‹ Dictionnaire des termes employés dans la construction (volume 3)Chapitre 200 sur 232 · LONGUEUR DA>S OEUVRE · texte numérisé non relu

LONGUEUR DA>S OEUVRE

Tirant sans plancher 27 — 24

Id. avec plancher |32— 27

Entrait retroussé »

Jambes de force ] »

Arbalétriers 22—19

Poinçon 19—19

Con refiches et jambettes. . . . 16 — 16

Aisseliers j »

Faîte '19- IG

Liens de faîie 1 15 — 15

Pannes, tasseaux et chanti-j

gnolles '19—19

Liernes i »

Sablières 12—23

Blochets ; »

Chevrons ' 9— 9

Covaux ' 8 — 7

Chànlate 16— 3

FERME à entrait retroussé

et arbalétrier

descendant jusqii'au

tirant.

Qm

gm

FERME à entrait retroussé

et jambes de force.

gm

19—19 20— 20i22— 22 19—19 20— 20 '22— 22 12— 23! 14— 25 16—28 18— 14|20-15 22-16 g 9 10— lOiU— 11

Le mêlai a d'abord été employé pour les pièces résistant à la traction, telles que les tirants, les poinçons, etc., puis ensuite les arbalétriers eux-mêmes et toutes les différentes pièces d'une charpente ont été exécutés en fer.

Les fermes métalliques se composent d'arbalétriers droits ou courbes , qui viennent buter l'un contre l'autre à leur partie supérieure; de tirants placés à leurs retombées, qui transforment la poussée qu'ils exercent sur les murs en

une pression verticale ; d'aiguilles pendantes ou poinçons qui soutiennent les tirants d'une grande portée. La ligure 1663 représente une ferme ainsi disposée.

Les arbalétriers se font, pour les petites constructions, en fers méplats dont l'épaisseur est environ le I/o de la largeur. Pour les constructions demovenne

importance, on emploie les fers à double T du commerce.

Les arbalétriers s'assemblent au sommet , tantôt avec des feuilles de tôle rivées ou boulonnées, tantôt avec des plaques de fonte boulonnées. Les retombées de ces pièces sont assemblées avec un sabot en fonte ou en cornières, pour faciliter leur repos sur les murs ou les piliers.

Les tirants sont des tringles à section I circulaire qui doivent résister à un effort de traction d'autant plus considérable que la montée de la ferme est moindre par rapport ix sa portée. Quelquefois, ces pièces doivent soutenir un plancher : on leur donne alors une section rectangulaire, calculée en raison des charges qui tendent à les faire lléchir, ou bien on les construit en tôle et même en fer à double T, que l'on renforce par un fer plat rivé contre l'âme, si la section n'est pas suffisante pour résister à la fois aux efforts de traction et de compression.

Les tirants sont horizontaux ou inclinés. La figure 1664 représente une ferme en usage lorsque les circonstances locales et l'appropriation des bâtiments

FERME

FERME

forcent à relever les tirants vers le sommet des arbalétriers.

Fi g. 1664.

Les tirants se réunissent aux arbalétriers au moyen d'étriers en fer ou fourchettes (voy. ce mot) présentant une section correspondante à la tension qui agit sur chacun d'eux ; les extrémités des tirants viennent se fixer dans le fer à cheval qu'ils forment, ce qui permet d'obtenir une tension suffisante au moyen d'écrous de serrage.

Les tirants sont supportés généralement au milieu et souvent même, en différents points de leur longueur, par des poinçons ou aiguilles pendantes, qui diminuent leur portée, et permettent d'obtenir des sections moindres quant à la résistance à la flexion.

Lorsqu'on a de larges espaces à couvrir, on emploie des fermes composées de véritables poutres armées. Un des systèmes qui ont reçu les plus nombreuses applications est celui qui a été proposé et appliqué par M. Polonceau.

La poutre se compose (fig. 1665) d'un fer à double T et quelquefois même

Fig. 1665.

d'une pièce de bois ; son armature est formée de deux tringles de tirage en fer forgé, sur lesquelles s^appuie une bielle ou contre-fiche en fonte, qui soutient la poutre au milieu de sa longueur. Les contre-fiches, qui doivent résister à des efforts de compression, s'établissent en fer ou en fonte. Dans le premier cas, on leur donne une section circulaire ou en

forme de croix avec des cornières et des fers plats rivés ensemble. Dans le second cas, la section est cruciforme et renflée au milieu. Les tirants sont liés entre eux et aux bielles au moyen de plaques de jonction sur lesquelles ils viennent se boulonner séparément. Les contre-fiches se fixent aux arbélétriers à l'aide de plaques en fonte ou en fer. Pour donner aux tirants une tension déterminée, on peut étabhr, en un point de leur longueur, et principalement sur la tringle horizontale un écrou long, à filets contraires , dans lequel les extrémités des tirants viennent se placer.

Dans les fermes Polonceau, le tirant qui fait équilibre à la poussée des arbalétriers l'un sur l'autre peut être placé, soit au niveau, soit au-dessus de Thorizontale des retombées. Dans ce dernier cas, la quantité dont cette pièce est surélevée correspond généralement au 1/30 de la portée de la ferme.

Le nombre des contre-fiches peut aussi être augmenté. La figure 1666 pré-

sente une ferme à 6 contre-fiches et à tirant surélevé ; une lanterne surmonte le comble.

Dans les fermes dont la portée est très grande, les arbalétriers sont ordinairement formés de poutres à tôles et cornières, rehées par des entretoises ; telles sont les fermes qui supportent la couvcriure de la gare dOrléans à Paris

FERME

FERME

(fig. 1667) ; récarLement des murs est de 51-,25.

Les tirants et contre-fiches sont quelquefois supprimés et la ferme entière

Fig. 1667.

n'est plus alors qu'une véritable poutre armée ; nous donnerons, comme exemple (lig. 1668), à réchelle de 0^^,0045

pour mètre, Tune des fermes établies au-dessus de la cour des Magasins réunis, à Paris.

Fig. 1668.

Les combles à la Mansard sont souvent, aujourd'hui, exécutés en métal.

Celui que représente la figure 1669 est composé de fers à double T s'assemblant par leurs extrémités au moyen de

Fig. 1669.

plaques boulonnées. L'entrait du faux comble et le poinçon sont des fers méplats ; le tirant est une poutre en fer à

double T, de section suffisante pour porter un plancher.

On exécute aussi des fermes courbes en métal. Nous donnerons, comme exemple (fig. 1670), une de celles qui supportent le comble de la nouvelle salle de lecture ta la bibliothèque nationale à Paris.

Nous terminerons la série des exemples que nous offrons dans cet article par la description d'un comble recouvrant les galeries collatérales du musée de Grenoble, construit par M. Questel.

Les fermes de cette charpente en fer sont composées (fig. 1671) de tôles réunies entre elles par des plaques d'assemblage ; la toiture est h un seul rampant formé du prolongement de l'un des

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