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I. Conduites d'eau. On distingue dans les conduites d'eau

1° Celles qui reçoivent les eaux plu-

CONDUITE

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viales provenant des couvertures des édifices et qui prennent plus spécialement les noms de chéneau, descente (voy. ces mots);

2" Celles qui servent à la distribution de l'eau nécessaire à ralimenlalion des villes ; on appelle aqueducs (voy. ce mot) les canaux voûtés en maçonnerie (jui sont construits pour le même objet.

Les conduites d'eau proprement dites sont formées d'une série de tuyaux qui s'emboîtent les uns dans les autres. Les conduites maîtresses doivent passer près des points culminants et près des bornesfontaines ; elles doivent communiquer entre elles par des conduites secondaires, pour le cas d'un accident arrivé à l'une d'elles.

Les tuyaux ordinairement employés, pour les conduites et branchements principaux, sont en fonte. Ceux dont on se sert à Paris sont en fonte de fer et de forme cylindrique ; on les assemble bout à bout et on les place dans des tran-

Fig. 1137.

chées ; la figure 1137 représente, en coupe longitudinale A, B et transversale C, un de ces tuyaux à cordon et à emboîtement dont la longueur varie de 2 mètres à 2"", 50. On scelle au mastic de limaille de fer ou au plomb fondu, que l'on introduit jusqu'à 0°',04 ou O'°,0o de Texlrémité, dans l'espace annulaire qui existe entre les deux tuyaux. Une petite gorge, que l'on voit figurée à l'intérieur de l'emboîtement, sert à retenir le plomb. Sur les anciens modèles, des trous taraudés et fermés par des bouchons en zinc vissés servent à recevoir les tuyaux de concession ; aujourd'hui, on fait ce li'ou dans un mamelon à surface supérieure plane (jue Ton ménage sur le cylindre.

Les conduites ainsi scellées ne peuvent s'enlever facilement dans le cas de réparations urgentes ou de déplacement nécessaire. Pour rendre ces opérations plus aisées, on place, de distance en dislance , des tuyaux à deux brides entre un tuyau à bride et à cordon et un autre tuyau à bride et à emboîtement.

Le cylindre à deux brides se réunit aux tuyaux voisins au moyen de boulons qu'il suffit de dévisser ou de couper pour enlever une portion de la conduite.

Nous empruntons à l'ouvrage de M. Laboulaye [Dictionnaire des arts et manu- 3

Fig. 1138.

factures) la ligure 1138 qui donne la coupe longitudinale et la vue de face d'un de ces tuyaux ; une rondelle de plomb est interposée entre les brides » de jonction. j|

A Paris, on pose des tuyaux de conduite entièrement cylindriques et que Ton réunit au moyen de bagues en fonte, de 0°^,08 à 0°^,10 de longueur, dans les- ^ quelles pénètrent, de la môme quantité, M les extrémités des tuyaux que Ton veut I réunir. On garnit d'abord le joint de terre glaise et on coule du plomb afin de remplir le vide annulaire compris entre la bague et les tuyaux.

Il est nécessaire que les joints soient étanches et que, de plus, ils permettent aux conduites de travailler sans elïort et sans bris. En effet, les tuyaux, emboîtés à l'ancienne manière, c'est-à-dire à brides, avec rondelle de cuir gras ou de plomb, formaient une conduite rigide, sans élasticité et susceptible d'être brisée par un an"aissement ou un affouillement, une vibration, une trépidation du sol, un choc ou un coup de bélier. La rupture pouvait aussi être occasionnée pai- la dilatation et la contraction.

CONDUITE

CONDUITE

Depuis un certain nombre d'années, on a essayé de prévenir particulièremenl les derniers effets que nous venons de signaler, au moyen de tuyaux à emboîtement et cordon, avec joints en corde goudronnée et plomb coulé, puis maté. Ces conduites, ainsi établies, ne présentent qu'une résistance insuffisante à tous les inconvénients précités.

