle ondulée, puisque le mouvement est produit par la seule action de tirer ou de soulever le rideau à l'aide d'une tige. Toutefois, l'installation du système est plus coûteuse et nécessite plus de profondeur de tableau; aussi, ne peut-on l'appliquer qu'après l'avoir prévu lors de la construction de la maison.

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4° On a donné le nom de fermeture hermétique à un système employé pour clore parfaitement les croisées, à Taide de tubes en caoutchouc, placés intérieurement autour du bâti dormant et dans la gueule-de-loup ; ces tubes se placent quand la peinture est faite et sont fixés avec des vis.

Nous présentons ici les dispositions adoptées dans ce système, dispositions qui sont dues à M. Raymond, entrepreneur de menuiserie.

La figure 1691 donne le détail, au 1/3 d'exécution, du montant dormant avec le tube en caoutchouc placé dans la rai-

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