CONFLANS
nomme également le confessionnal de Saint-Lazare. Une colonne surmontée d'un chapiteau composé d'une palme et de deux volutes, divise en deux parties un banc taillé dans la pierre. Presque sur le milieu de cette arcade, on distingue une tête avec barbe, à laquelle se rattache une main droite tenant une crosse. Ce petit motif, grossièrement sculpté dans le rocher calcaire, semble indiquer parfaitement la véritable destination du lieu. Les deux exemples que nous venons de citer fournissent des documents très importants sur les anciens usages de l'Eglise.
Les confessionnaux datent du xvr siècle ; ce sont, comme le représente la
Fi g. 1144.
figure 1144, des loges à trois compartiments, Tun fermé par une porte grillée où se tient le confesseur, les deux autres ouverts et pourvus d'une seconde marche sur laquelle s'agenouillent les fidèles, et d'une tablette d'appui. Les
cloisons de la loge centrale sont percées chacune d'un guichet. L'ornementation souvent très riche de ces meubles est en bois sculpté ; le grillage est en fer forgé.
Les confessionnaux sont adossés aux murs des églises, souvent dans les chapelles latérales, et quelquefois aux piliers mêmes, comme l'un des confession-
■ Fig. 1145.
naux de l'église de la Madeleine, représenté par la figure 1145.
Gonflans {Pierre de). — Pierre calcaire tendre tirée des carrières de Conflans-Sainte-Honorine , à sept lieues de Paris, sur les bords de l'Oise.
Il en existe trois variétés :
1° Celle dite du banc royal, que l'on extrait d'une masse très haute dont le grain est très fin, dont on obtient des blocs de toutes dimensions et où il se trouve des parties plus compactes et plus dures que l'on nomme conflans feiré ;
2° Une autre qualité, propre à la sculpture, dont le grain est un peu plus