On a songé, dans ces derniers temps, à remplacer les joints en plomb par ceux en caoutcbouc vulcanisé. M. Claudel indique le joint Lavril. basé sur ce principe, comme donnant d'excellents ré-

tuyaux en ciment se font sur place et sans solution de continuité, au moyen d'un mandrin et de deux planches placées parallèlement, de manière à laisser, entre le mandrin et chacune des planches , Tespace pour l'épaisseur que

Fig. 1139.

sultats. Il se compose (fig. 1139) d'une ! rondelle a en caoutchouc vulcanisé, comprimée dans le manchon M du tuyau par une bride mobile B serrée par des boulons b.

Deux parties de tuyaux de diamètres différents se raccordent à l'aide de manchons.

Deux conduites se réunissent au moyen d'un tuyau portant une tubulure latérale ou bien par l'intermédiaire de tuyaux bifurques ou à culottes.

Les conduites courbes s'établissent avec des tuyaux courbes.

On a essayé de remplacer la fonte par le grès et la terre cuite dans la fabrication des tuyaux ; on les fait un peu coniques, pour faciliter l'emboîtement, et on les assemble au moyen d'un manchon qui recouvre le joint.

Les diamètres intérieurs des tuyaux en poterie varient depuis 0°',03 jusqu'à 0'^,27, et les épaisseurs ont de Û"^,02 à 0"^,03.

Le ciment a été également employé à l'établissement des conduites d'eau. Les

doit avoir le tuyau. La figure 1140 représente en A et B la coupe et l'élévation d'un de ces tuyaux.

Les conduites en grès et en terre cuite sont incapables de supporter un choc ; de plus, elles ne peuvent s'embrancher facilement ; les tuyaux en fonte sont poreux, oxydables. M. Chameroy a fabriqué des conduites en tôle et bitume qui ne présentent pas ces inconvénients. Les tuyaux sont en tôle de 0°',001 à 0°',00"2 d'épaisseur, r^ecouverts intérieurement et extérieurement d'un enduit bitumineux ; pour les réunir, on ménage, à l'extrémité de l'un d'eux, une gorge évasée, dans laquelle on coule, au moyen d'un moule intérieur en fonte soutenu par un bouchon de sable, un écrou en métal dur semblable à celui dont on fait les caractères d'impiimerie; à l'autre extrémité, on coule, mais extérieurement, un pas de vis, de sorte que les tuyaux s'assemblent en se vissant l'un au bout de l'autre. On n'emploie les cylindres ainsi disposés qu'après les avoir soumis à une pression de quinze atmosphères (1).

Les matières que nous venons d'indiquer sont surtout employées pour les grosses conduites; les tuyaux de petit diamètre se font en plomb, en tôle zinguée ou en fer étiré.

Les tuyaux en plomb employés dans les distributions d'eau ont une longueur

(1) Laboulaye, Dict. des arts et manufactures.

CONDUITE

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de 3°*, 90. On les joint ainsi : on taille leurs extrémités en sifflet, de manière que l'un pénètre un peu dans l'autre, et Ton fait un nœud de soudure.

Le tableau suivant donne, en millimètres, les diamètres et les épaisseurs des conduites en plomb adoptées aujourd'hui :

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On fait aussi des conduites en bois de chêne, d'aune ou d'orme qui sont peu coûteuses et résistent à une assez forte pression, mais qui pourrissent vite ; on s'en sert dans les mines.

Les eaux, chez les Romains, étaient également distribuées entre les fontaines publiques , les thermes et les maisons des particuliers, au moyen de tuyaux en plomb, en terre cuite et même en bois.

D'ordinaire, les tuyaux qui forment les conduites d'eau se posent en pleine terre, sous le payé des rues, à 1 mètre de profondeur, pour être à l'abri de la gelée et des vibrations.

A Paris, la profondeur adoptée est de 1™,40. Quelquefois on a placé les conduites principales dans des galeries voûtées en maçonnerie. On les met aussi dans les égouts, ce qui est moins dispendieux, mais rend la pose diflicilc et la manceuvre des robinets peu commode.

On appelle conduites libres les galeries établies en tranchée ou en souterrain qui servent d'aqu(,'ducs amenant l'eau nécessaire à l'alimentation et dans lesquelles le liquide s'écoule naturellement en vertu de la pente ménagée.

Les conduites forcées sont appelées siphons (voy. ce mot).

La distribution de l'eau et la vidange des conduites se font à l'aide de robinets particuliers (voy. Eau, Robinet],

On donne le nom de conduites de décharge à celles qui versent dans les égouts ou branchements d'égouts les eaux ménagères des maisons d'habitation ; la figure 1141 représente une con-

iriEoxoioiixo

Fig. 1141.

duite de ce genre, qui va de la cuvette où aboutissent les ruisseaux d'une cour, à la partie inférieure de Tégout parallèle au mur de face. Ces conduites sont formées de tuyaux en fonte qui s'assemblent à emboîtement.

II. Conduites de gaz. Les tuyaux qui composent les conduites de gaz sont en fonte, en grès, en tôle recouverte de bitume, en tôle galvanisée, en plomb ou en zinc.

1° Les conduites en fonte, qui sont le plus souvent employées , ont de 2'^,50 à 3 mètres de longueur et s'emboîtent les uns dans les autres, à l'aide de man-

chons (fig. 1142) scellés à l'étoupe et au plomb fondu.

Ces conduites sont dites tuyaux à joints précis.

D'autres conduites en fonte, appelées tuyaux Fortin - Hermann , présentent

CONDUITE

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cette différence avec les premières qu'elles n'offrent, à leurs extrémités, ni rainure ni bourrelet. On les assemble ainsi : on passe d'abord un mancbon en plomb sur les bouts à réunir ; puis, avec des bagues en fonte, on comprime le plomb sur les tuyaux.

Les tuyaux en fonte à emboîtement et cordon, semblables à ceux que Ton emploie pour Teau, sont aujourd'hui abandonnés pour les précédents, parce qu'ils sont lourds, coûteux de pose et difficiles à réparer.

Les tubes de petit diamètre sont en fer étiré.

L'inconvénient des conduites en fonte est de s'oxyder.

Il convient de placer les tuyaux de conduite à 1 mètre et même à 1^,20 de profondeur dans le sol, pour les mettre à l'abri de la gelée, qui peut les briser et des vibrations des voitures qui les ébranlent.

2° Les conduites en grès sont moins coûteuses et inoxydables; on leur donne de 0°»,70 à 0°^,80 de longueur et on les fait légèrement coniques, pour faciliter l'emboîtement. Les joints sont en terre à potier recouverts d'une couche de mortier.

Ces tuyaux sont très bons, mais leur mode d'assemblage présente l'inconvénient de favoriser les fuites, s'il n'est pas parfaitement exécuté par un ouvrier habile et sous la surveillance la plus rigoureuse de celui qui dirige l'opération.

3° Les conduites en tôle, recouvertes d'un enduit bitumineux, à peu près semblables k celles, décrites ci-dessus et qu'on emploie pour les distributions d'eaux, sont celles qui offrent le moins de chances de fuites et les plus économiques. Aussi deviennent-ils d'un usage général. Ils ont 4 mètres de longueur et sont formés de quatre bouts pour les diamètres de 0'",35 et au-dessus.

Les feuilles en tôle qui les constituent sont rendues préalablement inoxydables par un étamage contenant surtout du plomb et un peu d'étain.

Les feuilles étant cintrées, leurs extrémités se recouvrent, dans le sens longitudinal, de 0^,02 à 0"^,03, selon les diamètres; on les fixe par des rivets étamés.

On assemble les bouts entre eux, en les forçant à entrer l'un dans l'autre, au moyen d'une presse h vis horizontale, agissant sur le tuyau par l'intermédiaire d'un tampon.

Tous les interstices des joints sont exactement bouchés au moyen d'un alliage de plomb très liquide.

Ainsi préparé, le tuyau est goudronné à l'extérieur et à l'intérieur; puis deux hommes le saisissent avec un mandrin qui le traverse et en protège les parties destinées à être assemblées avec précision, et le font tourner dans un bassin rempli de bitume liquide. Ensuite on le roule sur une table couverte de gravier et on l'enduit intérieurement d'une couche de bitume fin.

Les joints précis sont effectués de la manière suivante : on nettoie préalablement les joints avec une brosse dure ou avec un grattoir; on remplit les rainures cir3ulaires de fil fin de trame imprégné de cire et de suif; on enduit les deux parties formant joint avec un mélange composé de plombagine et de saindoux en proportions égales ; enfin, on forme le joint en emmanchant la partie du tuyau portant garniture dans celle qui porte manchon. On force les deux tuyaux à rentrer l'un dans l'autre jusqu'à ce que les collets se touchent, en frappant avec un marteau sur un tampon de bois appliqué contre l'extrémité libre du tuyau que l'on pose (1).

4° Les conduites en tôle galvanisée s'assemblent à vis et sont très résistantes.

5° Les conduites en plomb, généralement adoptées en France, ne servent pas pour les diamètres les plus forts.

Leur avantage est de ne pas éprouver d'altération à l'air, ni sous l'influence

(1) Claudel, Formulaire.

CONFESSIONNAL

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du gaz ; de plus, elles sont plus malléables que le fer étiré, mais leur soudure exige plus de soin que l'assemblage à vis.

6° Les conduites en zinc, employées surtout en Angleterre, ont les avantages et les inconvénients des conduites en plomb.

Législation. L'établissement et l'entretien des conduites d'eau et de gaz sont soumis à certains règlements et ordonnance de police (voy. Eau, Gaz).

Cône, s. m. — Solide compris sous une surface engendrée par une droite génératrice se mouvant suivant une courbe directrice et passant par un point llxe appelé sommet.

Si la directrice du cône est une circonférence, le cône est droit ou oblique suivant que le sommet se trouve sur la perpendiculaire au cercle en son centre ou sur une oblique à ce cercle.

Le volume du cône est égal au tiers du produit de sa base par sa bauteur :

en appelant V le volume, R le rayon du cercle de base, H la bauteur, -k = 3,14159. La surface latérale est égale au produit de la circonférence par la moitié du côté.

SzzCx -

en appelant S cette surface et L le côté ; si l'on désigne par R le rayon de la base, cette formule devient :

S = ttR X L.

La surface totale s'obtient en ajoutant à la surface latérale celle de la base et s'expi'ime par la foi'inule :

S = ttR X (L -h R).

On ne connaît quelquefois que la bauteur H du cône et alors la surface latérale devient :

S = ttR /H2 -f R2 .

Confessionnal, s. m. — Meuble d'église (juj forme une sorte de réduit

clos dans lequel se place le prêtre pour entendre la confession des pénitents.

Les confessionnaux n'ont pas toujours eu la forme qu'on leur voit actuellement et, à l'époque où le pénitent s'asseyait à côté du prêtre, ils avaient sans doute une forme assez différente. Nous citerons, à l'appui de cette assertion, les excavations groupées autour de l'oratoire de Saint-Tropbime d'Arles. On y remarque une petite cbambre de l'",40 sur 0°',60, remplie presque entièrement par une sorte de siège en pierre. Une lucarne éclaire cette étroite cellule, qui a donné son nom à l'ensemble de ces constructions religieuses ; car on l'appelle confessionnal de Saint -Trophime.

C'est là, dit-on, que le saint, assis, écoutait les pénitents qui accouraient en foule auprès de lui.

On voit, du reste, dans le fond de la crypte de Saint-Victor de Marseille, une disposition presque semblable, dont M. Révoil, à qui nous empruntons la

Fig. 1143.

çliitecture romane. C'est ce qu'on

CONFESSIONNAL

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